Comment Aramco est devenu synonyme de partenariat entre l'Arabie saoudite et les États-Unis

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Publié le Vendredi 15 juillet 2022

Comment Aramco est devenu synonyme de partenariat entre l'Arabie saoudite et les États-Unis

  • Saudi Aramco est devenu synonyme de partenariat entre le Royaume et l'Amérique, et est sans doute l'une des collaborations les plus fructueuses entre les deux alliés aujourd’hui
  • Avec une productivité accrue et une technologie de classe mondiale, l'entreprise saoudienne a maintenu un pied en Amérique par le biais de sa filiale Aramco Americas, basée à Houston

DHAHRAN: Saudi Aramco est devenu synonyme de partenariat entre le Royaume et l'Amérique, et est sans doute l'une des collaborations les plus fructueuses de l’époque récente. Le nom de la compagnie, Aramco, est un acronyme pour: AR, arabe, AM, américain, CO, entreprise. Le partenariat entre les deux pays est aussi intégré que des particules de sable.

Mais pour comprendre l’alliance actuelle entre les deux États, il faut se pencher sur le passé.

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Ali Al-Naimi, qui a été président et chef de la direction d'Aramco, a été ministre saoudien du pétrole et des ressources minérales de 1995 à 2016 (Photo, Fournie).

Tout a commencé en 1933 lorsque la Standard Oil of California (Socal) a créé une nouvelle unité de forage à l'étranger, après avoir signé un accord de concession avec le royaume saoudien. Une entreprise affiliée, la California Arabian Standard Oil Company (Casoc), a été constituée pour gérer cet accord. Les forages ont commencé avec optimisme et enthousiasme en 1935 dans une vaste zone désertique saoudienne, bien qu’aucune ressource pétrolière n’y ait été recensée auparavant. Les géologues avaient le pressentiment qu'il y trouveraient quelque chose. 

À cette époque, ils avaient l'habitude de se rendre physiquement dans une zone du désert de Dammam dans une chaleur accablante pour essayer de deviner où forer, en se basant entièrement sur leurs observations à l'œil nu. Ils ont foré les sols six fois différentes, ne trouvant rien d'autre que d’amères déceptions.

Puis, en 1938, l'Américain Max Steineke a dit à son équipe de «continuer à forer». La septième fois a été la bonne, le numéro porte-bonheur qui a permis de trouver de l’or liquide. Ce premier puits de pétrole accessible a été affectueusement nommé Dammam-7, ou «puits de la fortune». C'est un nom qui est encore souvent utilisé avec affection à Dhahran, où se trouve le siège social de Saudi Aramco.

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Le géologue américain Max Steineke (Photo, Fournie).

Avançons plus loin dans le siècle: dans les années 1960, alors que la recherche de pétrole et de gaz devenait plus difficile, la société s'est tournée vers la technologie et le programme d'exploration sismique 2D. Avec l'avènement de la force de frappe informatique d'IBM et de Cray dans les années 1990 et au début des années 2000, Aramco a pu utiliser une technologie sismique 3D qui a permis aux géologues de déterminer de façon plus précise les emplacements de forage à partir d'images 3D du sous-sol. Pour créer des images plus élaborées et détaillées du sous-sol à des profondeurs de plusieurs kilomètres, il existait un besoin toujours croissant de données sismiques, notamment les études sismiques High Channel Count. Il fallait une puissance de calcul avancée pour traiter ces énormes données.

Dans les années 1970, le gouvernement saoudien a progressivement commencé à acheter des actions de la société, d'abord 25% puis 60%, jusqu'à ce qu'il finisse par en détenir 100% en 1980. En 1988 est ainsi née la Saudi Arabian Oil Company ou Aramco, dont S.E. Ali al-Naimi est devenu le célèbre premier PDG saoudien. Avant cela, tous les présidents étaient des Américains. Pour de nombreux expatriés américains, Aramco reste toujours leur «chez eux», et nombreux sont ceux dans la région qui qualifient le camp d'Aramco de «mini Amérique». La société est devenue publique et a été officiellement cotée à la Bourse saoudienne (Tadawul) fin 2019, juste avant que ne frappe la pandémie de Covid-19.

Avec une productivité accrue et une technologie de classe mondiale, l'entreprise a maintenu un pied en Amérique, par le biais de sa filiale Aramco Americas située dans un autre climat chaud, en l’occurrence à Houston, au Texas.

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Ce premier puits de pétrole viable a été affectueusement nommé Dammam-7, ou « Prosperity Well ». C'est un nom qui est encore souvent utilisé à Dhahran, où se trouve le siège de Saudi Aramco (Photo, Fournie).

Son site Web officiel indique que ses services sont multiples. Ils comprennent la gestion d'un réseau de trois centres de recherche américains et de bureaux technologiques à Houston, Boston et Detroit; l’identification des technologies en amont et en aval, des meilleures pratiques et des partenaires technologiques potentiels pour Saudi Aramco; l’apport de biens et services et services d'ingénierie; l’aide au recrutement et à la formation des étudiants et des employés parrainés par Saudi Aramco en Amérique du Nord.

Aujourd'hui, Aramco Americas joue de nombreux rôles. Au sein de l’entreprise est publié l'un des plus anciens magazines basés aux États-Unis, destiné aux lecteurs anglophones et qui traite du monde arabe et musulman. Le magazine bimensuel primé par le passé se concentre sur la création d'une compréhension interculturelle entre l'Orient et l'Occident. Le premier numéro a été publié en novembre 1949, les rédacteurs étant présents dans différentes parties du monde. Le magazine a été rebaptisé Saudi Aramco World en 2000, puis renommé Aramco World en 2015. 

Le bureau de la rédaction s'est installé à Houston en 1987, où il est encore opérationnel aujourd'hui. Cette revue imprimée sur papier glacé est envoyée aux lecteurs américains et aux «Aramcons» à Dhahran six fois par an. Toujours en évolution, le magazine dispose désormais d'une application smartphone et de riches archives comprenant 50 000 photos accessibles. L'édition imprimée du site Web d'Aramco World indique qu’il compte environ 35 000 abonnés dans plus de 125 pays.

Aramco Americas a cherché à se diversifier du pétrole et du gaz et à se concentrer sur des domaines essentiels comme le développement durable et l'environnement. Récemment, l’entreprise a lancé un projet financé par la National Fish and Wildlife Foundation's Coral Reef Conservation (NFWF), dans le cadre duquel des efforts sont déployés pour aider à sauver et à reconstruire d'importants récifs côtiers des États-Unis et d’autres pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.


Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses »

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
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  • En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
  • La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.