Tunisie: trois migrants morts et dix portés disparus dans un naufrage

Des migrants africains se rassemblent devant le bureau de l'ONU dans la capitale tunisienne, Tunis, le 18 avril 2022 (Photo, AFP).
Des migrants africains se rassemblent devant le bureau de l'ONU dans la capitale tunisienne, Tunis, le 18 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Tunisie: trois migrants morts et dix portés disparus dans un naufrage

  • Entre le 22 et le 30 avril, quatre embarcations avaient chaviré au large des côtes de cette même ville, provoquant la noyade des migrants
  • L'Italie est l'un des principaux points d'entrée en Europe pour les migrants en provenance d'Afrique du Nord, qui arrivent principalement de Tunisie et de Libye

TUNIS: Trois migrants ont péri et dix autres sont portés disparus après le naufrage de leur embarcation de fortune au large des côtes du centre-est de la Tunisie, a-t-on appris vendredi auprès de la garde nationale.

Selon la même source, 44 autres migrants ont été secourus. 

Partie des côtes de Sfax, l'embarcation avec à bord plus de 50 migrants, tous de nationalité tunisienne, qui tentaient de rallier clandestinement l'Europe, a coulé au large de cette ville portuaire, a précisé Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la garde nationale, la gendarmerie tunisienne.

La ville de Sfax est l'un des principaux points de départ des migrants tunisiens et étrangers, notamment d'Afrique subsaharienne, vers les côtes italiennes.

A l'approche de l'été, le rythme des départs clandestins s'accélère et de nombreux migrants meurent noyés.

Début mai, les autorités tunisiennes avaient annoncé avoir retrouvé les corps de 24 migrants morts noyés après le naufrage de leurs embarcations au large des côtes de Sfax.

Entre le 22 et le 30 avril, quatre embarcations avaient chaviré au large des côtes de cette même ville, provoquant la noyade des migrants repêchés les jours suivants, tandis que 97 personnes avaient pu être secourues.

L'Italie est l'un des principaux points d'entrée en Europe pour les migrants en provenance d'Afrique du Nord, qui arrivent principalement de Tunisie et de Libye, deux pays d'où les départs ont considérablement augmenté en 2021.

Cette année là, 15 671 migrants dont 584 femmes ont réussi à atteindre le sol italien depuis les côtes tunisiennes contre 12.883 (dont 353 femmes) en 2020, selon le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES). 

Au total, plus de 123 000 migrants ont débarqué en Italie en 2021, contre quelque 95 000 l'année précédente, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Près de 2 000 migrants ont été portés disparus ou sont morts noyés en Méditerranée la même année contre 1 401 en 2020, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.