L'immigration, débat star de la campagne présidentielle

La police sécurise la zone lors d'une opération d'évacuation d'un camp de migrants de fortune installé sous un tunnel piétonnier passant sous le périphérique entre Paris et la banlieue nord-est du Pré Saint Gervais tôt le 10 décembre 2021. (Christophe Archambault/AFP)
La police sécurise la zone lors d'une opération d'évacuation d'un camp de migrants de fortune installé sous un tunnel piétonnier passant sous le périphérique entre Paris et la banlieue nord-est du Pré Saint Gervais tôt le 10 décembre 2021. (Christophe Archambault/AFP)
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Publié le Mardi 22 février 2022

L'immigration, débat star de la campagne présidentielle

  • Si l'ampleur prise par le sujet interpelle, les spécialistes s'accordent à dire que le thème, lui, est un grand classique des scrutins présidentiels
  • Depuis 125 ans au moins, l'immigration provoque des poussées de fièvre politique

PARIS : A droite et à l'extrême droite, le sujet migratoire est omniprésent dans la campagne présidentielle. Une place démesurée dans le débat, au regard des chiffres, mais révélatrice d'un «impensé» de la France, qui ne s'assume pas comme pays d'immigration, estiment historiens et démographes.

Si l'ampleur prise par le sujet interpelle, les spécialistes s'accordent à dire que le thème, lui, est un grand classique des scrutins présidentiels, quelle que soit par ailleurs la situation du pays en matière de flux migratoires.

«Le pourcentage d'immigrés, la réalité de l'immigration, n'a jamais eu de rapport avec l'omniprésence de la question dans certaines franges politiques. C'est un sujet cyclique et nous sommes au pic d'un cycle», observe l'historien Pascal Blanchard, auteur de l'«Atlas des immigrations» (2021, Autrement).

Depuis 125 ans au moins, l'immigration provoque des poussées de fièvre politique: du massacre des travailleurs italiens à Aigues-Mortes en 1893 et l'assassinat du président Sadi Carnot par un anarchiste italien en 1894, en passant par l'entre-deux guerres. A l'époque, en 1930, la France est le pays qui compte le plus fort taux d'immigrés au monde.

Aujourd'hui, le niveau de la demande d'asile, symboliquement scruté depuis la crise migratoire de 2015, a bien atteint un record en 2019 (151.000 dossiers), qui n'a reflué depuis qu'en raison de la pandémie. Mais dans l'ensemble, la France est revenue dans le rang: elle est en dessous de la moyenne par le nombre d'étrangers sur son sol (7,6%), 15e sur les 27 pays de l'Union européenne d'après Eurostat.

Comment expliquer, alors, que la question soit si brûlante ?

Amalgames

D'abord parce qu'il s'agit d'un thème «de mobilisation qui marche, qui est fédérateur pour la droite et l'extrême droite» qui le font «monter en puissance depuis sept, huit ans», jusqu'à déployer aujourd'hui «une vision très radicale», analyse Pascal Blanchard. 

Son explosion s'appuie aussi sur «un impensé français»: «Nous sommes historiquement un grand pays d'immigration qui ne s'est jamais pensé comme un grand pays d'immigration», estime l'historien.

L'immigration «ne fait pas partie du Panthéon analytique français», explique-t-il. «On met ça sous le tapis, du coup le sujet se cristallise de manière particulière», là où le voisin allemand, par exemple, s'assume comme «pays d'assimilation», fut-ce en invoquant la «rationalité économique».

Le thème fleurit aussi, depuis quelques années, sur la disparition d'un discours alternatif.

«Pour être élu, il faut forcément mobiliser le +nous+ français. Dans le passé, la gauche est parvenue à contrer ce discours identitaire en privilégiant la question sociale et en l'élargissant aux questions humanitaires», relève Gérard Noiriel, historien spécialiste de l'immigration.

Pour lui, «ce qui distingue le plus notre époque, ce n'est pas l'ampleur de l'immigration, mais la tension de plus en plus vive entre un champ politique qui reste national et les autres sphères d'activité qui sont déjà fortement mondialisées», comme l'économie ou l'immigration.

Enfin, au moment où l'agenda fait s'entrechoquer campagne et procès des attentats du 13 novembre 2015, «l'impact du discours sur l'immigration dans l'opinion s'explique par la multiplication des attentats terroristes commis par des criminels qui se réclament de l'islam», souligne Gérard Noiriel.

Cet amalgame «immigration, islamisme, quartiers populaires, tout ça fabrique une matrice» qui infuse dans la société, reprend Pascal Blanchard.

«Anachronique»

A une époque où la moindre affirmation des candidats est soumise à vérification, «la bataille de chiffres pour savoir s'il y a 250.000 ou 300.000 immigrés entrés en France n'est pas le sujet», poursuit-il.

