Une tornade fait 30 blessés dont 10 graves dans l'ouest de l'Allemagne

Une latte de toit est coincée dans le pare-brise d'une voiture garée à Paderborn, dans l'ouest de l'Allemagne, le 20 mai 2022, après qu'une tempête a causé des dégâts importants.(AFP)
Une latte de toit est coincée dans le pare-brise d'une voiture garée à Paderborn, dans l'ouest de l'Allemagne, le 20 mai 2022, après qu'une tempête a causé des dégâts importants.(AFP)
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Une tornade fait 30 blessés dont 10 graves dans l'ouest de l'Allemagne

  • La colonne de la tornade progressant vers les habitations, emportant arbres et pans de bâtiment, était visible sur plusieurs photos postées sur les réseaux sociaux
  • Le trafic ferroviaire des trains à grande vitesse était fortement perturbé dans l'ouest, et la police a appelé les habitants à rester chez eux.

BERLIN: Une tornade a blessé plus de trente personnes, "dont dix grièvement", et fait d'importants dégâts en traversant vendredi le centre de Paderborn, une ville de l'ouest de l'Allemagne, a indiqué un porte-parole de la police à l'AFP.

Ce phénomène rare et localisé a frappé en fin d'après-midi cette ville moyenne de Rhénanie du nord-Westphalie, alors que des intempéries touchent l'ensemble du pays après plusieurs jours de températures anormalement élevées pour la saison.

La police a évalué à "plusieurs millions" d'euros les "ravages" provoqués par les intempéries à Paderborn.

La colonne de la tornade progressant vers les habitations, emportant arbres et pans de bâtiment, était visible sur plusieurs photos postées sur les réseaux sociaux.

La ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres, a elle aussi probablement été touchée par une tornade, selon un porte-parole des pompiers, sans que des blessés soient à ce stade à déplorer.

Le clocher de l'église de cette ville a été emporté sous la violence des rafales de vent, selon des photos publiées sur les réseaux sociaux. 

Le porte-parole a fait état de "toits arrachés, de vitres brisées et de nombreux arbres arrachés dans toute la ville".

Trafic ferroviaire perturbé 

Plus globalement, les intempéries ont provoqué de nombreux dommages dans cette région de l'ouest de l'Allemagne, les forces de l'ordre faisant état d'innombrables arbres déracinés.

Des clichés mis en ligne montraient aussi des voitures retournées.

En Rhénanie-Palatinat des chutes de grêles de plusieurs centimètres de diamètres ont également été signalées.

Cette région, avec la Rhénanie du nord Westphalie, avait déjà été très touchée en juillet dernier par des pluies diluviennes qui avaient provoqué des inondations et coûté la vie à plus de 180 personnes. 

Le trafic ferroviaire des trains à grande vitesse était fortement perturbé dans l'ouest, et la police a appelé les habitants à rester chez eux.

Au sud, à Nuremberg, en Bavière, le trafic régional était aussi fortement perturbé en raison d'arbres tombés sur les voies ferrées, a indiqué la Deutsche Bahn.

Les services météorologiques allemands ont émis un avis de tempête pour la journée de vendredi, avec des rafales des vents qui pourraient atteindre jusqu'à 130 km/h par endroits.

Les intempéries, qui ont touchées en premier l'ouest du pays, se déplaçaient vers l'est en soirée. 

La violence de la tempête est liée à l'arrivée en Allemagne d'air particulièrement chaud en provenance d'Espagne, qui traverse actuellement une canicule, et de France d'une part, et d'air froid venant du nord d'autre part, a estimé le météorologue Özden Terli à la télévision publique ZDF, qui a parlé d'un "mélange explosif". 

La France a enregistré un record printanier de chaleur, battant la série de 37 jours consécutifs datant d'avril-mai 2020, selon les services météorologiques.

En Allemagne, la barre des 30 degrés, parfois davantage, a été atteinte jeudi dans plusieurs communes de l'ouest et du sud du pays.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".