La campagne présidentielle française: les droites tiraillées et bousculées

Le candidat à la présidentielle Eric Zemmour écoute une question posée par un jeune lors d'un oral des candidats à la présidentielle co-organisé par la radio publique française France Inter et l'association «Chemins d'avenirs» à la Maison de la Radio à Paris, le 22 février 2022. (Photo, AFP)
Le candidat à la présidentielle Eric Zemmour écoute une question posée par un jeune lors d'un oral des candidats à la présidentielle co-organisé par la radio publique française France Inter et l'association «Chemins d'avenirs» à la Maison de la Radio à Paris, le 22 février 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 23 février 2022

La campagne présidentielle française: les droites tiraillées et bousculées

  • La compétition fait rage à droite et Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour se tiennent dans un mouchoir de poche
  • La campagne électorale stagne toujours, avec un président qui préfère continuer à garder son avantage supposé dans les sondages et à gagner des ralliements, de droite comme de gauche

PARIS : À moins de cinquante jours du premier tour de l’élection présidentielle, le paysage politique français, partagé entre incertitudes et fractures, ne nous réserve guère de surprises.

La campagne électorale stagne toujours, avec un président toujours officiellement non candidat qui préfère continuer à garder son avantage supposé dans les sondages et à gagner des ralliements, de droite comme de gauche. En outre, la compétition fait rage à droite, et Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour se tiennent dans un mouchoir de poche. La campagne ne décolle pas: plusieurs candidats enregistrent un retard dans le recueil de leurs parrainages. Rappelons que cinq cents signatures d’élus sont nécessaires pour se présenter.

Alors que les gauches s’essoufflent et que, du côté au centre, des écologistes et de la gauche classique, on observe le schéma habituel, on assiste à un tournant à droite: le débat est marqué par des querelles nourries par les ambitions personnelles et par un discours plus populiste qui s’éloigne de valeurs républicaines. 

Opinion publique indécise et paysage politique éclaté

À en croire les derniers sondages, le président sortant, Emmanuel Macron, «survole» la campagne et fait tranquillement la course en tête, loin devant ses futurs adversaires. Il recueillerait de 24 à 26% au premier tour et s’imposerait au second.

On assiste à un tournant à droite: le débat est marqué par des querelles nourries par les ambitions personnelles et par un discours plus populiste qui s’éloigne de valeurs républicaines.

Sur le front des droites, c’est la confusion, avec une dernière vague de sondages qui situe Éric Zemmour en bonne position. En outre, selon une enquête d’opinion, il s’imposerait dans la course au second tour.

Zemmour, le candidat du parti Reconquête! est crédité de 16,5% d'intentions de vote, devant ses adversaires du RN (Rassemblement national, parti de droite nationaliste dirigé par Marine Le Pen, qui recueillerait 16%), et ceux du LR (Les Républicains, droite républicaine, 15%) de Valérie Pécresse.

 

Plombée par son meeting en demi-teinte du 13 février dernier au Zénith de Paris, Valérie Pécresse, après un bon début, semble en perte de vitesse.

Certes, il convient de considérer cette enquête avec prudence – comme tous les sondages. Mais il est certain que l’émergence de Zemmour bouscule les droites. Ainsi, si les résultats de ce match à trois – sorte de primaire non déclarée entre les droites, les nationalistes et les populistes – ne sont pas acquis, la méthodologie de l'enquête permet de douter d’une inversion des dynamiques.

Plombée par son meeting en demi-teinte du 13 février dernier au Zénith de Paris, Valérie Pécresse, après un bon début, semble en perte de vitesse – elle était sortie vainqueur de la primaire de son parti Les Républicains. Son discours, qui tentait de composer avec certains thèmes de ses concurrents populistes et nationalistes (comme la référence à la théorie du «grand remplacement»), l’empêche d’apparaître comme une représentante authentique et distinguée de la droite républicaine.

Quant à Marine Le Pen, elle pourrait pâtir du non-renouvellement de ses thèmes de prédilection et des défections en série de certains cadres de son mouvement, dont elle ne parvient pas à endiguer la fuite vers le parti de l’ex-polémiste Zemmour.

Quant aux partis de gauche et aux écologistes, les sondages confirment la marginalisation de ces courants. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, gauche radicale) reste le candidat le mieux placé; il est crédité de 9,5 à 11% d’intentions de vote. L’écologiste Yannick Jadot reste deuxième, avec 5% environ. Il est concurrencé par Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui semble en mesure de redorer le blason de son parti et s’approche de la barre des 5%. Christiane Taubira, l’ancienne radicale de gauche et championne d’une primaire populaire sans effets notables, se trouve quant à elle à égalité avec Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste (PS), aux alentours de 2,5%.