«Pour leurs électeurs, qu'ils soient 7%, 10% ou 14%, c'est de toute façon trop. Ce n'est pas rationnel, ça joue sur des réalités visuelles, comme lorsqu'on a entendu que l'équipe de France (de football) n'était plus l'équipe de France car il y a trop de Noirs.»

«Ne parler que de chiffres est une impasse», juge également l'actuel patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, Didier Leschi.

«La question n'est pas +est-ce qu'il en faut plus ou moins ?+, mais celle de l'intégration», dans un pays où l'immigration est «en grande partie liée à l'échec des espérances portées par la décolonisation», considère l'auteur de «Ce grand dérangement, l'immigration en face» (2020, Gallimard). «Or, aujourd'hui le débat est porté par des gens qui font fi de la question sociale et focalisent l'attention sur les difficultés d'une partie de l'immigration qui a du mal à s'intégrer.»

Le «décalage complet entre réalité de l'immigration, relativement faible, et le ressenti ou l'affirmation» d'une pression migratoire insoutenable donnent à cette campagne «un côté anachronique», constate le démographe Hervé Le Bras.

Et quand bien même faudrait-il répondre en se basant purement sur les chiffres, le compte n'y est pas, explique-t-il.

«En 2019, selon l'Insee, il y a eu 109.000 immigrés de plus en France. Alors sur 67 millions de Français, combien de temps faudra-t-il pour qu'il y ait un grand remplacement ?»

«L'impression qu'on est nuisibles»

A moins de deux mois de l'élection présidentielle, les débats sur l'immigration «donnent la migraine» à Georgette*, une travailleuse sans-papiers ivoirienne déjà éprouvée par deux années de pandémie, qui préfère souvent laisser sa télévision éteinte.

«C'est trop. On a l'impression qu'on est juste nuisibles, qu'on n'apporte rien à la société», s'agace cette employée d'une société de nettoyage de 36 ans, qui vit en région parisienne.

«On prend soin de leurs enfants, on prend soin de leurs parents, on prend soin de leurs maisons» dit-elle, soupirant à l'évocation du nom d’Éric Zemmour. «Je veux dire à monsieur Zemmour que quand vous arrivez dans vos bureaux propres, c'est grâce à nous !».

Traditionnel enjeu de campagne, l'immigration est devenue un sujet plus électrique encore après l'entrée en lice à l'automne du polémiste et la droitisation des débats. Plusieurs candidats de tous bords ont depuis multiplié les prises de paroles, suscitant parfois la polémique.

Georgette est arrivée d'Abidjan «un 24 décembre» il y a sept ans, laissant sur place ses deux enfants. Elle espère une régularisation par son travail, grâce à une circulaire permettant de la demander si l'on dispose d'un certain nombre de fiches de paie et d'une présence d'au moins trois ans sur le sol français.

Mais l'angoisse du durcissement des règles contre les sans-papiers -qui sont entre 600.000 et 700.000 en France, selon le ministère de l’Intérieur- plane dans son esprit et les prises de parole sans fard d’Éric Zemmour l'inquiètent.

«Zemmour, c'est le pire»

«Zemmour, c'est le pire», acquiesce Yakouba, venu du Mali il y a cinq ans, peu surpris de «l'agressivité» d'un homme «capable de faire des doigts d'honneur comme à Marseille», en référence à une visite mouvementée en novembre dans la cité phocéenne.

Lui aussi espère la régularisation grâce à son emploi de plongeur dans un restaurant parisien, même si les délais de rendez-vous en préfecture sont parfois extrêmement longs.

En pleine épidémie de Covid-19, entre la mi-mars et la fin 2020, il a pu compter sur très peu de ressources, étant sans emploi stable et exclu du «quoi qu'il en coûte» gouvernemental. Non déclarés par leur employeur, les travailleurs au noir n'ont souvent pu toucher aucune aide du gouvernement, et donc aucun chômage partiel.

La misère et la faim ont particulièrement touché ces travailleurs enserrés par la précarité durant cette période.

«Le gouvernement a parlé de tout le monde sauf des sans-papiers, alors qu'on faisait partie des premiers de corvée, sinon on n'avait pas de revenus», s'énerve Anthioumane Touré, un ancien agent de nettoyage dans le métro.

Après un contrôle d'identité à Montpellier pendant une manifestation, il est sous le coup d'une procédure d'expulsion vers le Mali, qu'il a quitté il y a six ans.

Employé de la «deuxième ligne» pendant la première vague dans un supermarché Carrefour de banlieue parisienne, Gollé Sylla, un Malien de 33 ans, confie pour sa part se sentir «complètement abandonné» par la France.

En décembre, il a demandé à son employeur la signature d'un document indispensable à son dossier de régularisation, révélant au passage qu'il travaillait jusqu'alors sous alias, c'est-à-dire grâce aux papiers d'une autre personne en règle.

