Cinéma: un film iranien pointe une lumière crue sur le travail des enfants

L’affiche du film (Photo, Instagram Majid Majidi).
L’affiche du film (Photo, Instagram Majid Majidi).
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Publié le Mardi 28 décembre 2021

Cinéma: un film iranien pointe une lumière crue sur le travail des enfants

  • La caméra du cinéaste Majid Majidi, premier Iranien sélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger en 1999, les suit dans les rues et le métro de Téhéran
  • «C'est un film de dénonciation sociale d'un problème qui concerne le monde entier et pas seulement l'Iran», avait expliqué le réalisateur

PARIS: Sans tomber dans le misérabilisme, "Les enfants du soleil", un film iranien en salles mercredi, dénonce la misère des enfants condamnés à travailler pour survivre à travers le portrait touchant d'Ali, 12 ans, et de trois de ses amis.

La caméra du cinéaste Majid Majidi, premier Iranien sélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger en 1999, les suit dans les rues et le métro de Téhéran, où ils vivent d'expédients pour aider leurs familles, tout en ayant chacun un rêve secret: Ali veut sortir sa mère de l'hospice où elle est internée, un de ses copains veut devenir footballeur... 

"C'est un film de dénonciation sociale d'un problème qui concerne le monde entier et pas seulement l'Iran", avait expliqué le réalisateur dans un entretien avec l'AFP lors de la présentation du film à la Mostra de Venise 2020. "Les enfants sont les plus affectés par cette situation, alors qu'ils représentent le futur de l'humanité". 

Pour interpréter ses protagonistes, Majid Majidi, un habitué des festivals internationaux, a choisi des enfants vivant dans la rue pour "montrer leurs capacités et leur humanité". "Le casting a pris quatre mois, 4.000 enfants ont été interviewés", a-t-il résumé. Au final, c'est Ali Nasirian, un gamin débordant d'énergie sous sa tignasse brune, qui a été choisi pour incarner le héros.

Le droit à l'éducation est au centre du film, qui montre comment la possibilité d'aller à l'école peut révolutionner le quotidien de ces enfants à la dérive.

Majid Majidi, qui a "une longue expérience dans le travail avec les enfants", souligne la capacité hors du commun de ceux contraints de mener des vies d'adultes. "Tourner avec eux, ce n'est pas compliqué, car ils sont habitués à travailler pour vivre et aider leur famille". 

Face à l'ampleur et à la complexité des problèmes qu'affrontent ces enfants, le cinéaste est bien conscient qu'"économiquement et politiquement, on ne peut pas espérer un changement radical de leur existence, car ils n'ont pas le contexte approprié pour grandir normalement". 

"Mais on peut essayer de les aider à trouver leur voie", conclut-il en note d'espoir.


Pour sa tournée canadienne, Ibrahim Maalouf met l’accent sur la diversité ethno-culturelle

Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste. (Photo, AFP)
Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste. (Photo, AFP)
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  • Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf a fait son grand retour à Montréal vendredi lors de la tournée mondiale de son nouvel album Capacity to Love
  • Aussi spontané dans la vie que sur scène, Maalouf séduit

MONTRÉAL : Passé de lauréat des plus grands concours internationaux de trompette classique à travers le monde, à jazzman le plus populaire de la scène musicale française, le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf a fait son grand retour à Montréal vendredi lors de la tournée mondiale de son nouvel album Capacity to Love

20h00, la foule trépigne d’impatience. Une fois à l’intérieur, la salle de concert est littéralement pleine.  

Ibrahim Maalouf enchaîne les mélodies et n’hésite pas à interagir avec son public « On a tous besoin de faire un peu de cardio, étant donné que ma maman me gave de ‘Kébbé’ (un plat populaire libanais) » plaisante l’artiste devant un public enflammé.

Le trompettiste incite son audience à danser, à chanter pendant plusieurs minutes pour accompagner ses compositions. 

Avec à la fois beaucoup de calme et d’intensité, le public se plonge dans un silence parfait pour se laisser emporter dans l’univers quasi-sacré du trompettiste lorsqu’il interprète True Sorry, un grand succès extrait de son album Illusions.

