Netanyahu était «obsédé» par son image, déclare son ex-porte parole au procès

L'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est entouré d'avocats avant le témoignage de Nir Hefetz, un ancien assistant, lors de son procès pour corruption devant le tribunal de district de Jérusalem-Est, le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
L'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est entouré d'avocats avant le témoignage de Nir Hefetz, un ancien assistant, lors de son procès pour corruption devant le tribunal de district de Jérusalem-Est, le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 novembre 2021

Netanyahu était «obsédé» par son image, déclare son ex-porte parole au procès

L'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est entouré d'avocats avant le témoignage de Nir Hefetz, un ancien assistant, lors de son procès pour corruption devant le tribunal de district de Jérusalem-Est, le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • «Benjamin Netanyahu est beaucoup plus qu'un ‘control freak’ (obsédé du contrôle). Dans tout ce qui touche aux médias, il demande à tout savoir jusqu'au moindre petit détail (...)», a déclaré au tribunal de Jérusalem Nir Hefetz
  • Benjamin Netanyahu, resté brièvement à la séance de lundi, a déjà plaidé non coupable à l'ensemble des charges pesant contre lui

JÉRUSALEM: L'ex-Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était « plus qu'obsédé par le contrôle » de son image dans les médias, a déclaré lundi son ancien porte-parole à son procès pour corruption dans une affaire de trafic d'influence avec un site d'information local.  

« Benjamin Netanyahu est beaucoup plus qu'un ‘control freak’ (obsédé du contrôle). Dans tout ce qui touche aux médias, il demande à tout savoir jusqu'au moindre petit détail (...) », a déclaré au tribunal de Jérusalem Nir Hefetz, un témoin clé du procureur.  

« Depuis 2009, la gestion et le contrôle de ces interactions avec les médias sont absolus. Son contrôle est total et complet », a-t-il poursuivi.  

Le témoignage de M. Hefetz dans ce procès hyper-médiatisé en Israël était prévu la semaine dernière mais a été repoussé à lundi par la cour à l'issue d'une demande du camp de l'ex-Premier ministre.  

Dans ce procès, la justice accuse entre autres M. Netanyahu d'avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron d'alors de la société Bezeq, Shaul Elovitch, en échange d'une couverture médiatique favorable d'un des médias du groupe, le site Walla.  

Benjamin Netanyahu, resté brièvement à la séance de lundi, a déjà plaidé non coupable à l'ensemble des charges pesant contre lui.  

Son procès s'est ouvert l'an dernier alors qu'il était Premier ministre. Il est aujourd'hui relégué au rôle de chef de l'opposition.  

Au tribunal, M. Hefetz a déclaré qu'en 2015, peu avant la tenue d'élections, M. Elovitch le contactait régulièrement afin de presser le gouvernement d'approuver la fusion de son groupe avec l'opérateur de télé câblée Yes et de demander qui serait le prochain ministre des Communications, portefeuille détenu alors aussi par M. Netanyahu.  

« A l'époque, il (Elovitch) pensait qu'il valait mieux que l'accord avec Yes soit signé avant », a indiqué M. Hefetz, ajoutant que M. Elovitch lui avait aussi soumis une liste des meilleurs candidats selon lui pour le portefeuille des Communications dans le prochain gouvernement.  

L'ex-porte-parole a dit avoir reçu des documents de la part de Shaul Elovitch qu'il a ensuite remis à Benjamin Netanyahu à sa résidence officielle.   

Après les avoir lus, M. Netanyahu « a pris le téléphone et demandé à sa secrétaire de prendre rendez-vous avec Elovitch », a ajouté M. Hefetz, dont le témoignage a été souvent interrompu par l'avocat de M. Elovitch. 


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.