Le Maroc créé une région militaire à sa frontière avec l'Algérie

Photo d'illustration. Une photo prise depuis la région marocaine d'Oujda montre des gardes-frontières algériens patrouillant le long de la frontière avec le Maroc le 4 novembre 2021. (AFP)
Photo d'illustration. Une photo prise depuis la région marocaine d'Oujda montre des gardes-frontières algériens patrouillant le long de la frontière avec le Maroc le 4 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 21 février 2022

Le Maroc créé une région militaire à sa frontière avec l'Algérie

  • La création de la nouvelle zone militaire survient dans une période de tensions entre Rabat et Alger, notamment au sujet du Sahara occidental et le récent rapprochement entre le Maroc et Israël
  • En août dernier, après des mois de frictions, Alger a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc

RABAT: Le Maroc a créé une nouvelle région militaire le long de sa frontière avec l'Algérie, en pleine tension entre les deux voisins du Maghreb, a indiqué lundi la revue officielle de l'armée.

Le territoire marocain, qui était jusque-là divisé en deux régions militaires, nord et sud, se découpe désormais en trois secteurs militaires avec la création de la nouvelle "zone est", le long de la frontière orientale avec l'Algérie.

Le commandement de cette zone a été confié au général de division Mohammed Miqdad, dont la cérémonie d'investiture a eu lieu le 5 janvier, a précisé la revue des Forces armées royales (FAR) dans sa dernière édition.

"La création de cette entité a pour objectif d'assurer la cohérence du commandement, du contrôle et du soutien des composantes terrestres, aériennes et maritimes des FAR", et leur donner "plus de souplesse et de liberté d'action nécessaires à l'accomplissement des différentes missions", selon la même source.

La création de la nouvelle zone militaire survient dans une période de tensions entre Rabat et Alger, notamment au sujet du Sahara occidental et le récent rapprochement entre le Maroc et Israël. 

En août dernier, après des mois de frictions, Alger a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, l'accusant "d'actions hostiles". Rabat a regretté une décision "complètement injustifiée".

La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Rabat, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu, mais jamais concrétisé.

Le Polisario a affirmé avoir tué douze militaires marocains en février lors de différentes attaques dans le territoire disputé.

Les autorités marocaines s'abstiennent généralement de réagir aux allégations du Front Polisario.

A la mi-novembre 2020, un cessez-le-feu en vigueur depuis 29 ans au Sahara occidental a volé en éclats après le déploiement de troupes marocaines à l'extrême sud du territoire pour déloger des indépendantistes qui bloquaient la seule route vers la Mauritanie. Selon eux, elle est illégale car inexistante lors de la signature des accords de 1991.

Depuis, le Polisario se dit "en état de guerre de légitime défense" et publie un bulletin quotidien de ses opérations.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.