Le patron d'ENGIE affirme que les projets d'hydrogène vert du Royaume changent la donne

La mégapole de 500 milliards de dollars NEOM sera alimentée à l'hydrogène. (Fourni)
La mégapole de 500 milliards de dollars NEOM sera alimentée à l'hydrogène. (Fourni)
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Publié le Vendredi 22 octobre 2021

Le patron d'ENGIE affirme que les projets d'hydrogène vert du Royaume changent la donne

  • Le PDG saoudien d'ENGIE cite NEOM comme un exemple d'avenir de l'économie de l'hydrogène
  • La ville fonctionnera à 100% avec des énergies renouvelables, l'hydrogène vert y jouant un grand rôle.

RIYAD : Le PDG du géant français de l'électricité ENGIE en Arabie saoudite, Turki Al-Shehri, a du mal à cacher son enthousiasme pour l'hydrogène vert. Cependant, il ne cache pas ses inquiétudes sur les difficultés auxquelles sont actuellement confrontés les projets d'énergie conventionnelle.

Il déclare à Arab News que le financement d’usines qui ne sont pas vertes est devenu « beaucoup plus difficile ». Sur les projets où il n'y a pas de notation de crédit, la firme doit parfois faire son financement d'entreprise, ainsi que sa propre analyse de crédit.

« Ce n'est pas idéal d’en être là », dit-il.

D'un autre côté, Al-Shehri croit fermement que l'avenir est à l'hydrogène. Il déclare : « Je pense que c'est un changement énergétique mondial. L'hydrogène vert arrive. Avant même que ce ne soit un mot à la mode, nous dépensons environ 60 millions d'euros par an pour la recherche sur l'hydrogène vert dans le monde.

L'hydrogène est le carburant du futur depuis des décennies, mais les investissements dans la technologie ont augmenté ces dernières années.

L'Union européenne prévoit d'investir 430 milliards de dollars dans l'hydrogène vert d'ici 2030 et, en même temps que l’Arabie Saoudite des pays tels que le Chili, le Japon et l'Australie, investissent massivement dans la technologie.

L'hydrogène vert est produit à l'aide d'énergie renouvelable pour séparer l'eau, un processus appelé électrolyse. Il se distingue de l'hydrogène gris, qui est produit à partir du méthane et libère du carbone dans l'atmosphère, et de l'hydrogène bleu, qui capte les émissions et les stocke ou les réutilise.

Actuellement, moins de 0,1 % de l'hydrogène produit dans le monde est vert, mais c’est en train de changer.

L'un des mégaprojets du Royaume, la mégapole NEOM de 500 milliards de dollars, sera alimenté par de l'hydrogène vert. L'énorme développement futuriste de la mer Rouge, annoncé pour la première fois en 2017, couvrira une superficie 33 fois supérieure à celle de New York. Il sera doté de la dernière technologie de pointe sans voitures dans les rues tandis que les piétons accéderont aux services grâce à des machines capables de reconnaître leur visage.

La ville fonctionnera à 100% avec des énergies renouvelables, l'hydrogène vert y jouant un grand rôle.

L'énergie éolienne et solaire peut produire suffisamment d'électricité pour alimenter les maisons et les voitures électriques, mais l'hydrogène vert a le plus grand potentiel pour alimenter les usines de fabrication à grande échelle, ainsi que les transports plus difficiles à électrifier, tels que les avions, les transports maritimes et les camions.

Le Royaume bénéficie de l'énergie éolienne et solaire la moins chère au monde, en raison de son taux d'ensoleillement élevé pendant la journée et de ses vents fiables la nuit, et il a l'intention d'intensifier ses investissements dans le développement de l'hydrogène vert.

Al-Shehri, patron d'ENGIE, concède que ce type d'énergie est plus cher que les combustibles fossiles, mais ajoute que le faible coût de l'énergie verte au Moyen-Orient en fait une option attrayante qui a même un potentiel d'exportation.

En juillet dernier, à NEOM, la société énergétique saoudienne ACWA Power et la société américaine Air Products ont signé un accord de 5 milliards de dollars pour construire la plus grande usine d'hydrogène vert au monde afin d’en fournir 650 tonnes par jour d'ici 2025.

