Forever Is Now, ou l'art contemporain au pied des pyramides

Shuster + Moseley est le studio d'art conceptuel de Claudia Moseley et Edward Shuster. (Fournie)
Shuster + Moseley est le studio d'art conceptuel de Claudia Moseley et Edward Shuster. (Fournie)
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Publié le Dimanche 31 octobre 2021

Forever Is Now, ou l'art contemporain au pied des pyramides

  • Art of Egypt, entreprise privée située en Égypte, est conçue à partir d’une plate-forme innovante et avant-gardiste qui agit comme un opérateur culturel
  • La pandémie a, en quelque sorte, fermé l’espace consacré des galeries pour propulser l’art «hors les murs»

BEYROUTH:  C’est la première fois depuis quatre mille cinq cents ans qu’un tel événement a lieu sur l’esplanade et au pied des grandes pyramides de Gizeh: des artistes vivants vont fusionner leur art avec celui de l’Égypte antique. En effet, l’idée d’installer des œuvres contemporaines au pied de la septième et dernière merveille du monde, inscrite au patrimoine de l’humanité de l’Unesco, est inédite.

L’exposition Forever Is Now, commissionnée par Art of Egypt, se tiendra du 21 octobre au 7 novembre. Elle réunira sur l’esplanade de Gizeh les œuvres de dix artistes contemporains locaux, régionaux et internationaux, ainsi que le robot hyperréaliste Ai-DA, capable, grâce à son intelligence artificielle, de produire des peintures, des sculptures et des performances.

Art of Egypt, entreprise privée située en Égypte, est conçue à partir d’une plate-forme innovante et avant-gardiste qui agit comme un opérateur culturel. Son objectif est la défense du développement durable de l'art, avec pour axes principaux la préservation culturelle et la démocratisation.

Elle part du principe que, si le passé et les trésors antiques de l’Égypte sont célèbres dans le monde entier, peu de gens connaissent les œuvres des artistes égyptiens d’aujourd’hui. Son action est donc principalement orientée vers la promotion des créateurs égyptiens contemporains à l’international.

Les artistes de Forever is Now

Royaume-Uni: Shuster + Moseley est le studio d'art conceptuel de Claudia Moseley et Edward Shuster. Ce duo d’artistes crée des mobiles lumineux, des installations sculpturales et des environnements immersifs et méditatifs. Leur travail comprend des œuvres temporaires et permanentes destinées à des espaces publics, à des projets commerciaux, à des collections privées ainsi qu’à des expositions internationales.

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Shuster + Moseley est le studio d'art conceptuel de Claudia Moseley et Edward Shuster. (Fournie)

 

Russie: Alexander Ponomarev est diplômé de l'École des beaux-arts d'Orel (1973) et du Collège d'ingénierie nautique d'Odessa (1979). Il a été officier d'équipage à bord de différents navires de la marine russe avant de choisir la carrière d'artiste.

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Alexander Oonomarev. (Fournie)

États-Unis: Le langage sculptural développé par Gisela Colon est singulier: il s’apparente à une forme de minimalisme organique. Son art se situe à l'intersection de l'art et de la science. Ses sculptures immaculées activées par la lumière sont créées à partir de matériaux de la haute technologie tels que l'acrylique optique et la fibre de carbone aérospatiale.

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Gisela Colon. (Fournie)

Brésil: Joao Trevisan est un peintre et sculpteur qui habite Sao Paulo. Il expose régulièrement depuis 2014. Ses œuvres interrogent la valeur des déchets: poids et légèreté, tension et équilibre. Le cœur de sa pratique artistique est la performance. Il se définit comme un promeneur qui observe et collectionne des objets.

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Joao Trevisan. (Fournie)

France: JR expose librement dans les rues du monde, de la banlieue parisienne aux bidonvilles du Brésil, en passant par les rues de New York, attirant l'attention de gens qui ne sont pas des visiteurs typiques des musées. Les collages monumentaux et les trompe-l’œil caractérisent son art.

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JR portrait. (Fournie)

Italie: Lorenzo Quinn, sculpteur figuratif de premier plan, est très connu pour sa représentation des émotions humaines telles que l'amour et la foi, qu’elles soient représentées sur une échelle monumentale ou plus intime. Ses mains humaines, particulièrement expressives, sont célèbres.

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Lorenzo Quinn. (Fournie)

Royaume-Uni: Les sculptures minimalistes baptisées «Surfaces» ont permis à Stephen Cox RA d’accéder à la notoriété internationale. Austères mais chatoyantes, ses œuvres n’en sont pas moins «abstraites». En 1979, il part pour l'Italie, où il commence à sculpter la pierre, créant des reliefs architecturaux.