Une bouffée d'énergie. Le guitariste, le trompettiste, le bassiste et le pianiste y vont chacun de leur improvisation, Maalouf quitte la scène pour les laisser profiter de ce moment de gloire.

La chanteuse Flavia Coelho s'est aussi chargée d’introduire la soirée avec sa musique caribéenne, de reggae et de hip-hop.

Aussi spontané dans la vie que sur scène, Maalouf séduit. Il met l'accent sur la diversité ethno-culturelle et notre capacité à nous aimer (Capacity to Love). Il clôture ainsi son concert avec la réinterprétation du célèbre Discours final du « Dictateur », de Charlie Chaplin.

Standing ovation du public. Les mots « magnifiques », « magiques » et « grandioses » sont ceux qui reviennent le plus souvent sur les lèvres d’une audience impressionnée par la performance de l’artiste.

 


Les concerts de Roger Waters en Pologne annulés à cause de ses déclarations sur l'Ukraine

Roger Waters se produit au Madison Square Garden le 30 août 2022 à New York. (AFP).
Roger Waters se produit au Madison Square Garden le 30 août 2022 à New York. (AFP).
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  • Le conseil municipal de Cracovie doit se prononcer cette semaine sur une motion déclarant Roger Waters «persona non grata». L'un des membres du conseil municipal a appelé les habitants de la ville à boycotter ses concerts
  • L'organisateur des concerts, Live Nation Polska, a indiqué samedi sur Twitter que les concerts, qui avaient été prévus en avril 2023 dans la grande salle de sports de la ville avaient été annulés, mais sans fournir de précisions

VARSOVIE : Roger Waters, co-fondateur du groupe de rock Pink Floyd, a exprimé sa fureur dimanche après l'annulation de deux concerts programmés à Cracovie en Pologne à cause de ses déclarations jugées complaisantes vis-à-vis de la Russie, concernant la guerre en Ukraine.

Le conseil municipal de Cracovie doit par ailleurs se prononcer cette semaine sur une motion déclarant Roger Waters "persona non grata". L'un des membres du conseil municipal, Lukasz Wantuch, a appelé les habitants de la ville à boycotter ses concerts.

Dans une lettre ouverte début septembre, le musicien britannique avait écrit que l'Occident devrait arrêter de fournir des armes à l'Ukraine et accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky d'avoir toléré un "nationalisme extrême" avant de l'enjoindre de mettre un terme à "cette guerre meurtrière".

L'organisateur des concerts, Live Nation Polska, a indiqué samedi sur Twitter que les concerts, qui avaient été prévus en avril 2023 dans la grande salle de sports de la ville avaient été annulés, mais sans fournir de précisions.

Roger Waters, actuellement en tournée aux Etats-Unis, a démenti sur Facebook les affirmations des médias polonais selon lesquelles son groupe avait renoncé et s'en est pris à M. Wantuch, l'accusant de "censurer de manière draconienne" son travail.

"Lukasz Wantuch semble ne rien connaître de mon histoire (qui a consisté) à oeuvrer toute ma vie, au prix de certains sacrifices personnels, au service des droits humains", a déclaré le chanteur-compositeur.

Paraphrasant les paroles du grand succès des Pink Floyd "Another Brick in the Wall", Waters a ajouté: "Hey! Lukasz Wantuch! +laissez les enfants tranquilles!+".

Il a affirmé qu'il voulait uniquement appeler les pays impliqués "à travailler en vue d'une paix négociée plutôt que d'aggraver la situation vers une issue encore pire".


