Le Congrès américain avance pour plafonner le prix de l'insuline

Nicole Smith-Holt montre une boîte d'insuline à Richfield, Minnesota, le 15 janvier 2020 (Photo, AFP).
Nicole Smith-Holt montre une boîte d'insuline à Richfield, Minnesota, le 15 janvier 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 avril 2022

Le Congrès américain avance pour plafonner le prix de l'insuline

  • Le projet de loi propose de réduire à un maximum de 35 dollars par mois le prix payé par les 7,4 millions d'Américains pour traiter leur diabète
  • Le texte a été adopté par 232 voix contre 193, certains élus républicains s'étant joints à leurs collègues démocrates pour soutenir cet effort

WASHINGTON: La Chambre des représentants américaine a voté jeudi un texte qui, s'il passe ensuite l'épreuve du Sénat, réduira drastiquement le prix de l'insuline pour les Américains, ceux-ci payant bien plus cher qu'ailleurs cette hormone vitale pour des millions de diabétiques.

Le projet de loi propose de réduire à un maximum de 35 dollars par mois le prix payé par les 7,4 millions d'Américains qui en ont besoin pour traiter leur diabète. Ils payent actuellement environ huit fois plus cher que dans les autres pays riches, selon une étude de 2020 commandée par le gouvernement.

"C'est un problème du quotidien, de savoir si les gens pourront payer leurs factures. Et c'est, pour nous, un pas vers la possibilité (pour le gouvernement) de négocier à la baisse le coût de médicaments au-delà de l'insuline", a expliqué la patronne des démocrates de la Chambre, Nancy Pelosi.

Le texte a été adopté par 232 voix contre 193, certains élus républicains s'étant joints à leurs collègues démocrates pour soutenir cet effort.

"Ce traitement est libre de tout brevet depuis bien longtemps, mais son prix est toujours quatre, cinq, six, sept, dix fois plus élevé que son coût de production. Nous devons faire quelque chose", avait martelé mercredi un membre de la direction des démocrates à la Chambre, Steny Hoyer.

Le texte prévoit de plafonner le coût via les assurances santé privées, pour une entrée en vigueur progressive entre 2023 et 2024.

Une telle mesure devait faire partie du vaste plan de réforme du président Joe Biden, "Build Back Better", abandonné par l'exécutif faute de majorité suffisante au Congrès.

Cette initiative est donc vue par les démocrates comme une façon de montrer leur capacité à mener des réformes, à quelques mois des élections de mi-mandat prévues en novembre, et notamment sur le coût de la santé aux Etats-Unis, le plus important des pays industrialisés avec environ 11.000 dollars dépensés par an et par habitant.

Le Sénat américain tient de son côté des négociations sur son propre texte en la matière.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avait assuré à des journalistes la semaine passée qu'un texte soutenu par les deux partis avait une chance de passer à partir de la fin avril.

Si certains sénateurs républicains ont exprimé un soutien potentiel, en convaincre dix -- le strict minimum pour pouvoir adopter ce texte -- de s'associer à la démarche n'est pour l'instant pas acquis.

Des recherches ont montré que plus d'un quart des Américains avec un diabète de type 1 ont dû réduire leur utilisation d'insuline pour des raisons financières.

Une enquête parlementaire publiée en décembre a montré que l'industrie pharmaceutique avait, sur les 12 médicaments étudiés, augmenté les prix à plus de 250 reprises depuis 2016, pendant que les revenus de leurs dirigeants totalisaient 800 millions de dollars.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.