Ludovic Pouille: «Fortes chances de voir les investissements saoudiens augmenter en France»

L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a animé une conférence de presse sur l'attractivité économique de la France, à la résidence de France à Riyad. (Twitter, @ludovic_pouille)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a animé une conférence de presse sur l'attractivité économique de la France, à la résidence de France à Riyad. (Twitter, @ludovic_pouille)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a animé une conférence de presse sur l'attractivité économique de la France, à la résidence de France à Riyad. (Photo, fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a animé une conférence de presse sur l'attractivité économique de la France, à la résidence de France à Riyad. (Photo, fournie)
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

Ludovic Pouille: «Fortes chances de voir les investissements saoudiens augmenter en France»

  • Dans un contexte mondial perturbé par la Covid-19, la France reste un leader parmi les économies européennes en termes d'attractivité
  • La France est l'un des principaux investisseurs étrangers en Arabie saoudite depuis une décennie

RIYAD: L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a animé une conférence de presse sur l'attractivité économique de la France, à la résidence de France à Riyad. En partenariat avec Business France, la conférence met en lumière l'attractivité, les perspectives économiques et l'écosystème de l'investissement en France.

Selon le rapport d’Ernst & Young (EY) 2022 sur l'attractivité (Baromètre de l'attractivité de la France: nouveau monde, nouvelles armes), la France est le pays européen le plus attractif pour les investissements directs étrangers (IDE) en 2021.

Lors de la conférence de presse, où il a notamment répondu aux questions d’Arab News en français, l’ambassadeur de France a mis en avant les partenariats de son pays avec le Royaume, « à savoir le développement de la région d'AlUla, un projet phare, un exemple des belles collaborations (potentielles)»

La France, selon M.Pouille « est l'un des principaux investisseurs étrangers en Arabie saoudite depuis une décennie, et selon la Banque centrale française, la taille de l'investissement dans le Royaume a atteint les 3 milliards d'euros en 2021, axés sur le secteur de l'énergie. Cela représente 25% des IDE français au Moyen-Orient, suivis des Émirats arabes unis (21%) et du Qatar (12%), entre autres ».

Concernant la taille d’IDE saoudiens en France, «ils sont compris entre 500 et 600 millions d'euros, ce qui représente 4,5% des IDE moyens en France.» À ce titre, l'ambassadeur de France estime qu'il existe «de fortes opportunités pour que les investissements saoudiens augmentent en France».

Le changement dans les modes du travail, notamment à cause de la pandémie, a boosté l’investissement porté vers les entreprises de services numériques (ESN). Dans ce contexte, la France crée un environnement propice aux start-ups dans le numérique afin de se développer et de gagner en compétitivité face au Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Irlande, entre autres. Ceci passe, selon Ludovic Pouille, « par une réglementation favorable aux IDE, ainsi que les réformes avancées par le président Emmanuel Macron en termes de réduction du taux de l’impôt sur les sociétés (de 33,3% à 25%) et la création de Station F, le plus grand incubateur de start-ups au monde ».

Les défis post-Covid

Lors des deux dernières années, certains secteurs comme l’automobile et l’aéronautique ont été des plus touchés par la pandémie, et le but actuel est un retour au niveau d’activité de 2019. Cependant, plusieurs facteurs entravent cette transition: l’augmentation des prix des matières premières, le changement dans les préférences des consommateurs et la guerre en Ukraine.

«Avec l'évolution des préférences des consommateurs et la hausse du prix des matières premières, les industries locales devront s'adapter », indique M.Pouille qui constate que « la chaîne d'approvisionnement et le coût des matières premières sont un vrai problème, mais la logistique et les frais d'expéditions auront, eux aussi, un impact ».

« Aujourd'hui, le prix du pétrole est très élevé – environ 115 dollars (1 dollar = 0,96 euro) le baril –, ce qui aura un impact sur de nombreux pays et nous avons la responsabilité collective d'éviter une situation où, d'ici la fin de l'année et l'hiver de l'année prochaine, le monde pourrait souffrir à la fois d'une crise énergétique et d'une crise alimentaire, conduisant à l'instabilité dans de nombreux pays avec tous ses effets secondaires», ajoute-t-il.

Lors de son intervention, Pouille a insisté sur le travail commun qui est en train d’être fait conjointement par  « la France et l'Europe pour stabiliser les prix et trouver une solution à la crise énergétique ». « Pour la crise alimentaire, le président Macron a lancé Farm, une initiative pour la collecte et la fourniture de denrées alimentaires aux pays pauvres, dans le but de lutter contre la famine dans les régions les plus vulnérables », affirme l’ambassadeur.

Concernant le contexte économique actuel tant au niveau politique qu’économique, M.Pouille a indiqué qu’«une fois les entreprises ont commencé à se redresser après la Covid, la guerre en Ukraine a commencé (…), mais les mesures mises en place ont sauvé de nombreuses entreprises ». Je suis convaincu qu'en France et en Arabie saoudite, les résultats que nous avons atteint aujourd'hui, après deux ans de Covid, continueront en 2022 et 2023», a-t-il conclu.


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.