Elon Musk intègre le conseil d'administration de Twitter

Tweet animé publié sur le compte de Elon Musk, indiquant: «Hâte de travailler avec Parag & le conseil d'administration de Twitter pour apporter des améliorations significatives à Twitter dans les mois à venir!». (Photo, AFP)
Tweet animé publié sur le compte de Elon Musk, indiquant: «Hâte de travailler avec Parag & le conseil d'administration de Twitter pour apporter des améliorations significatives à Twitter dans les mois à venir!». (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 avril 2022

Elon Musk intègre le conseil d'administration de Twitter

Tweet animé publié sur le compte de Elon Musk, indiquant: «Hâte de travailler avec Parag & le conseil d'administration de Twitter pour apporter des améliorations significatives à Twitter dans les mois à venir!». (Photo, AFP)
  • «Je suis ravi de partager que nous avons désigné @elonmusk à notre conseil d'administration!», a tweeté le directeur général du réseau social, Parag Agrawal
  • En prenant une participation de 9,2% au capital, annoncée lundi, Elon Musk est instantanément devenu le premier actionnaire de Twitter

NEW YORK: Elon Musk a intégré le conseil d'administration de Twitter, a révélé dans un tweet le directeur général du réseau social, Parag Agrawal, au lendemain de l'annonce d'une prise de participation de l'entrepreneur et milliardaire au capital du groupe. 

« Je suis ravi de partager que nous avons désigné @elonmusk à notre conseil d'administration! », a tweeté le dirigeant au sujet de celui qui est déjà directeur général de Tesla et SpaceX. 

Selon un document déposé auprès du régulateur américain des marchés, la SEC, le mandat, renouvelable, d'Elon Musk durera jusqu'à l'assemblée générale 2024. 

« Lors de nos conversations avec Elon ces dernières semaines », a poursuivi le directeur général du groupe à l'oiseau bleu, « il est devenu clair pour nous qu'il apporterait une importante valeur ajoutée à notre conseil d'administration. » 

« Il est à la fois un passionné et un critique intense du réseau, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin sur @Twitter et au conseil d'administration, pour nous renforcer à long terme », a écrit Parag Agrawal. « Bienvenue Elon! » 

Chez Twitter depuis 2011, Parag Agrawal a pris la tête du groupe en novembre dernier, en remplacement du co-fondateur Jack Dorsey, démissionnaire. 

« Je suis impatient de travailler avec Parag et le conseil d'administration de Twitter pour mettre en place des améliorations significatives (...) dans les mois à venir! », a tweeté Elon Musk. 

En prenant une participation de 9,2% au capital, annoncée lundi, Elon Musk est instantanément devenu le premier actionnaire de Twitter. 

Le document déposé auprès de la SEC pour annoncer son entrée au conseil d'administration précise que l'homme le plus riche du monde s'est engagé à ne pas faire monter sa participation au-delà de 14,9%. 

Avant cette entrée au capital, il était déjà utilisateur actif du réseau social, sur lequel il compte 80,5 millions d'abonnés. 

Il a, à plusieurs reprises, utilisé son compte pour sonder les internautes, au sujet de ses ventes d'actions Tesla ou, plus récemment, pour savoir s'ils estimaient que Twitter respectait la liberté d'expression, question à laquelle une majorité avait répondu « non ». 

Le fantasque entrepreneur a plusieurs fois critiqué la plateforme en ce sens, estimant qu'elle allait trop loin dans la modération des contenus postés sur le réseau social. 

Dans les premiers échanges après l'ouverture de la Bourse de New York, le titre Twitter bondissait de 7,60%. 


L’Arabie saoudite vise 3 300 milliards de dollars en investissements cumulés d’ici à 2030

(Photo fournie)
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  • Au cours de l’entretien, le ministre adjoint révèle que le flux d’IDE au premier trimestre de 2022 a augmenté de 10%
  • Il précise que la compagnie aérienne phare du Royaume, Saudia, ajoutera quatre-vingt-quatorze nouvelles destinations pour attirer les visiteurs vers le Royaume d’ici à 2030

RIYAD: L’Arabie saoudite a adopté plus de six cents réformes économiques depuis le lancement de l’initiative Vision 2030 dans le but d’attirer 12 400 milliards de riyals saoudiens (SAR) en investissements cumulés (soit 3 300 milliards de dollars; 1 dollar = 0,98 euro) et 1 800 milliards de SAR en investissements directs étrangers entre 2021 et 2030, dans le cadre de la Stratégie nationale d’investissement, déclare un ministre adjoint qui travaille au ministère de l’Investissement.
S’adressant à Arab News, Saad al-Shahrani, ministre adjoint par intérim de la promotion des investissements au sein du ministère saoudien de l’Investissement, affirme que le Royaume a réalisé une augmentation de 18% des investissements directs étrangers en 2020, alors que les IDE (investissements directs étrangers, NDLR) mondiaux avaient diminué de 35% en raison de la pandémie.
Le flux d’IDE a augmenté de 257% en 2021 par rapport à 2020, en grande partie grâce à un accord d’infrastructure d’une valeur de 46,5 milliards de SAR conclu par Aramco avec un consortium d’investisseurs mondiaux au deuxième trimestre de 2021.
Si l’on fait abstraction de cet énorme accord d’Aramco, le Royaume a attiré 5,3 milliards de SAR au deuxième trimestre de l’année dernière.
M. Al-Shahrani ajoute que la Stratégie nationale d’investissement, lancée en 2021, a pour objectif de transformer le Royaume en un centre mondial pour les entreprises et les talents.

