Pub : Une plainte américaine accuse les patrons de Google et Meta d'avoir passé un accord anticoncurrentiel

Cette photo prise le 28 octobre 2021 montre le logo META sur un écran d'ordinateur portable à Moscou alors que le chef de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé que le nom de la société mère allait être changé en "Meta".(AFP)
Cette photo prise le 28 octobre 2021 montre le logo META sur un écran d'ordinateur portable à Moscou alors que le chef de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé que le nom de la société mère allait être changé en "Meta".(AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Pub : Une plainte américaine accuse les patrons de Google et Meta d'avoir passé un accord anticoncurrentiel

  • Une coalition d'États emmenés par le Texas a déposé vendredi dans un tribunal de New York une nouvelle version du texte de poursuites initialement lancées contre Google en décembre 2020
  • Les documents juridiques révélés vendredi font clairement référence aux patrons de Google, Sundar Pichai et Philipp Schindler, ainsi qu'à Sheryl Sandberg pour Facebook

SAN FRANCISCO:  Les dirigeants les plus hauts-placés de Google et de Meta (maison-mère de Facebook) étaient directement impliqués dans un accord illégal passé en 2018 pour asseoir leur domination du marché de la publicité en ligne, d'après des accusations d'États américains.

Une coalition d'États emmenés par le Texas a déposé vendredi dans un tribunal de New York une nouvelle version du texte de poursuites initialement lancées contre Google en décembre 2020.

Selon leurs accusations, le géant de la recherche en ligne a cherché à évincer toute concurrence en manipulant les ventes aux enchères publicitaires - le système ultra perfectionné qui détermine quelles publicités s'affichent sur les pages web en fonction du profil anonymisé de l'internaute.

Les documents juridiques révélés vendredi font clairement référence aux patrons de Google, Sundar Pichai et Philipp Schindler, ainsi qu'à Sheryl Sandberg pour Facebook, même si son nom est barré d'un épais trait noir.

"Ces négociations ont débouché en septembre 2018 sur un accord entre Google et Facebook signé par Philipp Schindler, vice-président et directeur des ventes et opérations de la branche publicité de Google, et Madame (nom barré, ndlr), directrice des opérations et membre du conseil d'administration de Facebook, qui avait elle-même un temps dirigé la publicité chez Google", détaillent les procureurs des États.

"Le directeur général de Google, Sundar Pichai, a aussi personnellement approuvé les termes de l'accord", ajoutent-ils. 

La plainte cite un mail adressé par Sheryl Sandberg à Mark Zuckerberg, où elle décrit le projet comme "stratégiquement très important".

Selon le parquet, Google craignait qu'un système alternatif d'attribution des espaces publicitaires ne soit adopté trop largement, permettant aux éditeurs de sites de contourner ses commissions. Le groupe californien aurait alors convaincu son voisin de faire alliance.

"L'accord non-exclusif passé avec Google et les accords similaires que nous avons avec d'autres plateformes d'enchères ont aidé à renforcer la concurrence pour les placements publicitaires", a réagi un porte-parole de Meta.

"Ces relations professionnelles permettent à Meta de proposer plus de valeur aux annonceurs tout en compensant les éditeurs de façon équitable: tout le monde y gagne", a-t-il continué.

Google a de son côté dénoncé une plainte "truffée d'inexactitudes et sans fondement juridique". "La publicité en ligne est un secteur extrêmement concurrentiel, ce qui a permis de réduire les frais publicitaires et donné davantage de choix aux éditeurs et annonceurs. Nous continuerons de nous défendre fermement contre ces allégations infondées devant les tribunaux", a indiqué une porte-parole samedi à l'AFP.

Sur le rôle joué par Sundar Pichai, elle a précisé que "chaque année des centaines d'accords qui ne nécessitent pas l'approbation du PDG" sont signés. "Ce n'était pas différent dans ce cas-là. Et contrairement aux affirmations du procureur général, cet accord n'a jamais été un secret (...)".

Les deux colosses de la tech, comme Apple et Amazon, sont accusés d'abus de position dominante par un nombre croissant d'autorités aux États-Unis.

Google détient 28,6% du marché publicitaire numérique mondial en 2021, selon le cabinet eMarketer, juste devant son voisin Facebook et ses 23,7% de parts du gâteau.


L'Arabie saoudite signe un accord de plus de SAR 40 milliards pour développer l'infrastructure de 11 villes

L'accord a été signé en marge de l'exposition (Photo, SPA).
L'accord a été signé en marge de l'exposition (Photo, SPA).
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  • Cet accord prévoit plus de 150 000 unités de logement de tailles et de conceptions différentes
  • La société est le principal catalyseur du secteur du développement immobilier et le plus grand promoteur de banlieues et de communautés résidentielles

