Joe Biden reconnaît le génocide arménien

Le président américain Joe Biden (photo de gauche). Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan dépose des fleurs au mémorial Tsitsernakaberd à Erevan le 24 avril 2021 (AFP)
Le président américain Joe Biden (photo de gauche). Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan dépose des fleurs au mémorial Tsitsernakaberd à Erevan le 24 avril 2021 (AFP)
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Publié le Samedi 24 avril 2021

Joe Biden reconnaît le génocide arménien

  • Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d'un million et demi d'Arméniens massacrés par l'Empire ottoman en 1915
  • «Le peuple américain honore tous ces Arméniens qui ont péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd'hui», a déclaré Biden

WASHINGTON: Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d'un million et demi d'Arméniens massacrés par l'Empire ottoman en 1915.

La déclaration traditionnelle de la Maison Blanche à l'occasion de la journée de commémoration, le 24 avril, mentionne pour la première fois le mot «génocide».

«Les Américains honorent tous les Arméniens qui ont péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd'hui», a écrit Joe Biden.

«Nous affirmons l'histoire. Nous ne faisons pas cela pour accabler quiconque mais pour nous assurer que ce qui s'est passé ne se répète jamais», a-t-il ajouté.

Immédiatement après la diffusion du communiqué de la Maison Blanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé «la politisation par des tiers» du débat autour de cette époque de l'histoire.

Le génocide arménien est reconnu par plus d'une vingtaine de pays et de nombreux historiens mais il est vigoureusement contesté par la Turquie.

Joe Biden, qui avait promis durant sa campagne électorale de prendre l'initiative sur ce dossier, a informé vendredi de sa décision son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conversation téléphonique.

Les deux dirigeants ont convenu de se rencontrer en juin en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles.

Il s'agit «d'honorer les victimes, pas d'accabler qui que ce soit», a souligné une responsable américaine, sous couvert de l'anonymat.

«Nous continuons de considérer la Turquie comme un allié crucial au sein de l'Otan, a-t-elle ajouté.

«Il y a de nombreux intérêts partagés, mais en même temps ce n'est un secret pour personne qu'il y a aussi des divergences entre nos pays», a-t-elle encore dit.

Selon elle, «le président veut vraiment promouvoir le respect des droits humains à travers le monde, et travailler pour faire en sorte que de telles atrocités ne se répètent pas»

«Une part cruciale de ce processus est de prendre acte des faits historiques», a-t-elle plaidé.

Dans son communiqué, Joe Biden insiste sur la nécessité de se tourner vers le futur, «vers le monde que nous voulons construire pour nos enfants».

«Réaffirmons notre engagement commun à éviter de futures atrocités où que ce soit dans le monde», a-t-il ajouté.

 

La Turquie actuelle se refuse à reconnaître les crimes commis à l'aube de l'ancien régime

À ce jour, la Turquie actuelle se refuse à reconnaître les crimes commis à l'aube de l'ancien régime.

Peu importe où ils vivent. Que ce soit au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, en Russie ou dans l'Arménie d'aujourd'hui, chaque arménien a probablement un parent, un grand-parent ou un arrière-grand-parent qui a assisté en personne à ce génocide.

Cette année, ils seront nombreux à guetter la reconnaissance officielle du génocide par le gouvernement des États-Unis.

« Aujourd’hui, presque chaque Arménien est le descendant d'une personne ayant survécu au génocide arménien », lance Chris Bohjalian, auteur de « The Sandcastle Girls » (Les filles du château de sable), un best-seller selon le classement du New York Times. Ce roman historique, publié en 2012, s'inspire de son héritage arménien et de l'expérience vécue par ses grands-parents.

« L'Empire ottoman a méthodiquement massacré 1,5 million de citoyens arméniens, plus 300 000 Assyriens et d'innombrables Grecs. Une génération plus tôt, 250 000 Arméniens avaient été exterminés lors des massacres de Hamidian.  Pourtant, la Turquie rejette la responsabilité du sang qui recouvre les mains de son prédécesseur ottoman », a-t-il déclaré à Arab News.