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Saad al-Shahrani.

Au cours de l’entretien, le ministre adjoint révèle que le flux d’IDE au premier trimestre de 2022 avait augmenté de 10% pour atteindre 7,4 milliards de SAR par rapport à la même période l’année dernière.
Il soutient en outre que la Stratégie nationale d’investissement avait aidé le ministère saoudien de l’Investissement à conclure quarante-neuf accords d’investissement d’une valeur de 3,5 milliards de SAR au deuxième trimestre de 2022, créant deux mille emplois dans l’ensemble des secteurs.
«Ces chiffres témoignent de la bonne exécution de la stratégie du gouvernement et de l’incidence des nouvelles réformes, des initiatives et des possibilités d’investissement», se félicite le ministre adjoint.
Il poursuit en ces termes: «Le Royaume a réalisé des progrès remarquables au niveau de nombreux indicateurs économiques et d’investissement; il arrive en troisième position en termes de facilité de protection des investisseurs minoritaires sur cent trente-deux pays pour l’année 2021.»
Croissance la plus rapide parmi les pays du G20
En outre, le ministre adjoint note que le Royaume a atteint la première place parmi vingt-deux pays au niveau de l’indice mondial de confiance des consommateurs d’Ipsos de mai 2022.
Citant les perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) pour 2022, M. Al-Shahrani souligne que le Royaume est désormais la nation qui possède la croissance la plus rapide parmi les pays du G20, avec un taux de 7,6%.
«La transformation réglementaire de l’Arabie saoudite a des répercussions directes sur l’économie de base. Parallèlement à une demande saine et à l’intérêt des investisseurs pour le secteur pétrolier, notre économie non pétrolière affiche une forte croissance», souligne-t-il.
Le ministre adjoint déclare que les estimations rapides de la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre montrent une croissance de 11,8% en glissement annuel – le taux le plus élevé depuis 2011 –, soutenue par la croissance du PIB réel des activités pétrolières et non pétrolières, respectivement de 23,1% et 5,4%.
Hausse de la production industrielle
Commentant la hausse de l’indice de la production industrielle (IPI), M. Al-Shahrani précise: «L’IPI a augmenté de 24% sur un an en mai 2022 et la fabrication a augmenté de plus de 28%. Ces chiffres sont une conséquence directe des efforts actifs de diversification du gouvernement.»
Il affirme également que le Royaume deviendra l’une des économies les plus compétitives du monde et une destination d’investissement attrayante d’ici à 2030.
Le ministre adjoint note par ailleurs que les transactions numériques ont augmenté en Arabie saoudite, conformément à l’objectif du gouvernement de rendre numériques 70% des transactions d’ici à 2025.
«Les décideurs politiques ont écouté les besoins des investisseurs et ils ont répondu de manière appropriée pour créer un écosystème d’investissement qui rivalise avec les meilleurs du monde», poursuit-il.
Le tourisme, l’avenir de l’Arabie saoudite
Le ministre adjoint précise également que le tourisme deviendra bientôt l’un des principaux moteurs de l’économie saoudienne à mesure que l’effort de diversification économique se poursuivra.
Il révèle que le Royaume a déjà fourni plus de 3 500 permis d’investissement touristique, un pas crucial pour que le tourisme atteigne 10% du PIB national d’ici à 2030.
M. Al-Shahrani ajoute que le Royaume accueillera plus de cent millions de touristes d’ici à 2030 et qu’il générera un million d’emplois dans le secteur.
«Neom, le Red Sea Project, AlUla, Soudah, Amaala et Diriyah Gate sont des possibilités énormes pour les investisseurs», renchérit-il.
Le ministre adjoint précise que la compagnie aérienne phare du Royaume, Saudia, ajoutera quatre-vingt-quatorze nouvelles destinations afin d’attirer les visiteurs vers le Royaume d’ici à 2030.
En plus du tourisme, le ministère saoudien de l’Investissement a également signé des accords avec des entreprises des secteurs des énergies renouvelables, de la logistique et de la pharmacie, indique le ministre adjoint.
«Il est clair que les vents contraires qui attisent l’appétit des investisseurs mondiaux ne soufflent pas en direction de l’Arabie saoudite. La stratégie gouvernementale, un leadership inspiré, des talents à tous les niveaux, des réformes bien exécutées ainsi qu’une vision claire de l’avenir font du Royaume une puissance d’investissement», conclut M. Al-Shahrani.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le contexte d'investissement des pays du CCG doit être sécurisé, selon un nouveau rapport

Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont jusqu'à présent adopté des politiques floues visant à attirer tous les types d'investissements possibles dans pratiquement tous les secteurs ; le rapport indique que ces politiques ont échoué. (Reuters)
Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont jusqu'à présent adopté des politiques floues visant à attirer tous les types d'investissements possibles dans pratiquement tous les secteurs ; le rapport indique que ces politiques ont échoué. (Reuters)
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  • Pour attirer les IDE, il convient de cibler les industries de pointe qui reposent sur des technologies émergentes
  • Les pays du CCG ont jusqu'à présent adopté des politiques floues qui visaient à attirer tous les types d'investissements possibles dans l’ensemble des secteurs, ou presque

LE CAIRE: Les investissements étrangers directs (IDE) dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont freinés par de nombreux facteurs: les risques politiques réels et perçus, le peu d'intérêt manifesté à l'égard des industries non pétrolières, des politiques réglementaires laxistes ainsi qu'un contexte commercial restrictif. C'est ce qui ressort d'une étude menée récemment par Oliver Wyman.
Selon le rapport De-risking the Investment Landscape: High-impact FDI Policies for the GCC («Atténuer les risques liés aux investissements: des politiques efficaces en matière d'IDE pour le CCG»), récemment publié par Oliver Wyman, les pays de la région ont intérêt à privilégier les réglementations et les politiques qui permettent de désamorcer les risques liés aux investissements.
Cette stratégie permettrait à ces pays de faire venir de nouveaux IDE, estime le rapport. «Pour attirer les IDE, il faudrait sans doute cibler les industries de pointe qui reposent sur des technologies émergentes, génèrent une forte croissance et ne sont perturbées que par un nombre limité de concurrents», indique le document.
Les pays du CCG ont jusqu'à présent adopté des politiques floues qui visaient à attirer tous les types d'investissements possibles dans l’ensemble des secteurs, ou presque. Le rapport indique que ces politiques ont échoué.
La plupart des pays du Golfe ont été proactifs dans l'élaboration d'initiatives qui ont pour objectif de stimuler les IDE. Cependant, peu d'entre eux ont réussi à attirer des investissements étrangers dans la région.
«Par le passé, les investissements directs étrangers (IDE) dans les économies du CCG ont fluctué en fonction des prix des matières premières», explique le rapport de Wyman. «Cependant, ce type d'investissement n'est pas parvenu à s'imposer comme un levier cohérent qui favorise la création d'opportunités économiques dans les secteurs non pétroliers.»

 


Pas de récession en Suisse cette année, selon l'économiste en chef du gouvernement

Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
Un homme passe devant le siège de l'Organisation mondiale du commerce à Genève (Photo, AFP).
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  • Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver
  • Côté inflation, la Suisse est une «île de bonheur»

GENÈVE: La Suisse ne va pas connaître de récession cette année malgré d'éventuels problèmes d'approvisionnement en énergie, a estimé dimanche l'économiste en chef du gouvernement qui prévoit, en cas de scénario défavorable, une croissance zéro l'an prochain.

"Pour le moment, l'économie suisse continue d'aller bien" malgré l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie, a souligné Eric Scheidegger au quotidien SonntagsZeitung, excluant des mesures de soutien comme des avantages ou des allègements fiscaux, "ni nécessaires ni utiles" selon lui.

Il appartient aux entreprises d'anticiper de possibles pénuries d'électricité durant l'hiver, évoquées depuis le printemps, a-t-il dit également : "Elles ont le temps de se préparer" et "c'est à elles de prendre ce risque en compte".

"Nous pourrions avoir à réviser à la baisse notre prévision pour l'an prochain. Le chiffre sera publié le 20 septembre. Nous ne tablons pas cependant sur une récession cette année", a-t-il dit.

"S'il y a des interruptions persistantes de la production dans l'Union européenne et que nous-même manquons de gaz, ce sera problématique", a-t-il admis.

"Dans notre scénario négatif, nous attendons une croissance zéro en 2023, au lieu d'une croissance de près de 2%", a-t-il précisé.

Selon M. Scheidegger, l'économie suisse est moins sensible aux variations du prix de l'énergie que d'autres pays européens, car le gaz compte seulement pour 5% de sa consommation.

Il a indiqué que le gouvernement allait débattre de possibles mesures pour atténuer la facture énergétique dans les prochaines semaines, comme par exemple une réduction des primes d'assurance maladie pour les ménages modestes.

Côté inflation, la Suisse est une "île de bonheur" et la hausse des prix devrait refluer d'ici à la fin de l'année, a-t-il dit : "Avec 3,4%, l'inflation est bien plus faible que dans d'autres pays. Hors produits frais alimentaires, énergie et essence, l'inflation est à 2%".