Shamima Begum «craint d’être exécutée» après son procès en Syrie

Shamima Begum affirme avoir changé ses habitudes depuis qu’elle a rejoint Daech en 2015. (Capture d’écran)
Shamima Begum affirme avoir changé ses habitudes depuis qu’elle a rejoint Daech en 2015. (Capture d’écran)
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Publié le Lundi 13 juin 2022

Shamima Begum «craint d’être exécutée» après son procès en Syrie

Shamima Begum affirme avoir changé ses habitudes depuis qu’elle a rejoint Daech en 2015. (Capture d’écran)
  • Begum a fui le Royaume-Uni à l’âge de 15 ans pour rejoindre Daech, mais elle ne peut plus retourner dans le pays après avoir été déchue de sa citoyenneté
  • Depuis le camp de prisonniers d’Al-Roj en Syrie, elle déclare: «Non, non, je ne veux pas que ça m’arrive. Je ne veux pas être jugée en Syrie.»

 

LONDRES: Shamima Begum, épouse d’un combattant de Daech, craint d’être exécutée après avoir appris qu’elle doit être jugée pour des délits de terrorisme, selon certaines informations.

Begum, qui a fui le Royaume-Uni à l’âge de 15 ans pour rejoindre Daech, a été déchue de sa citoyenneté en février 2021 et ne peut plus retourner dans le pays.

Les autorités du Rojava, région autonome du nord-est de la Syrie dirigée par les forces kurdes, affirment avoir aboli la peine de mort, mais Begum craint toujours d’être exécutée.

Dans un entretien accordé au Mail on Sunday depuis le camp de prisonniers d’Al-Roj en Syrie, elle déclare: «Non, non, je ne veux pas que ça m’arrive. Je ne veux pas être jugée en Syrie.»

Aujourd’hui âgée de 22 ans, Begum affirme avoir changé ses habitudes depuis qu’elle a rejoint le groupe terroriste en 2015.

«J’étais un ange. Vous pouvez demander à ma mère, j’étais un ange», ajoute-t-elle.

«Je n’aimais pas mon école primaire parce que j’étais victime de racisme là-bas. Pas en permanence, mais à un jeune âge, cela suffit.»

«Ce n’étais pas du harcèlement, mais de petits commentaires et du favoritisme des enseignants envers les élèves blancs.»

Shamima Begum soutient également qu’elle a été sollicitée en ligne avant de quitter le Royaume-Uni avec ses amies, Amira Abase et Kadiza Sultana.

En 2019, la jeune femme était enceinte de neuf mois et avait déjà perdu deux enfants.

Selon une source, Begum n’a pas confiance dans le système judiciaire de Rojova. 

«Begum est convaincue qu’elle paiera le prix ultime si elle est jugée et reconnue coupable de délits de terrorisme en Syrie, indique la source. Elle est très effrayée et inquiète. On lui a dit qu’elle serait jugée au Rojava, probablement en tant que membre d’un groupe de femmes accusées de délits terroristes.»

Le procès devrait avoir lieu en septembre ou en octobre, précise la source, avant de poursuivre: «Les autorités du Rojava ne préconisent pas la peine de mort, mais cela n’a pas réussi à la convaincre qu’elle n’échapperait pas à une telle sanction. Même si elle y échappe, elle risque la prison à perpétuité.»

«Je pense que ses craintes sont justifiées. Le système judiciaire là-bas est plutôt faible», estime Tasnime Akunjee, un avocat qui a déjà représenté Shamima Begum.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite participe à une conférence culturelle de l’Unesco

Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022. (SPA)
Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022. (SPA)
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  • Des représentants de quelque cent soixante États membres de l’Unesco participent à la conférence de trois jours, qui vise à réaffirmer l’engagement mondial face aux défis contemporains auxquels sont confrontées les sociétés multiculturelles
  • L’un des objectifs de la rencontre est de trouver des moyens de garantir que les artistes aient accès aux technologies pour partager leur travail

MEXIQUE: L’inégalité d’accès aux nouvelles technologies, le trafic et les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel faisaient partie des questions à l’ordre du jour des ministres internationaux de la Culture, réunis mercredi à Mexico pour la Conférence mondiale sur les politiques culturelles et le développement durable (Mondiacult).

Des représentants de quelque cent soixante États membres de l’Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) participent à la conférence de trois jours, qui vise à réaffirmer l’engagement mondial face aux défis contemporains auxquels sont confrontées les sociétés multiculturelles et à formuler une vision prospective des politiques culturelles.

Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022.

Représentant l’Arabie saoudite, le ministre saoudien dirige également les consultations pour la région arabe.

Les consultations se sont concentrées sur quatre objectifs principaux: cerner les tendances nationales et régionales des politiques culturelles dans les pays, identifier et analyser les défis et les possibilités concernant les politiques culturelles dans toute la région, soutenir l’inscription de la culture dans l’agenda des tendances régionales et mettre en lumière les priorités qui peuvent contribuer au communiqué final de Mondiacult 2022.

Les objectifs de la déclaration finale qui sera adoptée aujourd’hui incluent la garantie des droits des artistes et la régulation des plates-formes de distribution, affirme la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

Un autre objectif est d’inclure la culture dans les discussions internationales sur le changement climatique, notamment au moyen des systèmes de connaissances traditionnels et autochtones.

«Le réchauffement climatique menace très directement notre patrimoine culturel», ajoute-t-elle.

La pandémie de Covid-19 a montré que la culture était vitale pour la santé publique, selon le coordinateur de la conférence, Pablo Raphael.
«Personne n’aurait pu survivre au confinement et au stress... sans les livres, la musique et le cinéma», soutient-il.

