L’Égypte accuse Israël de la prise d’assaut de la mosquée Al-Aqsa par des extrémistes

Itamar Ben-Gvir, député d’extrême droite israélien et chef du parti Otzma Yehudit («Pouvoir juif») lors de la «marche des drapeaux» israélienne pour marquer le «jour de Jérusalem», le 29 mai 2022. (Ronaldo Schemidt /AFP)
Itamar Ben-Gvir, député d’extrême droite israélien et chef du parti Otzma Yehudit («Pouvoir juif») lors de la «marche des drapeaux» israélienne pour marquer le «jour de Jérusalem», le 29 mai 2022. (Ronaldo Schemidt /AFP)
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Publié le Mardi 31 mai 2022

L’Égypte accuse Israël de la prise d’assaut de la mosquée Al-Aqsa par des extrémistes

  • L’ambassadeur Ahmed Hafez, porte-parole officiel du ministère, insiste sur la nécessité de «mettre fin à toute violation contre l’identité arabe, islamique et chrétienne de la ville de Jérusalem»
  • Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a déclaré que l’expansion continue des activités de colonisation ruinait les chances de parvenir à une solution à deux États

LE CAIRE: L’Égypte a dénoncé les abus des autorités israéliennes qui ont permis aux extrémistes de prendre d’assaut les cours de la mosquée Al-Aqsa sous la protection de la police. 

Le ministère des Affaires étrangères a alerté sur «les conséquences de tels actes, qui pourraient conduire à davantage de tension et d’instabilité dans les territoires palestiniens». 

L’ambassadeur Ahmed Hafez, porte-parole officiel du ministère, souligne que la mosquée Al-Aqsa est «un waqf [dans le droit islamique, donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, NDLR] pour les musulmans». Il insiste «sur la nécessité de mettre fin à toute violation contre l’identité arabe, islamique et chrétienne de la ville de Jérusalem et de tous ses lieux sacrés» et met en garde contre «toute tentative de changer la situation historique et juridique existante». 

Il a appelé les autorités israéliennes «à reconnaître leur part de responsabilité conformément aux règles du droit international et à intervenir immédiatement pour mettre fin à ces pratiques provocatrices». 

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a déclaré lors d’une réunion avec le responsable du Fatah, Jibril Rajoub, que l’expansion continue des activités de colonisation – que ce soit avec la construction de nouvelles colonies, le développement de celles qui existent, la confiscation des terres et le déplacement des Palestiniens – ruinait les chances de parvenir à une solution à deux États et la perspective d’instaurer une paix globale et juste dans la région. 

ll a réaffirmé la position ferme de l’Égypte en matière de soutien à la cause palestinienne et de droits légitimes du peuple palestinien frère. Par ailleurs, il a rappelé combien il était important de créer les conditions pour relancer les négociations susceptibles de mener à la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. 

M. Rajoub a informé M. Choukri des défis les plus importants qui se jouent sur la scène palestinienne et des violations croissantes contre la mosquée Al-Aqsa et contre les Lieux saints islamiques et chrétiens dans les territoires occupés. 

Il a exprimé sa gratitude pour le soutien apporté par l’Égypte à la cause palestinienne et au peuple palestinien dans les différents défis auxquels ce dernier se trouve confronté et a loué les efforts que ce pays a fournis en vue d’une réconciliation nationale palestinienne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.