France: record historique pour les créations d'entreprises en 2021

Stanislas Maximin, le PDG de 22 ans de Venture Orbital Systems, une start-up avec l'ambition de produire des lacers micro-satellites, pose avec une maquette à l'échelle 1/4 du lanceur ZEPHYR qui sera capable d'envoyer en orbite à une d'altitude d'environ 600 km, avec des satellites pesant 70 kilogrammes d'ici 2024, dans son usine encore vide de la ville française de Reims le 19 octobre 2021. (Francois Nascimbeni/AFP)
Stanislas Maximin, le PDG de 22 ans de Venture Orbital Systems, une start-up avec l'ambition de produire des lacers micro-satellites, pose avec une maquette à l'échelle 1/4 du lanceur ZEPHYR qui sera capable d'envoyer en orbite à une d'altitude d'environ 600 km, avec des satellites pesant 70 kilogrammes d'ici 2024, dans son usine encore vide de la ville française de Reims le 19 octobre 2021. (Francois Nascimbeni/AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 14 janvier 2022

France: record historique pour les créations d'entreprises en 2021

  • Au total, il s'est créé 995.868 entreprises en France l'an passé, contre 848.164 en 2020, qui avait déjà été une année record
  • Comme les années précédentes, la dynamique de l'entrepreneuriat a été tirée en 2021 par les nouvelles immatriculations d'auto-entrepreneurs

PARIS : Le nombre de créations d'entreprises en France a augmenté de 17,4% en 2021, frôlant le million et établissant un nouveau record historique, mais s'est tassé en fin d'année, a rapporté vendredi l'Insee.

Au total, il s'est créé 995.868 entreprises en France l'an passé, contre 848.164 en 2020, qui avait déjà été une année record.

La forte hausse des créations d'entreprises l'an dernier s'explique par «le niveau particulièrement bas des créations pendant le premier confinement en 2020», selon le communiqué de l'Insee.

Comme les années précédentes, la dynamique de l'entrepreneuriat a été tirée en 2021 par les nouvelles immatriculations d'auto-entrepreneurs, qui ont dépassé les 640.000, en hausse de 17%, mais aussi par celles de nouvelles sociétés, en hausse de 24,3% à plus de 270.000.

A l'inverse le statut d'entreprise individuelles classique est moins attractif, les immatriculations ne progressant que de 1,7% sur l'année, et reculant même de 12,3% au quatrième trimestre.

En 2021, les créations d'entreprises qui ont le plus augmenté sont celles de services aux ménages, en hausse 30%, d'activités financières et assurance (+30,6%), d'information et communication (+25,4%) et de transports et entreposage (+24,9%). Cette dernière catégorie comprend notamment les livraisons à domicile, qui ont explosé avec la crise sanitaire.

Mais l'ensemble de créations d'entreprises a reculé de 1,4% au quatrième trimestre par rapport au dernier trimestre 2020 notamment en raison d'un tassement de la sous-catégorie «autres activités de poste et de courrier» - dont font partie les livraisons - et qui enregistre 9.300 créations de moins sur un an, signe que le boom des nouvelles immatriculations de livreurs a pris fin.

Les créations de sociétés ont elles continué à progresser, de 7,7%, sur cette période.

Enfin, après une baisse de 3,6% en novembre, les créations d'entreprises ont rebondi de 0,8% sur un mois en décembre, notamment grâce aux secteurs du soutien aux entreprises (+5,3%) et de la construction (+5,6%).

Le mois dernier, les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui représentent 64,4% du total, ont augmenté de 2,7%, tandis que celles d'entreprises individuelles classiques ont fléchi de 2,4%.


La Chine condamne l'interdiction «sans fondement» de la 5G de Huawei au Canada

Le logo Huawei dans le magasin phare de Shenzhen, dans la province méridionale du Guangdong en Chine (Photo, AFP).
Le logo Huawei dans le magasin phare de Shenzhen, dans la province méridionale du Guangdong en Chine (Photo, AFP).
Short Url
  • Après des années de tergiversation, le Canada a décidé jeudi de bannir les deux groupes de son réseau 5G
  • Le Canada interdisait déjà à Huawei de participer aux appels d'offres du gouvernement pour des équipements réseaux de base, comme les routeurs

PEKIN: Pékin a fustigé vendredi la décision "sans fondement" du Canada d'exclure de son réseau 5G les géants chinois des télécoms Huawei et ZTE au nom de la sécurité nationale.