Il s'agit d'une pratique courante chez les sans-papiers afin d'obtenir les fiches de paie nécessaires à la demande de régularisation par le travail. En 2019, 40.000 titres de séjour pour motifs économiques ont été délivrés. Mais en retour, il s'est vu notifier une procédure de rupture de contrat.

«Ce sont les oubliés», regrette auprès de l'AFP Marilyne Poulain, responsable du collectif migrants à la CGT. De plus, «en ayant tenu le pays à bout de bras ils se retrouvent stigmatisés dans une grande partie des discours des personnes qui se présentent à l'élection présidentielle».

La syndicaliste rappelle que le gouvernement a permis en 2021 à de nombreux ressortissants étrangers mobilisés contre la crise sanitaire d'être naturalisés, mais seulement lorsqu'ils étaient en situation régulière.

Face au climat politique actuel, «on n'a pas de défense», reconnait Amadou, un Sénégalais de 30 ans, employé d'un restaurant des beaux quartiers parisiens. «On n'osera jamais aller à la télévision dire ce qu'on en pense.»

*Les personnes dont seul le prénom apparaît ont souhaité ne pas révéler leur nom de famille

L'immigration en cinq chiffres

Voici cinq chiffres illustrant l'immigration en France, sujet omniprésent dans les débats à moins de cinquante jours de l'élection présidentielle.

7,6% d'étrangers

La France compte 5,1 millions d'étrangers (non naturalisés), soit 7,6% de la population (contre 6,5% en 1975 et 4,4% en 1946), selon l'Insee.

Parmi eux, 800.000 sont nés en France de nationalité étrangère. En vertu du droit du sol, ceux-ci acquièrent automatiquement la nationalité française à leur majorité s'ils remplissent certaines conditions.

Cette part d'étrangers classe la France 15e sur 27 dans l'Union européenne, selon Eurostat, légèrement en-dessous de la moyenne de l'UE (8,2%) et derrière les autres grands pays de l'UE: Allemagne (12,5%), Espagne (11%) et Italie (8,4%).

110.000 personnes deviennent françaises chaque année

Au cours de la dernière décennie, autour de 110.000 personnes ont acquis la nationalité française chaque année, selon l'Insee. La moitié environ l'acquiert par naturalisation, environ un quart par mariage et un autre quart par déclaration anticipée (un mineur étranger né en France peut demander la nationalité avant sa majorité).

Les acquisitions de la nationalité ont nettement diminué par rapport à la décennie précédente, puisqu'elles oscillaient autour des 140.000 par an entre 2000 et 2010.

Selon Eurostat, en 2019 la France était en proportion le 10e pays de l'UE en matière d'acquisition de la nationalité, à égalité avec l'Allemagne mais derrière l'Italie ou l'Espagne.

272.000 titres de séjours

En 2021, les titres de séjour accordés par la France ont presque retrouvé leur niveau d'avant la crise sanitaire liée au Covid-19, avec 272.000 délivrances, selon le ministère de l'Intérieur. Ils ont été émis pour l'essentiel sur des motifs familiaux (88.000) ou étudiants (85.000).

La crise a en revanche fait chuter les demandes d'asile. 122.000 ont été déposées en 2021, un cumul qui, quoiqu'en hausse par rapport à 2020, reste très inférieur aux 151.000 demandes de 2019. Les trois principaux pays d'origine sont l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire et le Bangladesh.

La France est, en proportion de sa population, le 11e pays ayant reçu le plus de demandes d'asile, selon Eurostat (données 2020).

10.000 expulsions

En 2021, un peu plus de 10.000 étrangers en situation irrégulière ont été expulsés par la contrainte du territoire français, toujours selon le ministère. Ces "éloignements forcés" sont en nette baisse depuis la crise puisqu'ils avaient culminé à près de 19.000 en 2019.

Les expulsions sont rendues plus compliquées par "la fermeture des frontières, les refus de test Covid (obligatoire pour renvoyer vers certains pays) et les refus de laissez-passer consulaires par les pays d'origine", selon le ministère de l'Intérieur.

Outre les expulsions, près de 7.000 étrangers en situation irrégulière ont quitté la France en 2021 de leur plein gré.

Il n'y a pas de chiffres officiels du nombre d'étrangers en situation irrégulière en France mais le nombre de bénéficiaires de l'Aide médicale d’État, qui leur est dédiée pour les soins médicaux, sert d'indicateur officieux (383.000 en 2020).

Un excédent budgétaire de 1% du PIB

Les immigrés contribuent au budget français à hauteur de 1,02% du PIB, selon une étude de l'OCDE publiée en octobre qui porte sur 25 pays développés pour la période 2006-2018.

Cela veut dire que les impôts et cotisations versées par la population immigrée font plus que compenser les prestations et services publics dont ils bénéficient (hors budget de la défense et remboursement de la dette publique).

Cet excédent est toutefois moins élevé en France que dans la moyenne des pays étudiés (1,56% du PIB), en raison d'une population immigrée plus vieillissante.


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.