Lutte sans merci pour la qualification au second tour 

Ce bilan s’appuie sur les perceptions des électeurs français et les priorités de leurs choix. Malgré tout le bruit de la propagande populiste, les questions de l’islam et de l’immigration (thèmes favoris de Zemmour, de Le Pen, voire de Pécresse) arrivent bien après le pouvoir d’achat et la situation socio-économique. 

Le 18 février dernier, l’ Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a annoncé que le chômage avait diminué au quatrième trimestre 2021, passant de 8 à 7,4%. Cette baisse sensible, qui dépasse les effets de la pandémie de Covid-19, est un signe de réussite du bilan économique de l’épisode de Macron et un gain électoral. En revanche, malgré l’impact minime des thèmes de la politique étrangère sur les choix électoraux, la décision du retrait militaire au Mali représente un revers pour le maître de l’Élysée.

Malgré tout le bruit de la propagande populiste, les questions de l’islam et de l’immigration (thèmes favoris de Zemmour, de Le Pen, voire de Pécresse) arrivent bien après le pouvoir d’achat et la situation socio-économique. 

Indépendamment de ces thèmes qui dominent le débat électoral et influencent les choix des Français, le temps fort de l’échéance électorale sera sans doute la lutte sans merci entre les représentants des droites et ceux du nationalisme en vue de la qualification pour le second tour.

On constate pour le moment l’essoufflement de Marine Le Pen, dont le discours paraît moins mobilisateur et la structure de soutien moins sûre. Par ailleurs, l’ambition de Valérie Pécresse de représenter une alternative salvatrice risque de s’évaporer. En réalité, les droites semblent bousculées par l’émergence du phénomène Éric Zemmour. Au fil de jours, ce polémiste populiste est parvenu à occuper l'espace médiatique en France, ce qui révèle un virage à droite de la scène intellectuelle et politique ainsi que d’une partie de la société.

Plus nettement encore, une large couverture médiatique a permis de diffuser les thèses inspirées de la théorie du «grand remplacement». À ce propos, l’écrivain et ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, cite une réflexion de l’ancien président français estimant que «l'extrême droite française est aussi dans la droite». Dans cette campagne présidentielle, cette analyse cruelle se vérifie avec les surenchères d’une droite officielle paniquée à l'idée d'être dépassée par l’extrême droite.

Le discours de Valérie Pécresse du 13 février, qui évoquait le «grand remplacement», et ses sorties relatives aux «Français de papier» font surgir les vieux fantasmes d’une période que l’on pensait révolue… Il y a un siècle, on disait que la France était menacée de perdre son âme à cause des flux «italiens, polonais ou juifs».

Ce sentiment de peur pour l’identité de la France était liée, à l’époque, à une crainte des fonctions d’influence et du changement. Aujourd’hui, la hantise d’un grand remplacement est véhiculée en raison du poids démographique des musulmans et de son rapport supposé avec la sécurité, le terrorisme et l’immigration. Elle intervient à l’époque de «la fin des idéologies» et de «la révolution numérique». Pour cette raison, le renouvellement des partis politiques et de l’offre politique apparaissent plus nécessaires que jamais.

Quel que soit le résultat de cette bataille intestine des droites, Emmanuel Macron est donné favori au second tour. Il l'emporterait face à Éric Zemmour ainsi que face à Marine Le Pen (comme en 2017) et gagnerait de manière serrée face à Valérie Pécresse. 

Toutefois, avec une opinion particulièrement indécise, tous les dés ne sont pas encore jetés et des surprises de dernière minute peuvent encore survenir.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Short Url
  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
Short Url
  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.

 


Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Emmanuel Macron se rend à Chypre et à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour affirmer le rôle de la France comme leader de la défense européenne face à l’escalade au Moyen-Orient
  • Malgré cette démonstration de force et des échanges avec Massoud Pezeshkian, Donald Trump et Benjamin Netanyahu, l’influence diplomatique de Paris reste limitée et les appels à la désescalade n’ont pas encore produit d’effet

A bord du porte-avions Charles de Gaulle: Face au fait accompli de la guerre au Moyen-Orient, et sans grand levier pour influer sur son cours, le président français Emmanuel Macron, en déplacement lundi à Chypre et sur le porte-avions Charles de Gaulle, tente de reprendre l'initiative en traçant le sillon d'une France leader en matière de défense européenne.

Il a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours.

Dans la foulée, détour par le porte-avions Charles de Gaulle, désormais au large de la Crète, en Grèce, dans le cadre d'un important déploiement militaire décidé par Paris face à l'embrasement moyen-oriental.

"Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne.

- "Montrer les muscles" -

"La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il.

Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.

Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région".

En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe.

"Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle.

"Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent.

- "Où est la voix de la France?" -

Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre.

"Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national (extrême droite) Jordan Bardella.

Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement.

"Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol.

Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités.

Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.