La frappe aérienne à Saada a visé une «cible militaire légitime», affirme la coalition

Le bâtiment détruit dans une frappe aérienne à Saada, au nord du Yémen, le 27 janvier 2022, était utilisé par les Houthis pour lancer des attaques sur des régions civiles, a déclaré la coalition le jeudi. (Photo, AFP)
Le bâtiment détruit dans une frappe aérienne à Saada, au nord du Yémen, le 27 janvier 2022, était utilisé par les Houthis pour lancer des attaques sur des régions civiles, a déclaré la coalition le jeudi. (Photo, AFP)
Des partisans du mouvement terroriste houthi du Yémen brandissent des armes lors d'un rassemblement à Sanaa le 27 janvier 2022. (Photo, AFP / Mohammed Huwais)
Des partisans du mouvement terroriste houthi du Yémen brandissent des armes lors d'un rassemblement à Sanaa le 27 janvier 2022. (Photo, AFP / Mohammed Huwais)
Short Url
Publié le Vendredi 28 janvier 2022

La frappe aérienne à Saada a visé une «cible militaire légitime», affirme la coalition

  • Le porte-parole de la coalition accuse la milice Houthi diffuser des informations mensongères
  • Le commandement des forces conjointes est prêt à présenter les faits aux équipes humanitaires et de la Croix-Rouge des Nations unies

RIYADH: La Coalition pour rétablir la légitimité au Yémen a nié vendredi avoir pris pour cible une prison à Saada et a accusé la milice Houthi de tenter d'induire le public en erreur.

Les responsables houthis ont affirmé jeudi que les frappes aériennes de la coalition la semaine dernière avaient tué environ 90 personnes et en avaient blessé plus de 200 à la prison de Saada.

Dans un communiqué diffusé par la chaine de télévision Al-Ekhbariyah, le porte-parole de la coalition, le général de brigade Turki al-Malki, a affirmé que l’endroit visé était en camp de sécurité spécial des Houthis, qui est une «cible militaire légitime».

Al-Maliki a cité un rapport de l’équipe d’évaluation conjointe des accidents, daté du 27 janvier 2022, après avoir enquêté sur la revendication des Houthis.

Le rapport indique qu’il y a quatre endroits identifiés comme des prisons dans la liste d’interdiction de frappe du commandement des forces conjointes à Saada, qui sont tous utilisés par la «milice terroriste Houthi» pour lancer des «attaques transfrontalières visant des civils et des biens civils».

La prison la plus proche est située à 1,8 kilomètres du site visé par une frappe aérienne de la coalition.

«Ce que la milice terroriste a annoncé et diffusé dans ses médias est une tentative flagrante d'induire en erreur l'opinion publique concernant la véritable activité de l’emplacement dans le but de s’attirer la sympathie des organisations de l’ONU et des ONGI», a déclaré Al-Maliki dans le communiqué.

Il a assuré que le commandement des forces conjointes «applique les normes de ciblage les plus élevées».

La coalition s’est dite prête à faire la lumière sur cette question avec des représentants du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et de la Croix-Rouge.

«La milice terroriste Houthi porte l’entière responsabilité dans le cas où elle utilise des civils comme boucliers humains dans ses sites militaires», a ajouté Al-Maliki.

Les combats se sont intensifiés ces dernières semaines, avec davantage de frappes aériennes sur ce que la coalition appelle des cibles militaires houthies.

La milice houthie soutenue par l'Iran a intensifié ses attaques de missiles et de drones contre les Émirats arabes unis et ses tirs transfrontaliers contre l'Arabie saoudite voisine.

La coalition avait auparavant accusé les Houthis d'utiliser des centres civils comme bouclier contre des frappes légitimes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis débloquent 117 millions de dollars pour les Forces libanaises

Drapeau américain agitant isolément sur fond blanc (Photo iStock)
Drapeau américain agitant isolément sur fond blanc (Photo iStock)
Short Url
  • Selon un communiqué du département d'État, ces fonds doivent aider les Forces armées libanaises (FAL) et les Forces de sécurité intérieure (FSI, chargées du maintien de l'ordre) à « garantir la souveraineté du Liban dans tout le pays ».
  • C'est ce dernier qui est à l'origine de la réunion des donateurs internationaux qui a eu lieu jeudi « avec partenaires et alliés pour évoquer le soutien crucial à la sécurité du Liban afin de pérenniser la cessation des hostilités avec Israël ».

WASHINGTON : Lles États-Unis ont annoncé  samedi le transfert de 117 millions de dollars destinés à soutenir les forces de l'ordre et l'armée libanaises, à l'issue d'une réunion de donateurs internationaux, jeudi.

Selon un communiqué du département d'État, ces fonds doivent aider les Forces armées libanaises (FAL) et les Forces de sécurité intérieure (FSI, chargées du maintien de l'ordre) à « garantir la souveraineté du Liban dans tout le pays ».

C'est ce dernier qui est à l'origine de la réunion des donateurs internationaux qui a eu lieu jeudi « avec partenaires et alliés pour évoquer le soutien crucial à la sécurité du Liban afin de pérenniser la cessation des hostilités avec Israël ».

Un cessez-le-feu a pris effet fin novembre entre le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah et Israël, après plus d'un an de bombardements de part et d'autre, ainsi qu'une incursion des forces israéliennes en territoire libanais à partir de fin septembre.

L'enveloppe annoncée samedi par le département d'État « démontre son engagement à continuer à travailler avec ses partenaires et alliés pour s'assurer que le Liban bénéficie du soutien nécessaire pour renforcer la sécurité du pays et de la région ».

