Nouveaux heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem

Des accrochages ont éclaté jeudi entre policiers israéliens et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem-Est (Photo, AFP).
Des accrochages ont éclaté jeudi entre policiers israéliens et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem-Est (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 05 mai 2022

Nouveaux heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem

  • Depuis la mi-avril, des heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont fait près de 300 blessés, en grande majorité des Palestiniens
  • En vertu d'un statu quo tacite, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade mais sans y prier

JERUSALEM: Des accrochages ont éclaté jeudi entre policiers israéliens et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, où des fidèles juifs ont recommencé à se rendre en nombre malgré les craintes d'une nouvelle escalade.  


La police israélienne a pénétré sur l’esplanade pour "repousser" des "dizaines d'émeutiers ayant lancé des projectiles" et l'un de ses membres a été légèrement blessé, selon un communiqué. De son côté, le Croissant-Rouge palestinien a fait état de deux blessés palestiniens qui ont été évacués à l'hôpital.


Selon un photographe de l'AFP sur place, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc après avoir renforcé sa présence devant la mosquée al-Aqsa située sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam mais aussi le site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple.


Après une pause de plusieurs jours liée à la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, des fidèles juifs se sont rendus sur l'esplanade jeudi, le jour du 74e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël selon le calendrier hébraïque, coïncidant avec la fin des célébrations musulmanes de l'Aïd al-Fitr. 


"De 07H00 à 11H00, environ 600 extrémistes (juifs, ndlr) provenant de 25 organisations différentes sont venues à l'esplanade", a déclaré à l'AFP le cheikh de la mosquée al-Aqsa, Omar al-Kiswani. 


En vertu d'un statu quo tacite, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade mais sans y prier. Or le nombre croissant de juifs s'y rendait et le fait que certains d'entre eux y prient subrepticement, suscitent des craintes d'une remise en cause de ce statu quo chez de nombreux musulmans.


« Faible »
La semaine dernière, le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, a menacé Israël de tirs de roquettes en cas de "nouvelle agression" sur la mosquée Al-Aqsa.


En avril, les forces de l'ordre israéliennes ont pénétré dans la mosquée Al-Aqsa, suscitant une vague d'indignation chez les Palestiniens et dans des pays du Moyen-Orient.


Au pouvoir à Gaza sous blocus israélien, le Hamas affirme vouloir défendre l'esplanade des Mosquées.


Il y a près d'un an, des tirs de roquettes du Hamas sur Israël après des heurts à Jérusalem-Est ayant fait des centaines de blessés palestiniens, ont provoqué une guerre de 11 jours avec l'armée israélienne.


"La montée (jeudi) des Juifs sur le Mont du Temple prouve que le Hamas est une organisation faible qui peut être facilement maîtrisée. En ce 74e anniversaire de l'indépendance de l'Etat d'Israël, il est important que même les membres du gouvernement se souviennent que nous sommes un Etat indépendant", a commenté sur Twitter le chef de file de l'extrême droite israélienne Itamar Ben Gvir (opposition).


Au cours des dernières semaines, le gouvernement de Naftali Bennett a répété ne pas vouloir changer le statu quo en vigueur sur l'esplanade, un foyer de tensions à Jérusalem, et mené des pourparlers avec la Jordanie, pays voisin qui administre le lieu saint musulman, dans l'espoir d'éviter des dérapages. 


Le gouvernement israélien, qui contrôle l'accès au site, a maintenu sa réouverture jeudi aux juifs malgré des appels de responsables palestiniens et régionaux qui craignaient de nouveaux heurts.

« Déclaration de guerre »

Depuis la mi-avril, des heurts entre policiers israéliens et palestiniens ont fait près de 300 blessés, en grande majorité des Palestiniens, sur l'esplanade située dans la partie palestinienne de Jérusalem, occupée depuis 1967 par Israël.


La décision du gouvernement Bennett est "une déclaration officielle israélienne de guerre de religion qui enflammera toute la région", a déclaré dans un communiqué le ministère palestinien des Affaires étrangères.


Le ministère a accusé Israël de vouloir "judaïser" l'esplanade des mosquées et la police d'avoir bloqué la porte de la mosquée al-Aqsa alors que des fidèles musulmans s'y recueillaient.


De son côté, la Jordanie a fustigé la décision du gouvernement israélien de permettre à des "extrémistes" juifs "d'entrer par effraction" sur l'esplanade, affirmant que leur présence sur place devait être "coordonnée" au préalable avec le Waqf jordanien, l'autorité responsable des lieux de culte musulmans.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.