Une tornade, un phénomène rare aux Pays-Bas, fait un mort et neuf blessés

Une tornade a fait au moins un mort et sept blessés, provoquant d'importants dégâts matériels, à Zierikzee, une ville côtière des Pays-Bas, où elle est le premier phénomène naturel de ce type à avoir été meurtrière en trois décennies. (AFP)
Une tornade a fait au moins un mort et sept blessés, provoquant d'importants dégâts matériels, à Zierikzee, une ville côtière des Pays-Bas, où elle est le premier phénomène naturel de ce type à avoir été meurtrière en trois décennies. (AFP)
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Une tornade, un phénomène rare aux Pays-Bas, fait un mort et neuf blessés

  • Le tourbillon, qui s'est produit au début de la saison touristique dans cette cité balnéaire, a laissé dans son sillage une traînée de destructions
  • Un énorme morceau de toiture noire a été arraché du haut d'un bloc de quatre maisons mitoyennes et projeté dans une rue avoisinante

ZIERIKZEE, PAYS-BAS: Une tornade a fait au moins un mort, neuf blessés et d'importants dégâts matériels lundi à Zierikzee, une ville côtière du sud-ouest Pays-Bas, où elle est le premier phénomène naturel de ce type à avoir été meurtrier en trois décennies.

Le tourbillon, qui s'est produit au début de la saison touristique dans cette cité balnéaire, a laissé dans son sillage une traînée de destructions, soufflant les toits d'habitations et renversant des arbres sur des voitures, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un énorme morceau de toiture noire a été arraché du haut d'un bloc de quatre maisons mitoyennes et projeté dans une rue avoisinante.

Une pelle mécanique enlevait les débris sur la chaussée près de l'endroit où une voiture gisait en partie écrasée par un arbre.

"Les dégâts sont considérables dans plusieurs rues de Zierikzee. En plus des tuiles et des arbres tombés, les toits de quatre maisons ont été arrachés", ont de leur côté annoncé les autorités de la province de Zélande.

"Malheureusement, il y a eu un mort dans la tornade", ont-elles ajouté, soulignant qu'un blessé a été transporté à l'hôpital et que huit autres ont été soignés sur place par des ambulanciers.

La personne tuée était un touriste frappé à la tête par une tuile dans la zone portuaire de la ville, a précisé le journal local Provinciale Zeeuwse Courant, auquel le paysage de désolation s'offrant désormais à la vue à Zierikzee fait penser à une "zone de guerre".

«Je n'ai jamais rien vécu de tel»

Des tuiles ont notamment été arrachées par le vent du toit d'une église, des trampolines se sont envolés et la façade d'une maison s'est effondrée, a rapporté la télévision publique NOS.

Des images sur les réseaux sociaux montraient des débris emportés par une colonne d'air tourbillonnant et un grand entonnoir blanc de nuages sur fond de ciel sombre : les gens arrêtaient leurs voitures ou quittaient leurs tables de restaurant pour regarder le spectacle.

"Tout est devenu complètement noir. Dehors, on voyait tout voler, tout dans les airs", a raconté à l'AFP Freek Kouwenberg, un habitant âgé de 72 ans de Zierikzee, disant n'avoir "jamais rien vécu de tel".

"C'était comme si la pièce était aspirée", a témoigné un autre, Douwe Ouwerkerk, qui était chez lui lorsque la tornade a frappé.

Il a déclaré avoir vu "des tuiles, une piscine de jardin, quelque chose qui ressemblait à une tente" soulevées du sol.

Vulnérabilité aux phénomènes extrêmes 

Pas moins de 20 logements locatifs ont été rendus provisoirement inhabitables et les autorités ont installé un abri pour les sinistrés, selon une association locale.

L'une des personnes blessées était un ouvrier qui rénovait l'un de ces logements, a-t-elle ajouté.

Les services de secours ont appelé la population à ne pas s'approcher de la zone pour ne pas compliquer le travail de la police et des pompiers et à cause des tuiles et des branches qui pourraient tomber.

Zierikzee se trouve sur l'une des îles reliées par un pont qui composent la province de Zélande et compte parmi ses sites d'intérêt touristique un port historique et la "Grosse Tour" du XVe siècle.

Les Pays-Bas, dont le territoire plat est juste au-dessus du niveau de la mer, ce qui les rend très vulnérables aux évènements climatiques extrêmes, subissent plusieurs tornades chaque année, mais la précédente à y avoir provoqué des morts remonte à 1992, d'après l'agence météorologique néerlandaise KNMI, les autres datant de 1967, 1972 et 1981.

"Les tourbillons violents, également appelés tornades, sont rares dans notre pays", a relevé KNMI sur son site internet.

"La zone dans laquelle ils se produisent n'est généralement pas plus grande qu'une piste étroite de deux à plusieurs dizaines de kilomètres de long et de quelques centaines de mètres de large", a assuré cette agence.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


L'armée américaine dit avoir «neutralisé» un pétrolier ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens

Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
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  • Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti
  • Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir tiré sur un pétrolier battant pavillon iranien ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens imposé par Washington pour en "neutraliser le gouvernail".

"Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien mercredi, à 9H00 heure de Washington", écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"Après que l'équipage du Hasna n'a pas obtempéré aux avertissements répétés, les forces américaines ont neutralisé le gouvernail du pétrolier en tirant plusieurs salves" depuis un avion lancé depuis le porte-avions Abraham Lincoln, déployé dans la région, a-t-il ajouté, précisant que "le Hasna ne fait plus route vers l'Iran".

Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti.

Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau.

Si le blocus des ports iraniens se poursuit, Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération américaine "Projet Liberté", lancée juste 48 heures plus tôt pour permettre à des centaines de navires coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, "compte tenu des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens".

Mais le président américain a augmenté la pression sur l'Iran mercredi en menaçant de bombarder le pays avec une "intensité bien plus forte qu'avant" si ses dirigeants ne concluaient pas d'accord avec Washington.


Trump juge un accord « très possible» avec l'Iran, les marchés s'emballent

Un vraquier était amarré au port de Port de Fujairah mercredi, alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran limite le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. (Reuters)
Un vraquier était amarré au port de Port de Fujairah mercredi, alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran limite le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme qu’un accord de paix avec l’Iran est “très possible” après des discussions jugées positives
  • Les marchés mondiaux réagissent avec optimisme : les Bourses flambent et le pétrole chute fortement, tandis que les tensions militaires restent élevées dans le détroit d’Ormuz et au Liban

WASHINGTON: Donald Trump a jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec l'Iran, générant une chute du pétrole et une flambée des places boursières, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements.

"Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord", a dit le président américain pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale.

Le milliardaire républicain avait déjà évoqué dans la journée une fin de l'opération "Fureur épique" en cas d'accord, menaçant autrement l'Iran de nouveaux bombardements à "une intensité bien plus forte qu'avant", en référence à la campagne américano-israélienne menée du 28 février au cessez-le-feu du 8 avril.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, lui, estimé que Washington cherchait à forcer la "reddition" de Téhéran par une "nouvelle stratégie" visant à "détruire la cohésion du pays".

Mais la République islamique s'est gardée de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant que "l'Iran examinait toujours le plan et la proposition américaine".

Fête sur les marchés

Les marchés financiers ont préféré retenir un scénario optimiste. A Tokyo, l'indice Nikkei bondissait de 5,53% peu après 04H30 GMT jeudi, et Hong Kong ou encore Shanghai évoluaient aussi dans le vert. La veille, l'euphorie avait dominé Wall Street et les Bourses européennes.

Le cours du baril de Brent a plongé mercredi de près de 8% à 101,27 dollars, loin du pic des 126 dollars atteint il y a quelques jours. Jeudi en Asie, il évoluait en très légère hausse, à 101,87 dollars.

Mardi, M. Trump avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord" avec l'Iran, la suspension de l'opération américaine lancée juste la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Washington maintient son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril, et le Pentagone a annoncé mercredi qu'un pétrolier iranien essayant de le forcer avait été "neutralisé" par un tir sur son gouvernail.

Possible signe annonciateur d'une évolution sur le terrain, le porte-avions Charles-de-Gaulle va se prépositionner dans la région du Golfe, selon les autorités françaises, au moment où la coalition montée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit d'Ormuz après un éventuel règlement.

Le président français Emmanuel Macron a souligné mercredi "l'utilité" que cette mission multinationale aurait, dans un appel à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, selon un message sur X.

A l'ONU, Washington et les Etats du Golfe ont préparé une résolution au Conseil de sécurité exigeant que Téhéran cesse ses attaques, révèle l'emplacement de ses mines et s'abstienne d'imposer un péage à la navigation, a annoncé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. Un vote devrait intervenir dans les prochains jours.

Le lancement lundi de l'opération américaine dans le détroit d'Ormuz s'est accompagné d'accrochages en mer entre Iraniens et Américains, et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputées à l'Iran mais démenties par lui, après des semaines de calme relatif.

L'Iran a nié jeudi toute implication dans l'explosion survenue sur un cargo sud-coréen, le HMM Namu, dans le détroit lundi, via un communiqué de son ambassade à Séoul.

"Tous les scénarios"

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays a accueilli des négociations directes jusqu'ici sans lendemain entre l'Iran et les Etats-Unis le 11 avril, a dit avoir "bon espoir" que l'actuelle dynamique aboutisse à une paix durable.

Mais en Iran, certains ne cachent pas leur lassitude.

"Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique", confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l'AFP à Paris.

Israël est "prêt à tous les scénarios" face à l'Iran, a prévenu le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Et l'armée est prête également à reprendre une opération "forte et puissante", selon son chef.

Sur le front libanais, M. Netanyahu a affirmé mercredi soir que l'armée avait visé un commandant de haut rang du Hezbollah à Beyrouth.

Un commandant du groupe pro-iranien a bien été tué dans cette frappe - la première sur la banlieue sud de la capitale depuis le cessez-le-feu du 17 avril, a indiqué à l'AFP une source proche du Hezbollah.

Le ministère de la Santé libanais a aussi recensé 11 morts dans le sud et l'est du pays dans des bombardements israéliens, malgré la trêve imposée par les Etats-Unis.

L'armée israélienne a annoncé l'interception d'une "cible aérienne suspecte" en provenance du Liban après le déclenchement de sirènes dans le nord du pays dans la nuit de mercredi à jeudi.