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Stephen Cox. (Fournie)

Égypte: Moataz Nasr vit et travaille au Caire. Après des études d'économie, il décide de changer d'orientation et ouvre un atelier dans le Vieux Caire. Cet autodidacte a acquis une reconnaissance locale marquée par de nombreux prix avant de percer sur la scène artistique internationale en 2001. Il a notamment remporté le Grand Prix de la 8e Biennale internationale du Caire.

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Moataz Nasr. (Fournie)

Égypte: Sherin Guirguis est une artiste qui interroge la différence et la complexité inhérentes à la politique des lieux. En utilisant le site, le texte et des histoires récupérées au fondement de chaque série, elle développe des projets qui engagent le public dans un dialogue sur le pouvoir, l'agencement et la transformation sociale à travers l'art.

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Sherin Guirguis. (Fournie)

Arabie saoudite: le prince Sultan ben Fahd considère l'art comme un voyage entre les souvenirs immatériels et les cultures tangibles. De ses dessins abstraits, ses peintures, ses sculptures et ses installations se dégage un thème central: la culture matérielle de son pays natal. Dans sa pratique, il en réinterprète l'histoire ainsi que les récits traditionnels et les transpose avec des moyens contemporains.

 

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Le prince Sultan Ben Fahd. (Fournie)

«Hors les murs»

La pandémie a, en quelque sorte, fermé l’espace consacré des galeries pour propulser l’art «hors les murs». Art of Egypt a donc saisi cette opportunité pour organiser des événements artistiques dans les espaces publics du Caire, proposant aux riverains et à la communauté d’y participer gratuitement. Parallèlement à ces initiatives orientées vers la société, Art of Egypt organise plusieurs activités ludo-éducatives et interactives.

Par exemple, une session parrainée par l’Unesco, qui s’adresse aux élèves des écoles du gouvernorat de Gizeh, porte sur le patrimoine culturel immatériel et sur la manière de le sauvegarder.

La fondatrice d’Art of Egypt, Nadine Abdel Ghaffar, est une entrepreneuse pluridisciplinaire passionnée par l’art, le design et la culture. Elle s’est emparée d’un grand nombre de projets en tant que productrice culturelle.

Forte de son expérience et de son engagement dans la promotion de l'art et du patrimoine égyptiens, elle fonde en 2017Art of Egypt, qu’elle conçoit comme un cabinet de conseil en art et un opérateur culturel. Promue Chevalier de l’ordre français des Arts et des Lettres, elle est invitée par UN Women (ONU Femmes, une agence de l’ONU qui défend l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, NDLR), au mois de janvier 2020, à donner une conférence sur le rôle des femmes égyptiennes dans le paysage artistique de leur pays à travers le prisme du changement social.

Source d’inspiration monumentale

Forever Is Now est une exposition d'art internationale qui reflète l'influence mondiale profonde de l'Égypte ancienne et, dans le même temps, s'appuie sur l'inclusion continue des pratiques culturelles contemporaines. La vocation de Forever Is Now est d’être interculturelle et de montrer comment l'Égypte ancienne constitue une source d'inspiration monumentale pour les artistes à travers l'histoire.

«J'ai toujours été en admiration devant cette extraordinaire civilisation et ses découvertes dans les domaines des sciences, des arts, des mathématiques, de la justice sociale, du développement culturel et de l'innovation», confie Nadine Abdel Ghaffar.

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Nadine Abdel Ghaffar, fondatrice de Art of Egypt, au lancement de l'exposition Forever Is Now. (Fournie)

«La culture égyptienne est un don fait à l'humanité et le but de cette exposition est de mettre en valeur ces trésors dans un dialogue avec le contemporain à l'échelle internationale. L'Égypte ancienne a influencé les artistes du monde entier. À notre tour, nous apportons le monde en Égypte et nous amenons l'Égypte au monde à travers l'art. C'est un privilège de se tenir au pied de ces monuments qui ont survécu aux troubles, aux guerres et aux pandémies et qui ont perduré. Cette exposition est un gage d'espoir pour l'humanité et un humble hommage à une civilisation qui résiste à l'épreuve du temps», ajoute-t-elle.

L’exposition Forever Is Now a été rendue possible grâce à la contribution et à la participation de nombreux acteurs, comme les Dr Khaled el-Enany et Sameh Choukri, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre du Tourisme et des Antiquités, qui l’ont placée sous les auspices de leurs ministères.

Le Dr Zahi Hawass, archéologue et égyptologue égyptien de renom, a apporté ses lumières au sujet du parcours et du tracé de cette exposition qui se tient sur le plateau de Gizeh. Son expertise archéologique fut particulièrement précieuse pour définir la manière dont il était possible d’associer les monuments du site avec les œuvres des artistes contemporains.

Le projet bénéficie également de l’apport du Dr Peter Der Manuelian, professeur d’égyptologie à l’université de Harvard et responsable du projet Giza.


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com