La Syrie détient le triste record mondial de déplacés internes

Après la Syrie, les pays qui comptent le plus de personnes déplacées internes (PDI) à cause d’un conflit sont la RDC (5,3 millions) et la Colombie (4,9 millions). (Photo, Reuters/Archives)
Après la Syrie, les pays qui comptent le plus de personnes déplacées internes (PDI) à cause d’un conflit sont la RDC (5,3 millions) et la Colombie (4,9 millions). (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

La Syrie détient le triste record mondial de déplacés internes

  • «Chaque seconde de l'année dernière, un individu a été contraint de fuir sa demeure»
  • Le rapport met en évidence les «niveaux persistants de violence» en RDC, en Syrie et en Éthiopie

LONDRES: Plus de citoyens ont été déplacés en Syrie que dans tout autre pays en 2020, selon les chiffres publiés par le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) du Conseil norvégien pour les réfugiés.

La Syrie, pays ravagé par la guerre, compte 6,6 millions de déplacés internes. Un rapport de l'IDMC révèle que les déplacements internes relatifs à des conflits l'année dernière étaient principalement motivés par les «niveaux persistants de violence en République démocratique du Congo (RDC), en Syrie et en Éthiopie».

Après la Syrie, les pays qui comptent le plus de personnes déplacées internes (PDI) à cause d’un conflit sont la RDC (5,3 millions) et la Colombie (4,9 millions).

Les données de l’IDMC indiquent que le nombre de personnes déplacées dans le monde a atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré, avec au moins 55 millions à la fin de l’année dernière.

Il y a plus de deux fois plus de personnes déplacées internes que de réfugiés, ajoute l'IDMC.

Les chiffres sont les plus élevés jamais enregistrés, avec 5 millions de personnes déplacées de plus qu'en 2019. Ce nombre n'a cessé d'augmenter au cours de la dernière décennie.

Quelque 48 millions de personnes ont été déplacées en raison des conflits et de la violence, alors que 7 millions l’ont été en raison de catastrophes naturelles, 2020 étant l'année la plus chaude jamais enregistrée.

L'IDMC note que des données incomplètes signifient que le nombre de déplacés internes des catastrophes climatiques est calculé à la baisse.

«Chaque année, des millions de personnes sont forcées de fuir leurs maisons à cause des conflits et de la violence», explique le rapport.

«Les catastrophes naturelles et les effets du changement climatique provoquent régulièrement des déplacements internes nouveaux et secondaires, et sapent la sécurité et le bien-être des populations», poursuit L'IDMC.

«L’ampleur des déplacements dans le monde augmente, et la plupart se produisent à l’intérieur des frontières», selon l’organisme.

La directrice de l'IDMC, Alexandra Bilak, estime «particulièrement inquiétant que ces chiffres élevés soient enregistrés dans le contexte sanitaire actuel, car les restrictions de mouvement ont entravé la collecte de données, et moins de personnes se sont tournés vers les abris d'urgence par peur de l'infection».

«Dans ce monde fragilisé par la pandémie de la Covid-19, une volonté politique consistante et un investissement dans des solutions locales revêt une importance particulière», estime Bilak.

Le secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, Jan Egeland, est choqué de constater que chaque seconde de l'année dernière, un individu a été contraint de fuir sa demeure. Nous échouons dans la protection des personnes les plus vulnérables des conflits et des catastrophes».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre des Affaires étrangères aborde des questions régionales et internationales avec son homologue français

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan bin Abdullah et le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française, M. Jean-Noël Barrot en visite à Riyad. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan bin Abdullah et le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française, M. Jean-Noël Barrot en visite à Riyad. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun. (SPA)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan bin Abdullah, a reçu Vendredi son homologue français, M. Jean-Noël Barrot

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan bin Abdullah, a reçu Vendredi le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française, M. Jean-Noël Barrot.

Au cours de la réunion, les deux parties ont passé en revue les relations bilatérales et ont engagé des discussions sur les questions régionales et internationales d'intérêt commun, en particulier la situation actuelle dans la bande de Gaza et les initiatives prises pour la prochaine conférence visant à résoudre la question palestinienne et à faire progresser la solution des deux États, prévue en juin prochain sous la présidence conjointe de l'Arabie saoudite et de la France.