Al-Shehri qualifie l'accord de « réalisation magnifique », ajoutant : « Je pense que nous allons continuer à voir des opportunités similaires chez ENGIE. »

Le patron de l'énergie dit que la clé pour faire démarrer ces projets verts à un stade précoce est que les entreprises trouvent des projets gouvernementaux qui s'accompagnent de garanties pour acheter l'électricité produite à un prix convenu.

« Le financement vert des bonnes agences de notation de crédit des projets gouvernementaux n'est pas du tout un problème », dit-il.

En mars, ENGIE en Arabie saoudite a signé un accord de 450 millions de dollars pour la construction du premier projet de dessalement à grande échelle du Royaume alimenté en partie par des panneaux solaires.

ENGIE dispose d'une concession de 25 ans pour exploiter l'usine, basée à 140 km à l'ouest de Médine, qui devrait entrer en service au dernier trimestre 2023.

La construction du projet créera 500 emplois, dont environ 40% pour les Saoudiens.

Al-Shehri a déclaré à l'époque : « Notre objectif sera de créer des emplois locaux, de soutenir l'augmentation des investissements directs étrangers, de diversifier l'économie et d'exploiter l'expertise mondiale d'ENGIE dans le Royaume d'Arabie saoudite.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Les Etats-Unis reprennent leur aide alimentaire à la Somalie

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
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  • La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri"
  • Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis

NAIROBI: Les Etats-Unis ont annoncé jeudi reprendre leur aide alimentaire à la Somalie, qu'ils avaient suspendue début janvier, après que Mogadiscio a annoncé avoir rendu l'aide alimentaire que Washington accusait les autorités somaliennes d'avoir saisie illégalement.

Le département d'Etat américain avait annoncé le 8 janvier avoir suspendu "tous les programmes américains d'assistance" à la Somalie, évoquant une "politique de tolérance zéro" en matière de gaspillage ou de vol après avoir reçu des informations selon lesquelles des responsables somaliens avaient "détruit un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) financé par les Etats-Unis et saisi illégalement 76 tonnes d'aide alimentaire".

La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri" et fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion.

Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis. Après un scandale suscité par des révélations sur une gigantesque fraude aux aides publiques dans le Minnesota, mise en place par des membres de la diaspora somalienne, il a lancé une opération anti-immigration extrêmement critiquée à Minneapolis, capitale de cet Etat.

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis".

"À la suite de cette déclaration, nous reprendrons la distribution de denrées alimentaires au PAM tout en continuant à réévaluer notre posture d’assistance plus générale en Somalie", peut-on lire dans le même message.

"Toutes les marchandises du PAM affectées par l'expansion du port ont été rendues" et un "plus grand entrepôt" avait été fourni à l'agence onusienne, avait annoncé mardi sur X le gouvernement somalien, insistant sur sa "transparence".

Mogadiscio avait initialement indiqué que la démolition de l'entrepôt s'inscrivait dans le cadre de "travaux d'agrandissement et de réaménagement" du port de Mogadiscio et que tous les vivres resteraient sous la responsabilité du PAM.

Les fragiles autorités somaliennes sont dépendantes de l'aide militaire américaine face aux insurgés islamistes shebab qu'elles combattent depuis près de 20 ans ainsi que contre des jihadistes de l'Etat islamique.

Mardi, le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) avait indiqué avoir accéléré le rythme de leurs frappes aériennes contre ces deux groupes, avec 23 frappes depuis le 1er janvier.


Un groupe de femmes retrace la route sacrée de la Hijrah jusqu’à Médine

Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
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  • L’environnement favorable du Royaume pour les femmes a rendu possible ce périple de 500 km à pied, selon la fondatrice de Soul Al-Hijrah

DJEDDAH : Dans un voyage spirituel unique, un groupe de femmes a retracé les pas sacrés du prophète Muhammad de La Mecque à Médine.