A New York, Metallica, Mariah Carey et ... Biden au chevet de la planète

L'auteur-compositeur-interprète américain Charlie Puth se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
L'auteur-compositeur-interprète américain Charlie Puth se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
L'auteure-compositrice-interprète américaine Mariah Carey se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
L'auteure-compositrice-interprète américaine Mariah Carey se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
James Hetfield de Metallica se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
James Hetfield de Metallica se produit lors du Global Citizen Festival à Central Park à New York, le 24 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • Retransmis sur nombre de télés et plateformes, le concert new-yorkais se tenait en même temps qu'un autre à Accra, au Ghana, en dépit du décalage horaire
  • Le président Joe Biden et son épouse Jill ont assuré dans un message vidéo que les Etats-Unis étaient engagés dans le «combat» pour le climat

NEW YORK: New York s'est offert samedi un concert caritatif géant pour le climat et contre la pauvreté en faisant défiler une dizaine de stars, de Metallica à Mariah Carey, et des dirigeants internationaux comme Ursula von der Leyen et, via une vidéo, le couple Biden. 

Derrière cet événement, qui se tient chaque année depuis dix ans à la fin de l'Assemblée générale de l'ONU, on trouve l'ONG philanthropique Global Citizen, une plateforme numérique internationale créée par l'Australien Hugh Evans et qui veut rassembler des "citoyens mondialisés" sensibilisés aux fléaux de la famine, du sous-développement, du dérèglement climatique ou des discriminations. 

Pour gagner son billet pour Central Park -- l'immense poumon vert de Manhattan -- il fallait s'inscrire sur le site de Global Citizen, signer des pétitions et relayer des messages sur les réseaux sociaux afin de faire pression sur les dirigeants politiques et économiques de la planète. 

Retransmis sur nombre de télés et plateformes, le concert new-yorkais se tenait en même temps qu'un autre à Accra, au Ghana, en dépit du décalage horaire. 

Loi américaine pour le climat 

Le président Joe Biden et son épouse Jill ont assuré dans un message vidéo que les Etats-Unis étaient engagés dans le "combat" pour le climat et s'étaient dotés cet été d'une loi comportant 369 milliards de dollars d'investissements pour "améliorer la santé, faire avancer la justice et construire une énergie propre". 

Les deux chefs de la majorité démocrate au Sénat et à la Chambre des représentants, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, sont venus en personne sur scène pour défendre la politique environnementale de Washington. 

Avant eux, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen était aussi au concert de Central Park pour dire aux "citoyens du monde (qu'elle les) avait bien entendus". 

"Nous devons mettre un terme aux famines (...) L'Europe mobilise 600 millions d'euros pour la sécurité alimentaire en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique", a-t-elle assuré. 

Mais après cinq heures de mini-concerts et de messages consensuels de dirigeants politiques et d'entreprises américaines sponsors du festival, il a fallu la puissance du son métal du groupe légendaire de hard rock Metallica pour animer les milliers de fans rassemblés à Central Park. 

Les Californiens presque sexagénaires ont ravi leur public une heure durant avec notamment une version de leur titre mythique "Nothing Else Matters" chanté par Mickey Guyton, qui revendique le titre de première artiste noire américaine de musique country. 

Star de Bollywood 

Le "Global Citizen Festival" a également vibré grâce aux dynamiques jeunes rockeurs italiens du goupe Maneskin et aux New-Yorkais des Jonas Brothers, dont l'un des trois frères est marié à la star du cinéma indien de Bollywood, Priyanka Chopra, maîtresse de la cérémonie à Central Park. 

L'artiste pop new-yorkaise de renommée mondiale Mariah Carey a donné une version enlevée de son classique "Hero", accompagnée par la danseuse classique Misty Copeland. 

Entre deux mini-concerts, des dirigeants politiques et économiques se sont succédé sur scène. 

La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley a relayé les messages alarmistes de ses homologues de petits pays du Pacifique et des Caraïbes menacés par le réchauffement climatique, qu'ils ont martelés toute la semaine à l'ONU. 

"Oui, mes amis, notre temps est compté", a-t-elle prévenu. 

Les violences faites aux femmes ont aussi été dénoncées: une avocate iranienne réfugiée à Berlin, Anuscheh Amir-Khalili, a évoqué sur scène la mort en Iran de la jeune Masha Amini arrêtée par la police des moeurs, déclenchant des manifestations et leur répression. 

"J'ai vu mes soeurs forcées de fuir les agressions, les oppressions et les féminicides dans le monde entier (...) Nous devons porter la parole des femmes opprimées", a-elle lancé, la mine grave, sous les applaudissements.