Samedi, le président libanais, Joseph Aoun, a réclamé le retrait de l'armée israélienne « dans les délais fixés » par l'accord de cessez-le-feu.

Ce dernier prévoit le déploiement de l'armée libanaise aux côtés des Casques bleus dans le sud du pays et le retrait de l'armée israélienne dans un délai de 60 jours, soit d'ici au 26 janvier.

Le Hezbollah doit, pour sa part, retirer ses forces au nord du fleuve Litani, à environ 30 km de la frontière libano-israélienne. 


Manifestation pour revendiquer la libération de l'opposante Abir Moussi

Des partisans d'Abir Moussi, chef du Parti Destourien Libre (PDL), participent à une manifestation demandant sa libération, à Tunis le 18 janvier 2025. (Photo FETHI BELAID / AFP)
Des partisans d'Abir Moussi, chef du Parti Destourien Libre (PDL), participent à une manifestation demandant sa libération, à Tunis le 18 janvier 2025. (Photo FETHI BELAID / AFP)
Short Url
  • Plusieurs centaines de sympathisants du Parti destourien libre (PDL), qui revendique l'héritage des autocrates Bourguiba et Ben Ali, ont manifesté samedi en Tunisie pour réclamer la libération de leur dirigeante, l'opposante Abir Moussi.
  • Soupçonnée d'avoir voulu rétablir un pouvoir similaire à celui de Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011 par la première révolte du Printemps arabe.

TUNIS : Plusieurs centaines de sympathisants du Parti destourien libre (PDL), qui revendique l'héritage des autocrates Bourguiba et Ben Ali, ont manifesté samedi en Tunisie pour réclamer la libération de leur dirigeante, l'opposante Abir Moussi.

Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Liberté pour Abir » ou « Nous sommes des opposants, pas des traîtres ! », ils étaient entre 500 et 1 000, selon des journalistes de l'AFP. Beaucoup portaient des drapeaux tunisiens et des photos de la dirigeante du PDL.

Ils ont critiqué virulemment à la fois le président Kaïs Saied et le parti islamo-conservateur d'opposition Ennahdha. Mme Moussi, ex-députée de 49 ans, est en détention depuis son arrestation le 3 octobre 2023 devant le palais présidentiel, où, selon son parti, elle était venue déposer des recours contre des décrets de M. Saied.

Mme Moussi fait l'objet de plusieurs accusations, dont celle particulièrement grave de tentative « ayant pour but de changer la forme de l'État », soupçonnée d'avoir voulu rétablir un pouvoir similaire à celui de Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011 par la première révolte du Printemps arabe.

Les manifestants ont dénoncé le décret 54 sur les « fausses nouvelles », en vertu duquel Mme Moussi est poursuivie dans cette affaire, et dont l'interprétation très large a entraîné l'incarcération depuis septembre 2022 de dizaines de politiciens, d'avocats, de militants ou de journalistes.

Pour Thameur Saad, dirigeant du PDL, emprisonner Mme Moussi pour des critiques envers l'Isie « n'est pas digne d'un pays se disant démocratique ». « Les prisons tunisiennes sont désormais remplies de victimes du décret 54 », a renchéri à l'AFP Karim Krifa, membre du comité de défense de Mme Moussi.

D'autres figures de l'opposition, dont le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, sont également emprisonnées.

Depuis le coup de force de M. Saied à l'été 2021, l'opposition et les ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et des libertés en Tunisie. Le chef de l'État a été réélu à une écrasante majorité de plus de 90 % des voix le 6 octobre, lors d'un scrutin marqué toutefois par une participation très faible (moins de 30 %).


L'Égypte annonce que 50 camions-citernes de carburant entreront chaque jour dans la bande de Gaza

Le ministère palestinien de la Santé a déclaré qu'une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, a tué cinq personnes mardi, l'armée israélienne confirmant avoir mené une attaque dans la région. (Photo d'archives de l'AFP)
Le ministère palestinien de la Santé a déclaré qu'une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, a tué cinq personnes mardi, l'armée israélienne confirmant avoir mené une attaque dans la région. (Photo d'archives de l'AFP)
Short Url
  • Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a annoncé samedi que 50 camions-citernes chargés de carburant devaient entrer dans la bande de Gaza à partir de dimanche, marquant le début du cessez-le-feu.
  • M. Abdelatty, dont le pays, le Qatar et les États-Unis ont servi de médiateur, a déclaré que l'accord prévoyait « l'entrée de 600 camions par jour dans la bande, dont 50 de carburant ».

LE CAIRE : Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a annoncé samedi que 50 camions-citernes chargés de carburant devaient entrer dans la bande de Gaza à partir de dimanche, marquant le début du cessez-le-feu.

M. Abdelatty, dont le pays, le Qatar et les États-Unis ont servi de médiateur, a déclaré que l'accord prévoyait « l'entrée de 600 camions par jour dans la bande, dont 50 de carburant ».

La trêve devrait entrer en vigueur dimanche à 13 h 30 GMT, ouvrant ainsi la voie à un afflux massif d'aide, selon les médiateurs.

Des centaines de camions sont garés du côté égyptien du poste frontière de Rafah, un point d'entrée autrefois vital pour l'aide humanitaire, fermé depuis mai, lorsque les forces israéliennes ont pris le contrôle du côté palestinien du point de passage.

Au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérian, M. Abdelatty a déclaré : « Nous espérons que 300 camions se rendront au nord de la bande de Gaza », où des milliers de personnes sont bloquées dans des conditions que les agences humanitaires qualifient d'apocalyptiques.

Les travailleurs humanitaires ont mis en garde contre les obstacles monumentaux qui pourraient entraver les opérations d'aide, notamment la destruction des infrastructures qui traitaient auparavant les livraisons.