L'institution de la violence et les menaces qu'elle fait peser sur la région

Des combattants talibans montent la garde alors que des responsables et des commandants talibans assistent à un rassemblement en plein air dans un champ à la périphérie de Kaboul le 3 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des combattants talibans montent la garde alors que des responsables et des commandants talibans assistent à un rassemblement en plein air dans un champ à la périphérie de Kaboul le 3 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 octobre 2021

L'institution de la violence et les menaces qu'elle fait peser sur la région

  • C'est la première fois qu'une organisation religieuse armée prend le contrôle de l'État et bénéficie de ce qui ressemble à une reconnaissance internationale, qu'elle soit directe ou indirecte
  • Il semble que la région assiste à une sorte d'institutionnalisation de l'extrémisme violent suite au retour rapide des talibans au pouvoir en Afghanistan

Il vaut la peine de prendre un moment pour examiner le document intitulé « Nous choisissons la vie : les chrétiens au Moyen-Orient, vers des options théologiques, sociétales et politiques renouvelées » qui a été publié la semaine dernière. Lancé depuis Antelias au Liban, il a été rédigé par un groupe indépendant de théologiens et de spécialistes des sciences humaines, géopolitiques et sociales du Liban, de Palestine et de Jordanie, avec des consultations d'homologues en Égypte, en Syrie et en Irak.


L'incitation à se pencher sur les problèmes auxquels sont confrontés les chrétiens dans le monde arabe en général et au Liban, en particulier en ce moment, est la voix de plus en plus forte de certaines factions chrétiennes propageant ce qui est devenu l'alliance des minorités, qui, sciemment ou non, favorise une agenda iranien national, ethnique et sectaire. Ils le font par conviction que ce cadre stratégique préserve leur présence dans la région et leur rôle face à ce qu'ils considèrent comme une majorité sunnite qui ne se soucie pas de ces communautés ou de leur rôle.


De plus, il semble que la région assiste à une sorte d'institutionnalisation de l'extrémisme violent suite au retour rapide des talibans au pouvoir en Afghanistan. C'est la première fois qu'une organisation religieuse armée prend le contrôle de l'État et bénéficie de ce qui ressemble à une reconnaissance internationale, qu'elle soit directe ou indirecte. Nous avons déjà vécu  42 années au cours desquelles les mollahs ont dirigé l'Iran les conséquences et les répercussions aux niveaux national et international, avec des ramifications désastreuses pour les Iraniens eux-mêmes et les pays voisins de la région.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Mohamed Dahmani : Tazeqqa, l’histoire de la maison traditionnelle

«Nous avons découvert des ‘musées à ciel ouvert' (Photo, El Watan).
«Nous avons découvert des ‘musées à ciel ouvert' (Photo, El Watan).
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  • C’est le résultat d’une quarantaine d’années de quête
  • Le Pr Dahmani parle de la chaîne opératoire de la construction de Tazeqqa

Le professeur d’économie à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Mohamed Dahmani, actuellement en retraite active, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Tazeqqa. Des origines à son extinction, sorti aux éditions Achab. 

C’est le résultat d’une quarantaine d’années de quête, de sorties sur le terrain, de fixation sur des clichés argentiques d’un millier de villages des massifs du Djurdjura, des Babors, du Guergour et des Bibans. 

«Nous avons découvert des ‘musées à ciel ouvert’», précise l’auteur pour décrire un précieux capital patrimonial. Il  cite, entre autres, les maisons traditionnelles de Tizi Ghenif, de Maâtkas, des Ath Zmenzer, des Ouadhias et des Ath Aïssi. «Tazeqqa est construite avec des matériaux locaux, matériels n’ayant subi aucune transformation et qui sont tous extraits ou produits localement (la terre, le bois, le roseau, le diss, les tuiles, le chaume, la chaux…) », souligne le chercheur. 

