Israël : les images de destruction des cimetières deviennent virales

Les forces de sécurité israéliennes dispersent des Palestiniens qui manifestent au cimetière Yousefieh près de l'entrée de la Porte du Lion de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est, le 29 octobre 2021. (AFP)
Les forces de sécurité israéliennes dispersent des Palestiniens qui manifestent au cimetière Yousefieh près de l'entrée de la Porte du Lion de l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est, le 29 octobre 2021. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 30 octobre 2021

Israël : les images de destruction des cimetières deviennent virales

  • La municipalité israélienne de la ville a commencé cette semaine à labourer le cimetière Yousefieh, un site sacré à l'extérieur des murs de Jérusalem
  • La police et le personnel de sécurité israéliens en civil ont également interrompu les activités culturelles qui se déroulaient dans la Maison catholique d'Abraham à Jérusalem-Est, affirmant que l'événement était « illégal »

AMMAN : Les actions agressives d'Israël à Jérusalem contre les fidèles chrétiens et musulmans  s’accroissent et menacent d'envenimer les tensions et de nuire aux relations américano-israéliennes.

La municipalité israélienne de la ville a commencé cette semaine à creuser le cimetière de Yousefieh, un site sacré à l'extérieur des murs de Jérusalem qui abrite les restes de nombreuses personnes, y compris des soldats jordaniens morts pendant la guerre de 1967 et d'autres.

Les vidéos et les images de la destruction du cimetière – avec des proches des défunts palestiniens agrippés aux sépultures – sont devenues virales dans le monde entier.

Les images montrent également des civils israéliens portant la kippa qui se joignent aux officiels.

Des personnalités israéliennes locales font valoir que le cimetière doit être déplacé pour faire place à un parc public qui serait accessible aux Palestiniens. Mais de nombreux habitants craignent que le véritable objectif soit de construire une voie d'accès à la mosquée Al-Aqsa.

Azzam Khatib, directeur du conseil jordanien du Waqf à Jérusalem, avertit que la situation à Jérusalem et à Al-Aqsa est « très explosive ».

Dans une interview avec le site Internet Akhbarelbalad, Khatib indique s’attendre à ce que la situation « se détériore encore ».

Il ajoute : « Depuis l'occupation de Jérusalem en 1967, toutes nos terres dans la ville sont menacées d'expropriation. »

Alors que de nombreux citoyens de Jérusalem sont déterminés à protéger leur terre et leurs lieux saints, dit-il, « il est important que les autres nous soutiennent – ​​nous comptons sur le monde libre pour nous appuyer ainsi que nos frères chrétiens qui sont également confrontés à des restrictions israéliennes. »

Par ailleurs, le 27 octobre, des policiers et des agents de sécurité israéliens en civil ont interrompu les activités culturelles qui se déroulaient dans la Maison catholique d'Abraham à Jérusalem-Est, affirmant que l'événement était « illégal ». Le programme religieux a été soutenu par le gouvernement palestinien basé à Ramallah.

L'ordre d'interrompre les activités est signé d’Omer Barlev, le ministre israélien de la Sécurité publique, sur la base du Règlement d'urgence britannique de 1945.

Wadie Abu Nassar, conseiller et porte-parole de l'Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte, déclare à Arab News que l'ordre israélien est basé sur « des informations totalement fausses » et que l'église « a pour mission de travailler avec tout le monde à Jérusalem ».

Il déclare : « Le financement est venu de France et d'Autriche, et de toute façon, nous pensons que Jérusalem est une zone occupée et que des décisions unilatérales ne doivent pas être prises contre la population palestinienne. »

Israël et les États-Unis sont également en désaccord public sur la promesse faite par le président américain Joe Biden de rouvrir le consulat américain à Jérusalem et la nécessité de suspendre toute construction illégale de colonies dans les territoires occupés.

Israël prétend qu'après les accords d'Oslo, les Palestiniens ont cédé leurs droits sur Jérusalem-Est et que l'Autorité palestinienne n'a pas le droit de s’engager avec ses concitoyens palestiniens.

Mais les dirigeants palestiniens rejettent cette affirmation. L'accord palestino-israélien fait de Jérusalem l'une des cinq questions de statut permanent qui devaient être négociées au cours de la période intérimaire de cinq ans.

Le gouvernement israélien s'est engagé par écrit à honorer les organisations existantes à Jérusalem-Est, mais a fermé la Maison d'Orient et la Chambre de commerce en utilisant les mêmes règlements d'urgence britanniques.

De nombreux événements publics à Jérusalem-Est ont également été interdits à plusieurs reprises sur ordre israélien.

Les Palestiniens célébrant le succès des diplômés du secondaire en 2020 ont reçu l'ordre de suspendre l'événement, un festival de marionnettes au Théâtre national palestinien a également été interdit, tout comme la première d'un film portant sur l'usage endémique de drogues illégales à Jérusalem-Est.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Short Url
  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Short Url
  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Short Url
  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.