RIYAD: Le ministère saoudien des Affaires municipales et rurales et du logement a signé un accord avec la Société nationale du logement d'une valeur de plus de 40 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,27 euro) pour développer l'infrastructure de 11 villes du Royaume.
L'accord, qui porte sur le financement et le développement d'un portefeuille de projets entre le ministère et la Société nationale du logement, a été signé lors d'une cérémonie qui s'est déroulée sous le patronage du ministre des Affaires municipales et rurales et du logement, Majid al-Hogail, et en présence du ministre du Tourisme, Ahmed al-khatib, du ministre de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abderrahmane al-Fadhli, et du ministre des Transports et de la logistique, Saleh al-Jasser.
Cet accord prévoit plus de 150 000 unités de logement de tailles et de conceptions différentes, couvrant 11 villes du Royaume. Il couvre également une superficie de plus de 90 millions de mètres carrés, tandis qu'environ 54 millions de mètres carrés seront alloués aux espaces verts et ouverts, aux établissements publics, aux réseaux routiers et aux transports publics.
La capacité démographique résultant de cet accord atteindra 750 000 personnes.
La Société nationale du logement, en partenariat avec des promoteurs, investira plus de 40 milliards de riyals saoudiens dans le portefeuille de ces projets afin de mettre en place une infrastructure complète, de fournir des services et de développer une gamme d'installations de qualité de vie. 
La société est le principal catalyseur du secteur du développement immobilier et le plus grand promoteur de banlieues et de communautés résidentielles. Elle vise à accroître l'offre immobilière dans le Royaume avec diverses options de logement. Tout cela s’inscrit dans le contexte des efforts de la société afin d’atteindre les objectifs du programme de logement dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, en portant à 70 % la proportion de familles saoudiennes propriétaires de leurs propres logements.
La signature de l'accord s'est déroulée en marge de l'exposition des projets des villes distinguées sous le patronage du roi Salmane, qui est organisée par le Ministère des Affaires municipales et rurales et du logement du 24 au 28 septembre à Riyad, et à laquelle la Société nationale du logement participe en tant que sponsor stratégique. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Au moins trois candidats à la reprise de M6

Le logo de la chaîne de télévision française "M6" (Photo, AFP).
Le logo de la chaîne de télévision française "M6" (Photo, AFP).
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  • Selon le Point, les trois candidats ont tous déposé une offre supérieure à 19,2 euros par action
  • Début 2021, Bertelsmann avait fait le choix risqué d'une fusion de M6 avec sa rivale TF1

PARIS: Au moins trois propositions de reprise du groupe M6 ont été déposées auprès du groupe Bertelsmann, selon des informations du Point samedi confirmées à l'AFP par des sources concordantes.

Les propositions ont été déposées par un tandem formé par Xavier Niel (groupe Iliad) et MediaForEurope (le groupe de télévision fondé par Silvio Berlusconi), par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, déjà présent dans plusieurs médias français, et par FL Entertainment, le groupe coté de production audiovisuelle et de paris sportifs contrôlé par le Français Stéphane Courbit, associé notamment pour l'occasion à Rodolphe Saadé, le patron du géant du transport maritime CMA-CGM.

Selon le Point, les trois candidats ont tous déposé une offre supérieure à 19,2 euros par action, soit un investissement de 1,1 milliard d'euros pour racheter la participation du géant allemand dans M6.

Contacté samedi par l'AFP, RTL Group n'a souhaité faire aucun commentaire.

A travers sa filiale RTL Group, Bertelsmann détient quelque 48% du capital du groupe M6 (les chaînes TV M6, W9, 6ter, Teva, Gulli et les radios RTL, RTL2, Fun Radio).

Début 2021, Bertelsmann, qui souhaite se désengager du marché français, avait fait le choix risqué d'une fusion de M6 avec sa rivale TF1.

Mais ce mariage a été subitement annulé il y une semaine face aux réticences de l'autorité française de la concurrence, qui subordonnait son feu vert à la cession des chaînes TF1 ou M6 à un autre acteur, pour éviter la création d'un mastodonte qui aurait, selon elle, faussé notamment le marché de la publicité.

Suite à cette annulation, Bertelsmann a lancé un nouveau "test de marché". Il avait invité les groupes intéressés par la reprise de M6 à se manifester avant vendredi après-midi.

Le groupe allemand affirme n'être "pas pressé" de vendre, et être prêt à garder sa participation dans M6 si les offres à la reprise lui paraissent insuffisantes.

Mais les décisions devront être prises rapidement, car du fait de la législation française sur les chaînes de télévision, M6 ne pourra plus changer d'actionnaire pendant 5 ans après le renouvellement de son autorisation de diffusion, qui expire en mai 2023.


La Suisse doit détruire 10 millions de doses de vaccin Moderna

Un flacon de vaccin Moderna Covid-19 (Photo, AFP).
Un flacon de vaccin Moderna Covid-19 (Photo, AFP).
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  • 2,5 millions de doses sont toujours stockés sur une base logistique de l'armée
  • La Suisse a vacciné près de 70% de sa population

GENÈVE: La Suisse est contrainte de détruire 10,3 millions de doses du vaccin Moderna contre le Covid-19, dont la date de péremption a été atteinte plus tôt dans la semaine, a annoncé samedi le ministère helvète de la Santé.

Le ministère précise ne pas avoir d'autres choix dans la mesure où les doses ont expiré mercredi, selon des propos rapportés par l'agence de presse suisse Keystone-ATS, confirmant une information du site d'informations Beobachter selon qui le coût des doses destinées à être détruites s’élevait à quelque 280 millions de francs suisses (294 millions d'euros).

Par ailleurs, 2,5 millions de doses sont toujours stockés sur une base logistique de l'armée, et 7,8 millions sont gardés dans un dépôt en Belgique, a précisé le ministère, qui a souligné que sa stratégie d'approvisionnement en vaccins dès le début, a consisté à commander plus de doses que nécessaire pour les 8,7 millions d'habitants en Suisse.

Le pays a ainsi commandé des doses de différentes laboratoires pour éviter de devenir dépendant de vaccins qui pourraient s'avérer inefficaces, échapper aux problèmes de livraisons ou contrats non respectés.

En juin, le site de Swissinfo news avait estimé que le pays helvète disposait d'un excédent de 38 millions de doses des différents vaccins contre le Covid, qui expireraient avant la fin de l'année.

Le ministère a indiqué qu'environ 3,5 millions de doses du nouveau vaccin Moderna, seraient disponibles lorsque la Suisse lancera sa prochaine campagne de rapport le mois prochain.

La Suisse, qui a déploré 13.556 décès liés au Covid-19 depuis le début de la pandémie, a vacciné près de 70% de sa population.