Manifestations pro-palestiniennes dans toute l'Italie

Vague de soutien mondial à la Palestine. (Fourni)
Vague de soutien mondial à la Palestine. (Fourni)
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Publié le Mardi 18 mai 2021

Manifestations pro-palestiniennes dans toute l'Italie

  • Les dockers refusent de charger des armes à bord d’un cargo à destination d'Israël
  • Un imam déclare à Arab News: «L’armée israélienne commet des crimes contre l’humanité contre un peuple dont la seule faute est de réclamer la liberté, la justice»

ROME: Des milliers de personnes se sont rassemblées ce week-end sur les places des principales villes italiennes et ailleurs dans le pays pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien.

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Piazza dell’Esquilino, une immense place de Rome, agitant des drapeaux palestiniens et scandant des slogans de soutien.

«Nous voulons envoyer un message au monde sur les crimes commis par les autorités d’occupation israéliennes contre le peuple palestinien et la politique de discrimination raciale et d’expansion au détriment des biens et des droits du peuple palestinien», déclare à Arab News Youssef Salman, un leader de la communauté palestinienne à Rome.

Par ailleurs, au port de la ville de Livourne, des dockers appartenant à une organisation syndicale indépendante ont refusé de charger des armes sur un cargo quand ils ont découvert qu'ils se dirigeaient vers Israël.

«Une fois que nous avons su que des conteneurs d'armes et d'explosifs à destination du port israélien d'Ashdod étaient chargés sur le… navire, nous avons décidé de ne pas poursuivre notre travail», rapporte un porte-parole de l'Unione Sindacale di Base.

«Nous n’avons aucune intention de faciliter le transport d’armes et d’explosifs qui seront utilisés pour tuer le peuple palestinien, qui souffre tant et pleure des centaines de victimes civiles innocentes, dont de nombreux enfants.»

Les manifestants se sont également rassemblés dans la ville de Vicence, près de Venise. «Nous voulons que les gens comprennent la situation sur notre terre», dit Rami Ayoub, membre de la communauté palestinienne locale, à Arab News.

Les gens ont également manifesté sur la Piazza San Lorenzo dans la ville de Florence. (Fourni)
Les gens ont également manifesté sur la Piazza San Lorenzo dans la ville de Florence. (Fourni)

Il a dit qu'à Vicence, la communauté palestinienne est petite - environ 40 personnes - « mais ici, il y a des gens de nombreuses nationalités, et de nombreux Italiens, en solidarité avec nous. Nous vous en sommes très reconnaissants. »

Il ajoute: «Israël dit que nous sommes des terroristes, mais nous ne défendons que notre terre, nos maisons, nos droits. Nous voulons expliquer aux gens la différence entre Israéliens et Juifs: c’est l’État d’Israël qui nous occupe - ce n’est pas une question de religion mais de politique. »

Les gens ont également manifesté sur la Piazza San Lorenzo dans la ville de Florence. «L'armée israélienne commet des crimes contre l'humanité en Palestine, contre un peuple dont la seule faute est de réclamer la liberté et la justice», déclare à Arab News Izzedin Elzir, l'imam de Florence. "Nous sommes tous ici pour dire clairement que nous sommes de leur côté, que nous sommes avec eux."

Dans son discours à la foule, arborant un immense drapeau palestinien qui a ensuite été déposé sur les marches de la basilique du XIVe siècle, Elzir a appelé au «soutien des politiciens au peuple palestinien».

Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de la ville de Turin. Des orateurs ont joué de la musique arabe pendant que le slogan «Palestine libre» était scandé.

L'île de Lipari, qui ne compte pas plus de 8 000 habitants, a également accueilli une manifestation sur la place face à son port.

"Comme dans d'autres villes d'Italie, nous voulions nous aussi exprimer notre indignation face au nettoyage ethnique en cours à Jérusalem-Est et dans toute la Cisjordanie, et aux bombardements de Gaza", dit à Arab News Paolo Arena, président de l'ONG locale Magazzino di Mutuo Soccorso .

«Une fois de plus, nous nous retrouvons à lire des informations déconcertantes sur les attaques odieuses d’Israël contre toute la population de Gaza», ajoute-t-il.

«Nous nous joignons à tous ceux qui condamnent sans hésitation cette nouvelle violence et la mort de civils innocents et sans défense.»

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.