MSF réclame de nouveaux couloirs humanitaires pour les migrants bloqués en Libye

Les pays occidentaux doivent évacuer de «toute urgence» les migrants les plus vulnérables bloqués en Libye (Photo, AFP).
Les pays occidentaux doivent évacuer de «toute urgence» les migrants les plus vulnérables bloqués en Libye (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 20 juin 2022

MSF réclame de nouveaux couloirs humanitaires pour les migrants bloqués en Libye

  • Sur les 40 000 personnes inscrites sur les listes du HCR, seules 1 662 ont pu quitter la Libye en 2021 grâce aux programmes dits de «réinstallation»
  • Et 3 000 personnes ont bénéficié du programme de «retour volontaire» de l'OIM

PARIS: Les pays occidentaux doivent évacuer de "toute urgence" les migrants les plus vulnérables bloqués en Libye, réclame l'ONG française Médecins sans frontières (MSF) dans un rapport paru lundi, proposant notamment l'ouverture de nouveaux "corridors humanitaires".

Les quelques voies légales de sortie, mises en place par l'Organisation internationale des migrations (OIM) et le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU sont trop "restrictives et lentes", justifie Jérôme Tubiana, l'auteur du rapport.

"En Libye, la grande majorité des exilés sont victimes de détention arbitraire, de torture et de violences, y compris sexuelles. Leurs possibilités de protection physique et juridique y sont extrêmement limitées et fragiles. En conséquence, la route migratoire, très souvent mortelle, via la mer Méditerranée est parfois leur seule échappatoire", dénonce l'ONG dont la publication coïncide avec la Journée mondiale des réfugiés.

MSF réclame donc la généralisation du mécanisme mis en place avec l'Italie, où "un corridor humanitaire a déjà été ouvert et permet la sortie d'un certain nombre de personnes en situation de grande vulnérabilité". "Ce type de mécanismes doit pouvoir être dupliqué", estime l'une des rares ONG intervenant auprès des migrants en Libye, appelant "à accélérer de toute urgence" leur évacuation.

"Les organisations ne considèrent pas les critères de vulnérabilité des migrants. Le dispositif est totalement inadapté à ceux qui sont le plus en danger et qui tentent de traverser la mer pour fuir", estime M. Tubiana, en référence au système d'enregistrement des migrants, principalement géré par le HCR et qui ne prend en compte que neuf nationalités.

Sur les 40 000 personnes inscrites sur les listes du HCR, seules 1 662 ont pu quitter la Libye en 2021 grâce aux programmes dits de "réinstallation". Et 3 000 personnes ont bénéficié du programme de "retour volontaire" de l'OIM.

"Certains des premiers à avoir été listés en 2017 sont encore sur place", souligne Jérôme Tubiana. Le rapport estime à 600 000 le nombre d'exilés en Libye.

Face à cette situation, l'ONG voit dans les couloirs humanitaires une solution "plus rapide et plus ouverte", avec "moins de critères de sélection", poursuit Jérôme Tubiana.

Pour construire ce protocole, elle s'est associée à l'organisation Sant'Egidio, qui a déjà mis en place un couloir humanitaire entre le Liban et la France depuis 2017, pour y acheminer des réfugiés Syriens ou Irakiens.

Au total 550, à ce jour, confirme la présidente de Sant'Egidio Valérie Régnier, qui assure faire "de la dentelle" qui "marche": "C'est un protocole qui a fait ses preuves en termes d'intégration", avec des personnes réparties dans 43 départements français et "qui y restent".

MSF et Sant'Egidio assurent mener des discussions sur ces corridors avec une dizaine de pays dont la France, le Canada et les Etats-Unis.

L'ONG médicale insiste par ailleurs pour que les Etats de l'UE cessent leur soutien politique ou financier au système de retours forcés vers la Libye lorsque des migrants sont interceptés en mer.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com