La crise sanitaire a également révélé au grand jour les inégalités technologiques entre les différentes communautés, précise la ministre mexicaine de la Culture, Alejandra Frausto.
L’un des objectifs de la rencontre est de trouver des moyens de garantir que les artistes aient accès aux technologies pour partager leur travail.

Le communiqué final devrait inclure un appel à reconnaître la culture comme un «bien public mondial» dont tous les citoyens du monde pourraient tirer profit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: les frappes russes ont baissé en intensité depuis le début de la guerre en Ukraine

De la fumée s'élève suite à une frappe russe lancée vers une zone forestière à l'ouest de la ville d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 22 août 2022. (Photo de Muhammad HAJ KADOUR / AFP)
De la fumée s'élève suite à une frappe russe lancée vers une zone forestière à l'ouest de la ville d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 22 août 2022. (Photo de Muhammad HAJ KADOUR / AFP)
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  • Depuis le 30 septembre 2021, les frappes russes ont fait 241 morts, en grande majorité des combattants du groupe jihadiste Etat islamique mais aussi 28 civils, a indiqué l'OSDH
  • Le bilan le plus lourd des frappes russes a été enregistré en 2015, première année de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, avec 9 364 morts parmi lequels 3 804 civils

BEYROUTH: Les bombardements de l'armée russe en Syrie ont baissé en intensité depuis le début de l'offensive de Moscou en Ukraine, a indiqué vendredi une ONG syrienne dans un rapport marquant le septième anniversaire de l'intervention militaire de la Russie aux côtés du régime de Damas.

Depuis le 30 septembre 2021, les frappes russes ont fait 241 morts, en grande majorité des combattants du groupe jihadiste Etat islamique mais aussi 28 civils, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dans son rapport.

Le bilan le plus lourd des frappes russes a été enregistré en 2015, première année de l'intervention militaire de Moscou en Syrie, avec 9 364 morts parmi lequels 3 804 civils (906 enfants, 561 femmes et 2 337 hommes), a rapporté l'ONG basée en Grande-Bretagne mais qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie.

Au totale, au cours des sept dernières années, les bombardements de la Russie en Syrie ont fait plus de 21.000 morts parmi lesquels 8.697 civils incluant 2 112 enfants, toujours selon l'OSDH.

"Les interventions militaires de la Russie en Syrie ont baissé depuis le début de la guerre en Ukraine" lancée le 24 février, a affirmé l'OSDH dans son rapport: "Les Russes sont occupés par ce qui se passe en Ukraine, et les frappes en Syrie ont donc baissé en intensité de façon considérable."

La Syrie et la Russie sont alliées depuis des décennies mais les liens se sont sensiblement renforcés à la faveur du conflit syrien, Moscou étant intervenue militairement aux côtés du régime de Bachar al-Assad à partir de 2015.

Déclenchée par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie a fait environ 500 000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes.


Iran: un ex-footballeur arrêté pour avoir soutenu les manifestations

Des manifestants brandissent des banderoles avec le portrait de l'Iranienne Mahsa Amini alors qu'ils participent à un rassemblement devant le consulat iranien à Istanbul le 29 septembre 2022. (AFP)
Des manifestants brandissent des banderoles avec le portrait de l'Iranienne Mahsa Amini alors qu'ils participent à un rassemblement devant le consulat iranien à Istanbul le 29 septembre 2022. (AFP)
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  • L'ancien joueur du Persepolis FC, Hossein Maahini, a été arrêté pour avoir soutenu et encouragé des émeutes sur les réseaux sociaux
  • Jeudi, le gouverneur de la province de Téhéran, Mohsen Mansouri, a mis en garde les célébrités apportant leur soutien aux manifestations

TEHERAN: Un ancien footballeur iranien a été arrêté vendredi pour avoir soutenu les manifestations dans le pays contre la mort de la jeune femme kurde Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs, a rapporté l'agence officielle Irna.

"L'ancien joueur du Persepolis FC, Hossein Maahini, a été arrêté sur ordre des autorités judiciaires pour avoir soutenu et encouragé des émeutes sur les réseaux sociaux", a précisé l'agence.

Le mouvement de contestation, le plus important depuis 2019, a été déclenché par le décès le 16 septembre de Mahsa Amini, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l'Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

La violence répression des manifestations a provoqué la mort de dizaines de personnes, pour l'essentiel des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité. Plus d'un millier de personnes ont depuis été arrêtées à travers le pays.

Jeudi, le gouverneur de la province de Téhéran, Mohsen Mansouri, a mis en garde les célébrités apportant leur soutien aux manifestations: "nous prendrons des mesures contre les célébrités qui ont soufflé sur les braises" des "émeutes", a-t-il déclaré selon l'agence de presse Isna.

Mercredi, l'agence de presse iranienne Mehr a déclaré que l'ancien animateur de la télévision d'Etat, Mahmoud Shahriari, avait été arrêté pour avoir prétendument "encouragé les émeutes et la solidarité avec l'ennemi".

De nombreux sportifs iraniens ainsi que des acteurs et cinéastes ont apporté leur soutien au mouvement, demandant aux autorités d'écouter les revendications du peuple.

Le réalisateur iranien Asghar Farhadi, deux fois oscarisé, a ainsi exhorté dimanche les gens du monde entier à "être solidaires" avec les manifestants.

Lors d'un match amical de football contre le Sénégal à Vienne mardi, toute l'équipe iranienne est restée vêtue de noir pendant les hymnes plutôt que d'exposer le maillot national.

Il y a quelques jours, le chef de la justice iranienne, Gholamhossein Mohseni Ejei, avait critiqué des célébrités: "ceux qui sont devenus célèbres grâce au soutien du système ont rejoint l'ennemi lorsque les temps étaient difficiles", avait-il dit.