Syrie: un important réservoir d'eau à sec pour la première fois

Un troupeau de chèvres marche autour du barrage presque asséché de Doueisat (Duwaysat) à l'extérieur de la ville d'al-Diriyah, dans la province syrienne d'Idlib, le 9 novembre 2021. Les faibles précipitations, les dommages structurels et l'extraction par des agriculteurs en difficulté ont vidé un réservoir clé dans le nord-ouest de la Syrie , le laissant complètement sec pour la première fois, ont déclaré à l'AFP des agriculteurs et des responsables. (Photo, AFP)
Un troupeau de chèvres marche autour du barrage presque asséché de Doueisat (Duwaysat) à l'extérieur de la ville d'al-Diriyah, dans la province syrienne d'Idlib, le 9 novembre 2021. Les faibles précipitations, les dommages structurels et l'extraction par des agriculteurs en difficulté ont vidé un réservoir clé dans le nord-ouest de la Syrie , le laissant complètement sec pour la première fois, ont déclaré à l'AFP des agriculteurs et des responsables. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Syrie: un important réservoir d'eau à sec pour la première fois

  • Source d'irrigation vitale pour des milliers d'agriculteurs de la province d'Idleb, le réservoir d'al-Douwaysat s'est complètement asséché pour la première fois en 27 ans d'existence
  • «Si Dieu ne nous envoie pas de bonnes pluies pour remplir le réservoir cette année (..) les gens ne pourront pas faire pousser les cultures qui leurs permettent de vivre»

DUWAYSAT: Un important réservoir d'eau du nord-ouest de la Syrie s'est complètement vidé, pour la première fois, en raison des faibles pluies, de dégâts structurels et de prélèvements agricoles excessifs dans un contexte de sécheresse extrême, ont indiqué des responsables et des agriculteurs.


Avec le changement climatique qui augmente la fréquence des sécheresses et des incendies de forêt dans le monde, la Syrie connaît l'une de ses années les plus sèches et les plus chaudes jamais enregistrées après des précipitations historiquement faibles l'hiver dernier.


Source d'irrigation vitale pour des milliers d'agriculteurs de la province d'Idleb, le réservoir d'al-Douwaysat s'est complètement asséché pour la première fois en 27 ans d'existence.

(Photo, AFP)


Le fond du lac artificiel, révélé par la sécheresse et le pompage excessif, est devenu une étendue sinistre jonchée de barques échouées, de crânes d'animaux et d'arbres morts.


Quelques flaques d'eau verte demeurent sur les côtés, près desquelles de petits troupeaux de moutons paissent une herbe nouvelle.


Selon la Banque mondiale, le réservoir a une capacité de 3,6 millions de mètres cubes et est principalement utilisé pour l'irrigation et l'approvisionnement en eau.

(Photo, AFP)


"C'est la première fois que le barrage est à sec depuis qu'il a été construit en 1994", a déclaré à l'AFP l'ingénieur en charge du site, Maher al-Hussein.


"A cause de la sécheresse et des faibles pluies, nous pouvons maintenant marcher dans le réservoir", qui était rempli à ras bord il y a encore deux ans, a-t-il ajouté.


Les faibles pluies de l'hiver dernier n'ont rempli le réservoir qu'à moitié, et toute l'eau a été utilisée par les agriculteurs qui tentaient de sauver leurs cultures, a expliqué l'ingénieur.

(Photo, AFP)


La principale canalisation qui transporte l'eau du réservoir aux réseaux d'irrigation a en outre été endommagée, provoquant des fuites importantes.


L'ingénieur a expliqué que le réservoir est utilisé pour irriguer près de 150 hectares de terres agricoles et profite à environ 800 familles de la région.

(Photo, AFP)


"Depuis 10 ans, ce réservoir permet de nourrir les animaux et d'irriguer les terres agricoles environnantes", a déclaré Abou Joumaa, un éleveur de bétail.


"Si Dieu ne nous envoie pas de bonnes pluies pour remplir le réservoir cette année (..) les gens ne pourront pas faire pousser les cultures qui leurs permettent de vivre"

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.