Syrie: six personnes dont quatre femmes tuées par l'EI à Al-Hol en décembre

Une photo montre le camp kurde d'al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés du groupe État islamique (EI) dans le gouvernorat du nord-est de Hasakeh, le 6 décembre 2021. (AFP)
Une photo montre le camp kurde d'al-Hol, qui abrite des proches de combattants présumés du groupe État islamique (EI) dans le gouvernorat du nord-est de Hasakeh, le 6 décembre 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 19 décembre 2021

Syrie: six personnes dont quatre femmes tuées par l'EI à Al-Hol en décembre

  • Depuis le début de l'année, le nombre d'assassinats dans le camp est en hausse. Pas moins de 86 personnes parmi lesquelles 63 réfugiés irakiens ont été tuées à Al-Hol
  • L'ONU a maintes fois mis en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire à Al-Hol, secoué par des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG ainsi que des habitants

 

BEYROUTH: Six personnes parmi lesquelles quatre femmes du camp de déplacés d'Al-Hol en Syrie ont été abattues par l'Etat islamique (EI) en décembre, a annoncé dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme(OSDH).


Contrôlé par l'administration semi-autonome kurde, le camp Al-Hol, qui accueille des proches de combattants jihadistes, abrite près de 62 000 déplacés, dont 93% sont des femmes et des enfants, la moitié venant d'Irak.


Selon l'ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, "six assassinats ont été commis par des cellules" de l'EI dans le camp depuis début décembre. La dernière victime en date a été tuée par balles samedi.


Parmi ces victimes figurent deux hommes et une femme de nationalité irakienne, deux Syriennes et une femme dont l'identité n'est pas connue, rapporte l'OSDH.


Depuis le début de l'année, le nombre d'assassinats dans le camp est en hausse. Pas moins de 86 personnes parmi lesquelles 63 réfugiés irakiens ont été tuées à Al-Hol, selon un bilan de l'ONG. 


Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahman, met en garde contre "la bombe à retardement qu'est devenu le camp d'Al-Hol", soulignant à l'AFP que "le chaos et l'insécurité se poursuivent au sein du camp".


En mars, les autorités kurdes avaient lancé une vaste opération ayant conduit à l'arrestation de 125 membres de l'EI dans le camp. 


L'ONU a maintes fois mis en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire à Al-Hol, secoué par des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG ainsi que des habitants.


Le camp surpeuplé accueille environ 10 000 femmes étrangères, leurs enfants et des proches de combattants jihadistes.


Malgré les exhortations répétées des Kurdes, la plupart des pays occidentaux refusent de rapatrier leurs citoyens qui se trouvent dans le camp, se contentant de rapatriements au compte-goutte par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol.


Les pays dont les combattants et prisonniers de l'EI sont ressortissants n'ont pas répondu aux demandes des autorités kurdes de mettre en place un tribunal international pour les juger.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.