Les 22 participantes – aventurières, cadres, médecins, infirmières, enseignantes, mères âgées de 30 à 50 ans – seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir effectué le voyage le plus proche de l'itinéraire original.

Les femmes ont parcouru à pied près de 500 km pour revivre ce que le prophète Muhammad et ses compagnons ont pu traverser il y a plus de 1 400 ans.

« Oui, c’est la toute première marche de la Hijrah réservée aux femmes. Elles sont venues du monde entier pour marcher ensemble lors de ce périple inoubliable. Elles ont complété un voyage d’une semaine, expérimentant la signification historique et spirituelle du trajet », a déclaré Salma Abdulrahman, directrice de Soul Al-Hijrah, à Arab News.

Les 22 participantes ont visité des sites clés le long de la route, pour une immersion totale dans la valeur historique et spirituelle de la Hijrah. Abdulrahman faisait partie des premières à emprunter ce chemin.

« J’ai trouvé mon âme sur ce chemin et j’ai eu l’impression de renaître. Ce voyage a ravivé mon cœur et changé le cours de ma vie. C’est aussi le début de ma société de tourisme, Soul Al-Hijrah », a-t-elle expliqué.

Elle a accompagné les participantes tout au long du voyage : « Ce fut un honneur de les servir et d’accueillir les invités de notre bien-aimé Prophète Muhammad, paix et bénédictions sur lui, en veillant à leur confort tout au long du parcours. C’est un honneur que je chéris profondément, et ma joie envers elles est indescriptible. »

Abdulrahman a ajouté que plus de 20 voyages ont déjà été organisés sur la route de la Hijrah pour des groupes venus du monde entier, témoignant de l’intérêt croissant pour ce type de tourisme spirituel et historique.

« Il faut dire que ce type d’initiative n’aurait pas été possible sans l’environnement favorable offert par le Royaume aux femmes saoudiennes, leur donnant la confiance nécessaire pour être à l’avant-garde du secteur touristique », a-t-elle souligné.

La Dre Dina Altayeb, parodontiste et implantologue, a décrit ce voyage comme le plus intense et profond parmi toutes ses aventures. « J’aimerais que plus de gens aient cette opportunité, car elle offre d’innombrables bienfaits pour l’âme, le corps et l’esprit », a-t-elle déclaré.

Altayeb, qui est la première femme saoudienne à se qualifier et à participer au championnat du monde Ironman,  a déclaré à Arab News que c'était une expérience totalement différente. « Pour moi, ce n'était pas aussi difficile que mes aventures habituelles, mais spirituellement, ce fut une expérience formidable, car c'était une expérience émotionnelle indescriptible... (et) ce fut aussi une expérience enrichissante. »

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Les 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo: fournie)

Elle s’est dite ravie d’arriver à Médine. « Nous avons traversé des montagnes, des vallées et des déserts, tout comme l'avait fait le Prophète. Ce fut un sentiment extraordinaire lorsque nous sommes arrivés à Médine après huit jours de marche. »

Ghadeer Sultan, responsable en ressources humaines, a rejoint le groupe par hasard. « Je n’avais pas prévu de suivre le voyage de la Hijrah, c’était une coïncidence, une invitation qui m’est parvenue, et un peu de curiosité pour vivre l’expérience », a-t-elle confié.

« Lorsque nous sommes entrés dans le jardin ombragé de Médine, j'ai eu l'impression que la paix et la lumière avaient pénétré au plus profond de mon âme. J'ai ressenti la joie des Ansar à l'arrivée du Prophète, que la paix et les bénédictions soient sur lui, et mon cœur a vibré à tous ces moments historiques. Je découvrais les véritables grandes valeurs incarnées par la ville du Prophète : les valeurs d'amour et de tolérance. »

À leur arrivée à Médine, après un voyage qui a débuté le 22 décembre et s'est terminé le 29 décembre, les participantes ont été chaleureusement accueillis avec des roses et des prières.

Leur première visite a été la mosquée Quba, où le Prophète a séjourné lors de sa migration. Première mosquée de l’histoire de l’Islam et en partie construite par le Prophète lui-même, elle revêt une profonde signification spirituelle. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com