Un test de la Nasa sur la fusée devant aller vers la Lune remplit 90% de ses objectifs

La Nasa veut établir une présence permanente sur la Lune et l'utiliser comme terrain d'essai pour les technologies nécessaires à une mission sur Mars, dans les années 2030. (Photo, AFP)
La Nasa veut établir une présence permanente sur la Lune et l'utiliser comme terrain d'essai pour les technologies nécessaires à une mission sur Mars, dans les années 2030. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 juin 2022

Un test de la Nasa sur la fusée devant aller vers la Lune remplit 90% de ses objectifs

  • Cet essai est le dernier à devoir être effectué par l'agence spatiale américaine avant la mission Artémis-1 prévue cet été
  • Trois tentatives précédentes ont vu les problèmes se multiplier et il avait été impossible d'alimenter la fusée en centaines de milliers de gallons d'hydrogène et d'oxygène liquides surfondus

WASHINGTON : La quatrième tentative de la Nasa de compléter un test crucial pour la fusée qu'elle doit envoyer vers la Lune a atteint près de 90% de ses objectifs, ont indiqué des responsables mardi, mais une date de décollage n'a toujours pas été fixée.

Cet essai est le dernier à devoir être effectué par l'agence spatiale américaine avant la mission Artémis-1 prévue cet été: un vol lunaire sans passagers, qui sera ensuite suivi par une capsule cette fois transportant des humains mais probablement pas avant 2026.

Les équipes du centre spatial Kennedy ont lancé le test samedi. Objectif: remplir les réservoirs de la fusée SLS de carburant liquide, enclencher un compte à rebours pour le décollage et simuler des événements imprévus, puis vider les réservoirs.

Trois tentatives précédentes ont vu les problèmes se multiplier et il avait été impossible d'alimenter la fusée en centaines de milliers de gallons d'hydrogène et d'oxygène liquides surfondus.

Lundi, les ingénieurs ont enfin réussi à remplir les réservoirs. Mais ils ont aussi dû faire face à un nouveau problème de fuite d'hydrogène qu'ils n'ont pas pu résoudre.

"Je dirais que nous en sommes à 90% de là où nous devons être globalement", a déclaré mardi le responsable de la mission Artemis, Mike Sarafin, aux journalistes.

Il a ajouté que la Nasa était toujours en train de décider si elle avait besoin d'une autre répétition ou si elle pouvait procéder directement au lancement. L'agence avait précédemment déclaré qu'une fenêtre en août pour Artémis-1 était possible.

Les responsables de la Nasa ont souligné à plusieurs reprises que les retards dans les tests de nouveaux systèmes étaient courants à l'époque d'Apollo par exemple, et que les problèmes affectant la méga-fusée SLS n'étaient pas une préoccupation majeure.

Avec la capsule Orion fixée sur le dessus, le bloc 1 de SLS mesure 98 mètres de haut - plus haut que la Statue de la Liberté, mais un peu plus petit que les fusées Saturn V qui propulsaient les missions Apollo sur la Lune.

Artémis-1 est censée parcourir la face cachée de la Lune cet été lors d'un vol d'essai.

Artémis-2 sera le premier test avec un équipage, volant autour de la Lune mais n'alunissant pas, tandis qu'Artemis-3 verra la première femme et la première personne de couleur se poser sur le pôle Sud lunaire.

La Nasa veut établir une présence permanente sur la Lune et l'utiliser comme terrain d'essai pour les technologies nécessaires à une mission sur Mars, dans les années 2030.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.