Macron au chevet des soins d'urgence dans un centre hospitalier à Cherbourg

Le président français Emmanuel Macron s'entretient avec les médias à l'issue d'une réunion spéciale du Conseil européen au bâtiment du Conseil européen à Bruxelles, le 31 mai 2022. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'entretient avec les médias à l'issue d'une réunion spéciale du Conseil européen au bâtiment du Conseil européen à Bruxelles, le 31 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 31 mai 2022

Macron au chevet des soins d'urgence dans un centre hospitalier à Cherbourg

Le président français Emmanuel Macron s'entretient avec les médias à l'issue d'une réunion spéciale du Conseil européen au bâtiment du Conseil européen à Bruxelles, le 31 mai 2022. (Photo, AFP)
  • Emmanuel Macron s'entretiendra avec «tous les acteurs de la santé» (urgentistes, infirmiers, médecins généralistes, administration)
  • Sur tout le territoire, l'accès aux soins de ville devient en outre de plus en plus difficile en raison d'un manque de médecins et d'une saturation des maisons de santé

PARIS: Emmanuel Macron consacre mardi à Cherbourg le premier déplacement de terrain de son second quinquennat à l'accès aux soins d'urgence, l'une de ses priorités, face à une « crise systémique » du secteur de la santé, avec des hôpitaux engorgés et des déserts médicaux croissants. 

Dès la fin d'un sommet européen à Bruxelles dédié au soutien à l'Ukraine, le chef de l'Etat prendra le chemin du Centre hospitalier de Cherbourg où il est attendu à 16H15 avec la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon. 

Il s'entretiendra avec « tous les acteurs de la santé » (urgentistes, infirmiers, médecins généralistes, administration) « de l'accès aux soins urgents et non programmés », tant « aux urgences hospitalières qu'en médecine de ville », a précisé l'Elysée. 

Tous les voyants sont au rouge dans les services d'urgence, déjà fortement éprouvés depuis deux ans par la pandémie de Covid-19, en raison de la pénurie de soignants. 

Fermetures de nuit, « délestages » sur d'autres hôpitaux, accès filtrés par les Samu: au moins 120 services d'urgence ont été forcés de limiter leur activité ou s'y préparent, a alerté le 20 mai l'association Samu-Urgences de France (SUdF). 

Au total, quasiment 20% des quelque 620 établissements, publics et privés, hébergeant un ou plusieurs services d'urgences sont touchés. 

Signe supplémentaire d'une crise inédite, 14 des 32 plus gros hôpitaux français (CHU et CHR) figurent sur cette liste. A Cherbourg, à moins d'une urgence vitale, seul un appel préalable au 15 peut ainsi permettre une admission à certaines heures. 

« 200 000 postes »  

Sur tout le territoire, l'accès aux soins de ville devient en outre de plus en plus difficile en raison d'un manque de médecins et d'une saturation des maisons de santé. 

Malgré le doublement du « nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles » depuis 2017 et des « investissements sans précédent » après notamment le Ségur de la Santé, « des difficultés profondes rendent aujourd'hui ces métiers difficiles et pas assez attractifs », souligne l'Elysée. 

L'exécutif entend donc mettre l'accent sur un « plan de recrutement et de fidélisation dans tous les secteurs » de la santé. 

« Nous faisons face à une crise systémique », avertit de son côté Jacques Battistoni, président de MG France, le principal syndicat de médecins généralistes. 

« L’hôpital tient artificiellement au détriment de la santé des hospitaliers, qui partent », renchérit Nicolas Kazolias, aide-soignant à l'hôpital Tenon et membre du collectif Inter-Urgences. 

Selon Didier Birig, secrétaire fédéral de FO-Santé, les besoins sont estimés à « 200 000 postes, entre les Ehpad et les services hospitaliers ». 

En renouant avec ces déplacements de terrain, Emmanuel Macron rompt avec une longue parenthèse depuis sa réinvestiture le 7 mai, durant laquelle il a beaucoup consulté mais peu pris la parole sur les sujets nationaux. 

« Pas d'état de grâce » 

Le chef de l'Etat entend démentir ceux qui, jusque dans sa majorité, s'inquiètent d'un manque de souffle de ce début de quinquennat, à 12 jours du premier tour des législatives. 

Le gouvernement d'Elisabeth Borne, à peine nommé, multiplie aussi les écueils, entre les accusations de viol portées contre le nouveau ministre des Soldarités, Damien Abad, transfuge LR, et les incidents survenus samedi en marge de la finale de la Ligue des Champions qui ont entaché l'image de la France. 

« Il n'y a pas d'état de grâce, on le savait dès le départ », a concédé mardi le député LREM Xavier Iacovelli, estimant plus difficile d'incarner la rupture avec un deuxième quinquennat. 

Emmanuel Macron, qui a aussi fait de l'école l'une de ses priorités, fera également le point jeudi à Marseille avec le nouveau ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye sur l'expérimentation »école du futur » lancée dans 59 établissements de la ville. 

Cette expérimentation, initiée en septembre 2021 par le président dans le cadre d'un plan « Marseille en grand », vise à donner davantage d'autonomie aux équipes pédagogiques pour un système scolaire « plus juste et plus inclusif ». 

Ce projet suscite beaucoup d’interrogations, voire une opposition ferme sur le terrain syndical, notamment l'idée que les directeurs d'école puissent « choisir l'équipe pédagogique ». 

Le chef de l'Etat marquera aussi à cette occasion son soutien à Pap Ndiaye, historien réputé des minorités et cible d'un tir de barrage de l'extrême droite, qui le qualifie de « militant racialiste et antiflics », depuis sa nomination surprise au gouvernement. 


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.