Les Etats-Unis pressent leurs alliés de renoncer à ZTE et surtout Huawei pour équiper leurs réseaux 5G, arguant que Pékin pourrait utiliser ces firmes pour surveiller les communications et trafics de données d'un pays.

Après des années de tergiversation, le Canada a décidé jeudi de bannir les deux groupes de son réseau 5G.

"Cela fait suite à un examen complet par nos agences de sécurité et en consultation avec nos alliés les plus proches", a justifié jeudi le ministre de l'Industrie François-Philippe Champagne.

Pékin a fait part vendredi de son mécontentement.

"La Chine s'oppose fermement" à cette décision, a dit devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. Le porte-parole a assuré que son pays prendrait "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les entreprises chinoises. 

M. Wang n'a pas précisé en quoi elles pourraient consister.

Le Canada interdisait déjà à Huawei de participer aux appels d'offres du gouvernement pour des équipements réseaux de base, comme les routeurs.


Un futurologue affirme que «les économies virtuelles valent déjà 130 milliards de dollars»

Cette photo d'archive montre une exposition de la Gitex Technology Week au Dubai World Trade Centre. Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont pris plusieurs initiatives pour stimuler le secteur numérique. (Shutterstock)
Cette photo d'archive montre une exposition de la Gitex Technology Week au Dubai World Trade Centre. Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont pris plusieurs initiatives pour stimuler le secteur numérique. (Shutterstock)
Short Url
  • Lors du discours qu’il a prononcé à Dubaï à l'occasion de l'événement Top CEO, M. Raford a déclaré que les gens devraient investir dans les jeux vidéo
  • Fady Kassatly, associé d’Enterprise Solutions and Cloud, KPMG, a déclaré que le métavers n'est autre que la prochaine évolution et qu’il modifiera notre mode de vie

DUBAΪ: Même si le monde des affaires est de plus en plus fasciné par le métavers, Noah Raford, futurologue en chef et responsable des affaires mondiales à la Dubai Future Foundation, affirme que les jeux, le Web3 (génération d’Internet qui exploite la technologie de la blockchain, NDLR) et les économies virtuelles sont les domaines où se trouve l'argent intelligent.
Lors du discours qu’il a prononcé à Dubaï à l'occasion de l'événement Top CEO, M. Raford a déclaré que les gens devraient investir dans les jeux vidéo dans la mesure où il s’agit selon lui du seul exemple d’économie numérique réussie à ce jour.
Le lendemain de la rencontre, il précise à Arab News: «Le métavers possède un potentiel extraordinaire et Dubaï évolue rapidement pour en tirer parti. Les actifs virtuels et les économies numériques constituent un énorme secteur de croissance. Il y a beaucoup de tapage médiatique et d'investissements gaspillés, mais les meilleurs exemples à l'heure actuelle sont les jeux vidéo et les économies virtuelles dans le jeu, en particulier quand ces dernières sont liées aux NFT [jetons non fongibles, NDLR] et au Web3.»
Fady Kassatly, associé d’Enterprise Solutions and Cloud, KPMG, déclare que le métavers n'est autre que la prochaine évolution et qu’il modifiera notre mode de vie. Il ajoute que le métavers va rapidement évoluer dans différentes directions et que ce n'est que le début du voyage.
De son côté, Philippe Blanchard, fondateur de Futurous, estime que le métavers va changer la relation entre les humains et la nature.
Prédisant un avenir incontournable pour le métavers, Valerie Hawley, directrice du Centre d'intelligence artificielle de la Sorbonne, affirme que toutes les entreprises examineront l'espace du métavers et envisageront de l'utiliser dans les années à venir. Elle souligne qu’il s’agit d’une projection du monde dans lequel les humains aimeraient vivre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Forum économique mondial revient à Davos, avec l'Ukraine dans toutes les têtes

Les élites politiques et économiques mondiales font leur retour la semaine prochaine à Davos (Photo, AFP).
Les élites politiques et économiques mondiales font leur retour la semaine prochaine à Davos (Photo, AFP).
Short Url
  • Quelques 2 500 participants sont encore annoncés cette année, dont nombre de chefs d'entreprises et plus de 50 chefs d'Etats et de gouvernements
  • L'affiche compte notamment le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz, l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani ou l'émissaire américain pour le climat John Kerry, mais pas de grande star comme un président chinois ou américain

PARIS: Après deux années de pause pour cause de pandémie, les élites politiques et économiques mondiales font leur retour la semaine prochaine à Davos, pour une réunion qui sera largement dominée par la guerre en Ukraine.