 


Le chef de la diplomatie syrienne hisse le nouveau drapeau de son pays devant l'ONU

Le ministre syrien des affaires étrangères, Asaad Al-Shibani, tient le drapeau syrien lors d'une cérémonie visant à l'ajouter aux 100 drapeaux alignés au siège des Nations unies à New York, vendredi. (AP)
Le ministre syrien des affaires étrangères, Asaad Al-Shibani, tient le drapeau syrien lors d'une cérémonie visant à l'ajouter aux 100 drapeaux alignés au siège des Nations unies à New York, vendredi. (AP)
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  • Le ministre syrien des Affaires étrangères, en visite à New York, a hissé vendredi le nouveau drapeau de la Syrie post-Assad devant le siège de l'ONU
  • M. Chaibani a de nouveau appelé à la levée des sanctions imposées sous le pouvoir précédent

DAMAS: Le ministre syrien des Affaires étrangères, en visite à New York, a hissé vendredi le nouveau drapeau de la Syrie post-Assad devant le siège de l'ONU, affirmant qu'il s'agissait d'un moment "historique" et réclamant la levée des sanctions contre son pays.

"Le ministre des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani hisse le nouveau drapeau syrien devant le siège de l'ONU à New York", a annoncé l'agence officielle syrienne Sana.

Le chef de la diplomatie des nouvelles autorités, qui ont pris le pouvoir le 8 décembre à Damas et évincé l'ex-président Bachar al-Assad, doit participer à une réunion du Conseil de sécurité vendredi.

Dans une déclaration à la chaîne al-Jazeera après avoir hissé le drapeau à trois étoiles, symbole du soulèvement contre le pouvoir de Bachar al-Assad, le ministre a affirmé qu'il s'agissait d'un moment "historique" qui "consacre la victoire du peuple syrien".

"La nouvelle administration (..) tend la main à la communauté internationale et attend que cette dernière fasse de même en retour", a-t-il dit.

M. Chaibani a de nouveau appelé à la levée des sanctions imposées sous le pouvoir précédent. "Le peuple syrien a besoin en premier lieu d'une levée des sanctions", a déclaré le ministre à la chaîne al-Jazeera.

"Les sanctions entravent le retour des réfugiés, la stabilité, les investissements, la reconstruction des infrastructures détruites par le régime d'Assad", a-t-il souligné.

Le nouveau gouvernement syrien cherche à obtenir une levée des sanctions internationales imposées à l'époque de Bachar al-Assad afin de relancer l'économie syrienne, exsangue après 14 années de guerre civile.

Les sanctions économiques impactent lourdement le pays, où selon l'ONU, 90% des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté.

Parallèlement à la visite du ministre des Affaires étrangères à New York, le ministre syrien des Finances et le gouverneur de la Banque centrale ont participé aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale cette semaine, pour la première fois depuis plus de 20 ans.


Nucléaire: le chef de la diplomatie iranienne à Oman pour de nouvelles discussions avec Washington

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  • L'agence de presse iranienne Mehr a diffusé une courte vidéo montrant M. Araghchi descendre d'un appareil officiel iranien à l'aéroport de Mascate
  • M. Araghchi se rendra à Mascate "à la tête d'une délégation composée de diplomates et d'experts techniques" pour mener ces discussions indirectes avec les Etats-Unis, avait auparavant indiqué le porte-parole de son ministère

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas  est arrivé vendredi à Oman pour une troisième session de discussions sur le nucléaire avec les Etats-Unis prévue samedi, Téhéran augurant de "possibles progrès" si Washington fait preuve de "bonne volonté, sérieux et réalisme".

L'agence de presse iranienne Mehr a diffusé une courte vidéo montrant M. Araghchi descendre d'un appareil officiel iranien à l'aéroport de Mascate.

M. Araghchi se rendra à Mascate "à la tête d'une délégation composée de diplomates et d'experts techniques" pour mener ces discussions indirectes avec les Etats-Unis, avait auparavant indiqué le porte-parole de son ministère, Esmaïl Baghaï.

Le département d'Etat américain a annoncé que l'émissaire du président Donald Trump, Steve Witkoff, participerait bien à ces pourparlers, dans la foulée des deux précédents rendez-vous à Mascate le 12 avril et Rome le 19, salués comme de bonnes discussions par Téhéran et Washington.

Ce troisième cycle prévoit une session de pourparlers techniques entre experts sur le programme nucléaire iranien, en complément de la négociation diplomatique principale.

Michael Anton, qui occupe le poste de responsable de la planification politique au sein du département d'Etat américain, dirigera les travaux techniques du côté américain.

L'agence de presse iranienne Tasnim a de son côté rapporté que les discussions techniques seront menées côté iranien par les vice-ministres des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi et Majid Takht-Ravanchi.

Vendredi, M. Baghaï a déclaré que "pour que les négociations progressent, il faut une démonstration de bonne volonté, de sérieux et de réalisme de la part de l'autre partie".

Dans une interview jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran "aborderait les négociations de samedi avec sérieux, et que si l'autre partie fait également preuve de sérieux, des progrès sont possibles".

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a relancé sa politique dite de "pression maximale" contre l'Iran, avec qui les Etats-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Il a initié des négociations avec Téhéran, tout en menaçant de bombarder l'Iran en cas d'échec.