Tout en rappelant les études  déjà réalisées par d’autres auteurs sur Tazeqqa, le Pr Dahmani a parlé également de la chaîne opératoire de la construction de Tazeqqa qui devient, lit-on dans la même publication, comme un procédé simple où tout est à portée de main de la matriarche.  Le livre est appuyé de photos de maisons traditionnelles de différentes régions de Kabylie comme celles d’Iflissen Umelil, du littoral.  

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Des chiffres ahurissants !

Une femme mange un sandwich préparé par un vendeur de rue tunisien (Photo, AFP).
Une femme mange un sandwich préparé par un vendeur de rue tunisien (Photo, AFP).
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  • La sécurité alimentaire ne se limite pas à la question de la faim
  • La proportion des Tunisiens touchés par la pauvreté, ne cesse d’augmenter

Les chiffres font froid dans le dos. Ils brossent un sombre tableau. Beaucoup des Tunisiens vivent au bord de l’insécurité alimentaire. Plus de 12 %, soit l’équivalent de 1,5 million de personnes, en sont sérieusement menacées.

Plus encore, la proportion des Tunisiens touchés par la pauvreté, ne cesse d’augmenter. Les personnes qui ne mangent pas à leur faim, qui restent un ou deux jours sans manger, qui n’ont pas de quoi nourrir leurs familles, ou encore celles dont la perte du pouvoir d’achat suscite de vives inquiétudes, toutes ces personnes sont facilement repérables dans la société tunisienne. Ce sont là les symptômes d’un mal profond et qui reflètent une inflation qui, tout en grimpant plus vite que les salaires, atteint au mois de juillet son plus haut niveau depuis 31 ans. Des symptômes qui nuisent aussi à la capacité productive de l’économie.

La sécurité alimentaire ne se limite pas à la question de la faim, mais aussi et surtout à celle de la qualité. Le même rapport indique que le coût d’une alimentation saine par personne et par jour a atteint 3,639 dollars en Tunisie. Le nombre de Tunisiens n’ayant pas les moyens de s’offrir une alimentation saine est passé à 2,4 millions de personnes.

Il faut dire que dans un contexte défavorable, marqué à la fois par la pénurie des produits de base et par la flambée des prix, et aggravé par la guerre en Ukraine qui a visiblement modifié la physionomie des échanges, de la production et de la consommation, la Tunisie n’est pas le seul pays à perdre du terrain dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes leurs formes. Les efforts déployés s’avèrent insuffisants et la situation risque de s’amplifier, notamment avec les échecs successifs des politiques adoptées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 2011.

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Warner Bros annule le film «Batgirl» réalisé par Adil El Arbi et Bilall Fallah

Cependant, le studio souhaite à nouveau travailler avec l'actrice vedette Leslie Grace, ainsi qu'avec Adil El Arbi et Bilall Fallah (Photo, Le Matin).
Cependant, le studio souhaite à nouveau travailler avec l'actrice vedette Leslie Grace, ainsi qu'avec Adil El Arbi et Bilall Fallah (Photo, Le Matin).
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  • Batgirl met en scène pour la première fois dans un film live action les aventures de la célèbre super-héroïne
  • Le rapport indique que les réactions au spin-off de Batman ont été si mauvaises que Warner Bros a décidé d'abandonner le film

Mauvaise nouvelle pour Adil El Arbi et Bilall Fallah. Le film “Batgirl” réalisé par le duo marocain ne sortira pas dans les salles. La société de production Warner Bros a décidé de son annulation.

Très attendu par les fans de DC Comics, Batgirl met en scène pour la première fois dans un film live action les aventures de la célèbre super-héroïne.

Selon les informations du New York Post, le tournage de Batgirl s’est terminé en mars et le projet avait fait l'objet de projections test avec le public. 

Le rapport indique que les réactions au spin-off de Batman ont été si mauvaises que Warner Bros a décidé d'abandonner le film.

La société de production se concentre fortement sur les superproductions sur grand écran qui sont considérées comme des "grands films d'événements théâtraux", et le studio ne voit pas Batgirl comme ce genre d’événement.

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