84 millions d'enfants risquent de ne toujours pas être scolarisés d'ici 2030, selon l'UNESCO

Les élèves de l'école secondaire Winnie Mandela. (Photo, AFP)
Les élèves de l'école secondaire Winnie Mandela. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 10 juillet 2022

84 millions d'enfants risquent de ne toujours pas être scolarisés d'ici 2030, selon l'UNESCO

  • Malgré la promesse de l'achèvement universel des écoles secondaires, un seul pays sur six vise à atteindre cet objectif d'ici 2030, et seulement quatre jeunes sur dix en Afrique subsaharienne termineront l'école secondaire
  • Giannini : «La majorité des gouvernements s’est dotée de points de référence pour mesurer les progrès accomplis : c'est un signe d'engagement sérieux»

PARIS : Selon un nouveau rapport de l'UNESCO, un pays sur six atteindra l'objectif de développement durable 4 (ODD4) ainsi qu’un accès universel à une éducation de qualité d'ici 2030.

Selon le rapport de l'UNESCO, sur la base des données fournies par neuf États membres de l'UNESCO sur dix, les pays prévoient que le pourcentage d'élèves dotés des compétences de base en lecture à la fin de l'école primaire passera de 51% en 2015 à 67% en 2030. Malgré ces progrès, environ 300 millions d'enfants et de jeunes n'auront toujours pas les compétences d'alphabétisation dont ils ont besoin pour réussir dans la vie.

En outre, malgré la promesse de l'achèvement universel des écoles secondaires, un seul pays sur six vise à atteindre cet objectif d'ici 2030, et seulement quatre jeunes sur dix en Afrique subsaharienne termineront l'école secondaire. Les données des gouvernements montrent que même si les objectifs nationaux sont atteints, ceux-ci sont insuffisants : il y aura toujours environ 84 millions d'enfants et de jeunes qui ne fréquentent pas l'école d'ici la fin de la décennie.

« La majorité des gouvernements s’est dotée de points de référence pour mesurer les progrès accomplis : c'est un signe d'engagement sérieux. Mais la communauté internationale a désormais la responsabilité de redoubler d’efforts en comblant les lacunes restantes sur le plan des données et en donnant la priorité au financement de l'éducation. C'est le seul moyen de répondre aux besoins identifiés et de créer un pacte véritablement transformateur », lance Stefania Giannini, sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation.

Le rapport intitulé « Fixer des engagements : points de référence nationaux pour l’ODD4 pour transformer l'éducation » est le plus grand exercice de tous les temps pour déterminer des ambitions d'éducation réalistes pour 2030. Il compile les résultats de l'aboutissement d'un processus de cinq ans qui a permis aux pays de fixer leurs propres objectifs vers la réalisation d'un « accès universel à une éducation de qualité ».

Neuf pays sur dix ont désormais des références nationales qui considèrent leur contexte unique, ce qui donne un aperçu clair de leur contribution à l'objectif de l'éducation mondiale. Les pays participants ont identifié leurs objectifs pour 2025 et 2030 par rapport à six indicateurs clés de l’ODD4 sur : la fréquentation de l'éducation de la petite enfance, la fréquentation scolaire, l’achèvement, la maîtrise minimale en lecture et en mathématiques, les enseignants formés et les dépenses d'éducation publique.

« La Covid-19 a aggravé la crise de l'éducation existante. D'ici 2030, on s'attend à ce que beaucoup trop d'enfants restent en dehors des salles de classe. Nous pouvons et devons faire mieux. Le rôle que joue l’UNESCO est crucial pour aider les gouvernements à fixer des repères à ce moment critique », alerte le ministre de l'Éducation de base et de l'Enseignement Secondaire Supérieur David Sengeh.

Le rapport susdit appelle à renforcer la coopération régionale et internationale, afin que chaque pays puisse mettre en œuvre des solutions. L'UNESCO s'est engagée à faciliter ce dialogue entre ses 193 États membres et continuera de fournir son expertise pour aider à améliorer le suivi et la notification des cibles de l'ODD 4 par les pays à l'approche de 2030.

(Avec UNESCO)


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com