«Le Livre de la jungle» selon Akram Khan: Londres sous les eaux

Des danseurs se produisent lors de la répétition de «Outwitting the devil» du chorégraphe britannique Akram Khan, dans le cadre du 73e Festival international de théâtre à Avignon, dans le sud-est de la France, le 16 juillet 2019. (Photo, AFP)
Des danseurs se produisent lors de la répétition de «Outwitting the devil» du chorégraphe britannique Akram Khan, dans le cadre du 73e Festival international de théâtre à Avignon, dans le sud-est de la France, le 16 juillet 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 16 mai 2022

«Le Livre de la jungle» selon Akram Khan: Londres sous les eaux

Des danseurs se produisent lors de la répétition de «Outwitting the devil» du chorégraphe britannique Akram Khan, dans le cadre du 73e Festival international de théâtre à Avignon, dans le sud-est de la France, le 16 juillet 2019. (Photo, AFP)
  • «Ce n'est pas le ‘Livre de la jungle’ traditionnel, Mowgli n'est pas un garçon mais une fille, ça se passe quelque part à Londres, et ça parle de changement climatique», résume Akram Khan
  • «Notre arrogance de penser que nous contrôlons la nature: voilà notre problème», dit le chorégraphe

PARIS: Et si Mowgli était réfugiée climatique dans le monde moderne? Le chorégraphe britannique Akram Khan revisite « Le Livre de la jungle » de Rudyard Kipling sous un jour écologiste, jusqu'au 26 mai à Paris. 

« Ce n'est pas le ‘Livre de la jungle’ traditionnel, Mowgli n'est pas un garçon mais une fille, ça se passe quelque part à Londres, et ça parle de changement climatique », résume Akram Khan, après la première de « Jungle book reimagined » dimanche au théâtre du Châtelet. 

Dans cette relecture de la célèbre histoire de Rudyard Kipling, écrite en 1894, le monde moderne est sous les eaux. Les derniers humains ont fui vers les hauteurs. Les animaux, chassés par l'Homme, occupent la terre d'en-bas.  

Mowgli, échouée chez les bêtes, a pour mission de réconcilier les espèces entre elles et de leur « réapprendre à écouter ». « Nous avons perdu la faculté d'écouter la Terre », souligne Akram Khan. Pour lui, l'attention silencieuse est le seul remède contre « la cacophonie de sons » qui nous entoure.   

Dans quel état d'esprit serait Mowgli de nos jours? « Anxieux! », dit sans détour le metteur en scène, qui a tout de même laissé « un peu de magie et d'espoir » dans son spectacle, aussi destiné aux enfants. 

« Je voulais aussi qu'ils soient inspirés et émerveillés » par ce récit en anglais sous-titré « qui transcende le langage », explique-t-il. Malgré un ton souvent grave, l'ours Baloo retrouve par à-coups sa bonhomie et son côté clown, qui rappellent sa version Disney.  

Les autres animaux sont bien moins tendres, à l'image d'un gang de singes avides de pouvoir, ayant appris « la cruauté des humains ». 

« Notre arrogance de penser que nous contrôlons la nature: voilà notre problème », dit le chorégraphe.  

« Nous sommes le cancer de la Terre et notre propre cancer », assène-t-il encore, en mentionnant la guerre en Ukraine, la destruction de la forêt amazonienne et les crises humaines et alimentaires qui en découlent. 

Akram Khan appelle alors à ralentir, à s'inspirer de la sagesse de l'éléphant, image rémanente du spectacle. Avec lui, « tout est plus lent, plus profond ». 

A la résilience, aussi: « tout est en nous, si vous revenez en arrière, nous étions chasseurs-cueilleurs », à une époque les humains savaient écouter. « Nous portons notre passé en nous, le corps est un musée vivant ». 

Akram Khan reviendra à Paris du 6 au 8 juillet au théâtre des Champs-Elysées pour « Xenos », son ultime show solo en tant que danseur. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.