Inde: New Delhi et Bombay se déconfinent progressivement après une baisse des infections

Les marchés et les centres commerciaux de New Delhi pourront rouvrir lundi, ce qui marque une nouvelle étape dans le processus de déconfinement (Photo, AFP).
Les marchés et les centres commerciaux de New Delhi pourront rouvrir lundi, ce qui marque une nouvelle étape dans le processus de déconfinement (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 juin 2021

Inde: New Delhi et Bombay se déconfinent progressivement après une baisse des infections

  • Le métro de Delhi reprendra également à 50% de ses capacités, a précisé le Premier ministre de la ville, Arvind Kejriwal
  • Les bureaux peuvent aussi rouvrir à 50% de leur capacité, mais Kejriwal a exhorté ses concitoyens à plutôt travailler de la maison.

NEW DELHI: Les marchés et les centres commerciaux de New Delhi pourront rouvrir lundi, ce qui marque une nouvelle étape dans le processus de déconfinement, ont annoncé samedi les autorités indiennes, dans un contexte de baisse des contaminations à la Covid-19 dans les grandes villes du pays, après des semaines de restrictions. 

Le métro de Delhi reprendra également à 50% de ses capacités, a précisé le Premier ministre de la ville, Arvind Kejriwal.

Les marchés et centres commerciaux fonctionneront un jour sur deux, la moitié d'entre eux étant ouverts chaque jour.

Les bureaux peuvent aussi rouvrir à 50% de leur capacité, mais Kejriwal a exhorté ses concitoyens à plutôt travailler de la maison.

Ces assouplissements surviennent après que Delhi a autorisé la semaine dernière la reprise du travail dans le secteur de la construction et dans les usines. 

« Ils ont ouvert il y a une semaine. Sur le front de la pandémie, la situation est toujours sous contrôle », a observé Kejriwal.

« Il est important de remettre l'économie en ordre de marche si cela s'améliore au niveau sanitaire. Nous prions pour que cela continue », a-t-il ajouté.

Le gouvernement de l'Etat du Maharashtra --qui comprend Bombay, la locomotive économique de l'Inde-- a annoncé un plan en cinq étapes pour assouplir les restrictions, selon les taux d'infection et les capacités hospitalières.

Au niveau 1 (avec un taux d'infection inférieur à 5% et des taux d'occupations de lits de malades en dessous de 25%), toutes les boutiques, restaurants et centres commerciaux auront la permission de rouvrir. 

Mais au niveau 5 (taux d'infection supérieurs à 20%), les restrictions resteront strictes.

Selon des statistiques officielles, les infections quotidiennes en Inde sont tombées à environ 120 000, contre plus de 400 000 en mai.

Le nombre de morts a également baissé, avec 3 380 décès rapportés dans les dernières 24 heures, bien que ceci paraisse largement sous-estimé.

Au moins 344 082 personnes dans le pays sont mortes du coronavirus, qui sévit maintenant dans certaines régions rurales du pays.

Samedi, New Delhi faisait état de 400 nouvelles infections, contre 25 000 cas quotidiens, il y a sept semaines, quand le confinement a été décidé.

La recrudescence du virus à l'époque avait été attribué à l'apparition de nouveaux variants et à l'autorisation de la part du gouvernement d'un retour à la normale, avec des rassemblements politiques et des festivals religieux. 

Le programme de vaccination progresse lentement en raison des pénuries, de confusions et de querelles entre le gouvernement fédéral et ceux des Etats régionaux.

Actuellement, seulement environ 180 millions de personnes, soit 14% de la population, ont reçu une dose de vaccin et 45 millions, soit 3,4%, deux doses.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.