La dernière réunion en présentiel du Forum économique mondial (WEF) dans la station de ski suisse remonte à janvier 2020. On commençait à s'y inquiéter d'une mystérieuse maladie apparue en Chine, mais en se passionnant davantage pour les passes d'armes entre le président américain Donald Trump et la militante pour le climat Greta Thunberg.

Depuis, l'épidémie de Covid-19 s'est répandue à travers toute la planète, secouant l'économie mondiale. Trump a échoué à se faire réélire face à Joe Biden. La chaîne logistique mondiale s'enraye, l'inflation s'emballe. Et la Russie a envahi l'Ukraine.

Une résurgence de la pandémie a empêché l'édition 2022, intitulée "L'histoire à un tournant décisif", de se tenir comme d'habitude sous la neige en janvier. Mais elle est pour le fondateur du WEF, Klaus Schwab, celle "qui arrive au moment le plus opportun et la plus importante" depuis la création du forum, il y a plus de 50 ans. 

"L'agression de la Russie (...) sera vue dans les livres d'histoire comme l'effondrement de l'ordre né après la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide", a-t-il estimé lors d'un briefing cette semaine, assurant que Davos ferait tout son possible pour soutenir l'Ukraine et sa reconstruction.

Le président ukrainien Volodomyr Zelensky sera lundi le premier chef d'Etat à faire un discours, en visio. Nombre de responsables politiques ukrainiens feront le voyage en personne.

On ne verra pas en revanche les habituels contingents de participants russes.

Exclure les Russes était "la bonne décision", selon le président du WEF, Borge Brende. "Nous espérons néanmoins que la Russie prendra un autre chemin (...) dans les années à venir, pour respecter la charte de l'ONU et ses obligations internationales."

«Diplomatie discrète»

Si l'ombre de la guerre en Ukraine va planer sur toute la réunion, le programme annonce aussi des débats sur des sujets allant du changement climatique à la flambée des prix de l'énergie et des craintes de crise alimentaire mondiale, en passant par les inégalités entre les sexes, le football ou le métavers.

Mais Davos est surtout réputé pour les discussions qui s'y organisent en marge du programme officiel. Avec de grands moments, comme les premières rencontres ministérielles entre les deux Corées en 1989, ou des discussions entre Frederik De Klerk, le président de l'Afrique du Sud de l'apartheid, et le dissident d'alors Nelson Mandela.

"La diplomatie discrète que (...) permet le forum est l'une des choses qui est vraiment au coeur du forum, et que Klaus Schwab considère comme son plus grand accomplissement", indique à l'AFP Adrienne Sorbom, professeure de sociologie à l'université de Stokholm et coautrice d'un livre sur le forum. 

Quelques 2 500 participants sont encore annoncés cette année, dont nombre de chefs d'entreprises et plus de 50 chefs d'Etats et de gouvernements. L'affiche compte notamment le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz, l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani ou l'émissaire américain pour le climat John Kerry, mais pas de grande star comme un président chinois ou américain.

"C'est un peu une déception", reconnaît Mme Sorbom.

Elle raconte que lors de sa venue à Davos en 2014, "les dirigeants économiques disaient: +si vous n'êtes pas là, vous n'existez pas+ (...) Tous ceux qui veulent être quelqu'un y vont".

Aujourd'hui encore, si la pertinence du forum est souvent remise en question, il continue d'attirer les poids lourds de l'économie et les dirigeants politiques, de même que ceux qui le critiquent le plus.

"A ce Davos, à ce festival de la richesse, je pense qu'on va voir à quel point notre monde est devenu inégal", estime Nabil Ahmed, un responsable de l'ONG Oxfam, qui milite pour taxer davantage les riches et fait partie des habitués de Davos.

"C'est important d'aller à Davos pour remettre le pouvoir en cause, pour mettre en avant les faits, pour parler directement à ces gouvernements et ces entreprises, et amplifier les voix qu'ils n'écoutent pas", explique-t-il.