Y a «de la joie», les Français tombent le masque à l'air libre, mais prudemment

Les spécialistes étaient unanimes pour juger inutile le port du masque en extérieur. Seul avantage: la garantie d'en avoir toujours un à portée de main. (Photo, AFP)
Les spécialistes étaient unanimes pour juger inutile le port du masque en extérieur. Seul avantage: la garantie d'en avoir toujours un à portée de main. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 juin 2021

Y a «de la joie», les Français tombent le masque à l'air libre, mais prudemment

  • Le masque n'est plus obligatoire à l'extérieur, une décision annoncée par surprise la veille
  • Malgré tout, dans les rues de Paris, un grand nombre de passants continuaient de porter le masque jeudi

PARIS : Y a "de la joie", Camille trouve "émouvant" de revoir les sourires. Les Français ont tombé le masque jeudi à l'air libre, profitant "d'une épidémie en déclin", même si beaucoup préfèrent rester sur leurs gardes.

"C'est émouvant de voir les gens. Rencontrer des inconnus sans le masque, on a envie de s'attarder sur leur visage, ça fait du bien de voir des sourires", confie Camille Wodlin, une photographe de 40 ans, rencontrée dans les rues de Paris.

Le masque n'est plus obligatoire à l'extérieur, une décision annoncée par surprise la veille et que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a justifié notamment par une "dynamique de baisse de l'épidémie qui s'est accélérée". Selon lui, l'épidémie est "en déclin" et même "en cours de maîtrise".

Dans les hôpitaux, la pression continue de baisser. Jeudi, 11 114 malades du Covid étaient hospitalisés, dont 1 799 dans les services de soins critiques. Les hôpitaux parisiens de l'AP-HP ont levé leur plan blanc (plan d'organisation pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle), un autre signe de l'amélioration de la situation. Parallèlement, la vaccination continue de progresser, avec 17,36 millions de personnes désormais totalement vaccinées.

Malgré tout, dans les rues de Paris, un grand nombre de passants continuaient de porter le masque jeudi.

Sébastien Bigueur, gérant du restaurant Le Dauphin à Paris, a donné à ses serveurs pour "consigne de plutôt le garder quand on emmène de la nourriture", car "tout le monde n'est pas vacciné et c'est une sécurité en plus".

Le gouvernement a levé cette obligation et de l'amende de 135 euros qui l'accompagnait au beau milieu d'une intense vague de chaleur et aux débuts de l'Euro de football.

Les spécialistes étaient unanimes pour juger inutile le port du masque en extérieur. Seul avantage: la garantie d'en avoir toujours un à portée de main. 

"On sait aujourd'hui que la plupart des transmissions, si ce n'est la totalité, se passent par des aérosols, dans des milieux clos, mal ventilés", soulignait cette semaine l'épidémiologiste Antoine Flahault. 

«Trop de monde»

Cet assouplissement, arrivé plus tôt que prévu, est accompagné d'une suppression du couvre-feu à 23H00 à compter de dimanche, avec dix jours d'avance.

Recommandé en cas de regroupements, le masque restera obligatoire, sur décision du préfet, dans "une rue commerçante ou bondée", dans "les tribunes, gradins, à moins de 2 mètres" les uns des autres, a précisé Olivier Véran.

Nordine Hassini, un bouquiniste de 79 ans, à Paris, qui voit de son échoppe les nombreux pique-niques organisés sur les bords de Seine, trouve qu'il "y a trop de monde, parfois 20 à 30 personnes amassées". On devrait être "obligé de mettre un masque", estime-t-il. 

En plastique ou tissu, l'accessoire restera de mise à l'intérieur (commerces, bureaux ou transports en commun). Les enfants peuvent l'enlever dans la cour de récréation mais il doit être conservé en salle de classe.

A propos de lieux clos, le ministre Olivier Véran a assuré que le gouvernement "travaille" à une réouverture cet été des discothèques en arrêt complet depuis 15 mois.

Le gouvernement planche avec le secteur sur un "protocole sanitaire", "un système d'aération spécifique" et peut-être un pass sanitaire, a-t-il dit, en confirmant la date du 21 juin pour le rendez-vous entre le président Emmanuel Macron et les professionnels.

En attendant, le ministre a averti que l'épidémie "n'(était) pas terminée" car "il y a des variants qui circulent, dont le variant Delta" (anciennement appelé variant indien).

Pour continuer la lutte, Olivier Véran a insisté sur la vaccination. "Plus vite on vaccinera les Français, plus vite on aura ce niveau d'immunité collective, et plus vite on se dira: c'est du passé", a-t-il dit.

A côté du nouvel objectif fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août, soit la moitié de la population (contre un quart actuellement), le ministre a lancé un "appel solennel aux soignants non vaccinés", disant envisager de rendre obligatoire la vaccination si la situation ne s'améliore pas. 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.