En cette journée printanière qui a marqué les premiers mois de la Première Guerre mondiale, les autorités ottomanes ont rassemblé et exécuté des centaines d'intellectuels arméniens. Dans les semaines qui suivirent, des milliers d'Arméniens ont dû fuir leurs maisons pour se lancer dans des marches de la mort traversant ainsi le désert de Mésopotamie.

« Cette journée revêt une grande importance pour les Arméniens : nous faisons le deuil de nos ancêtres, de la grande partie de notre patrie et de notre culture dans l'est de la Turquie qui nous ont été dérobés – nous pleurons tout cela comme si c'était une blessure encore ouverte, car la Turquie n'a pas reconnu ce crime et une grande partie du monde ignore même qu'il a eu lieu ou son ampleur, à supposer qu'ils en sachent peu de choses – ».

En fait, M. Bohjalian se demande si l'holocauste nazi, survenu un quart de siècle plus tard, se serait produit si le génocide arménien n'avait pas créé un précédent.

Une photo publiée par le Musée-Institut du génocide arménien, datant de 1915, montre des soldats debout au-dessus des crânes de victimes du village arménien de Sheyxalan, dans la vallée de la Mush, sur le front du Caucase, pendant la Première Guerre mondiale. (STR/AGMI/AFP)
Une photo publiée par le Musée-Institut du génocide arménien, datant de 1915, montre des soldats debout au-dessus des crânes de victimes du village arménien de Sheyxalan, dans la vallée de la Mush, sur le front du Caucase, pendant la Première Guerre mondiale. (STR/AGMI/AFP)

« Peut-être. Mais dans son ouvrage ‘Justifying Genocide’ (Justifier le génocide), l'universitaire Stefan Ihrig soutient avec force que le génocide arménien a facilité la survenue de l'Holocauste. Voici la phrase la plus citée de mon roman Les filles du château de sable : ‘Il existe un fil reliant les Arméniens et les Juifs, et les populations du Cambodge, de la Bosnie et du Rwanda. Évidemment, il en existe d'autres, mais en réalité, combien de génocides une phrase peut-elle rassembler?’ Je pense donc que nous avons encore des leçons à apprendre », a-t-il ajouté.

En effet, on établit souvent un certain parallélisme entre le génocide arménien et les nombreux déplacements de population et massacres qui lui ont succédé au cours du XXe siècle.

Joseph Kechichian, chercheur principal au King Faisal Center for Research and Islamic Studies, à Riyad, explique à Arab News que « (l'ancien leader allemand Adolf) Hitler est fameux pour l'expression ‘qui se souvient de l’extermination des Arméniens ?’ lorsqu'il a entrepris ses actions meurtrières ».

« On peut dire que la deuxième conséquence significative du génocide arménien concerne le refus de la part des gouvernements turcs successifs de reconnaître ce crime qui a pourtant été confirmé par les derniers dirigeants ottomans. Ceux-ci ont même poursuivi en justice un certain nombre de fonctionnaires reconnus coupables ».

« Le terme ‘contesté’ ne suffit même pas à décrire la douleur que ressentent les Arméniens, dans la mesure où le déni a abouti à un second génocide, bien que psychologique. Les Turcs honnêtes – et ils sont nombreux – admettront un jour les chapitres sombres de leur histoire et les accepteront. Mais il semble que cela se fera attendre », déclare-t-il.

Ainsi, la Turquie admet que de nombreux Arméniens ont été assassinés au cours d'affrontements avec les forces ottomanes pendant la Première Guerre mondiale. Néanmoins, elle conteste les chiffres et réfute l'idée que ces meurtres soient orchestrés ou qu'ils relèvent d'un génocide.

 La grand-mère paternelle de Kechichian comptait parmi les victimes. « Essayez d'imaginer à quoi cela ressemble de grandir sans grand-mère pour moi – et de grandir sans mère pour mon père orphelin – », poursuit-il.

« Jamais nous n'avons pu embrasser sa main, ne serait-ce qu'une fois, et elle nous manquait tout le temps. Nous évoquions sans cesse son souvenir et feu mon père avait les larmes aux yeux chaque fois qu'il pensait à sa mère ».

EN CHIFFRES

* 1,5 million de décès est l'estimation la plus élevée du nombre d'Arméniens massacrés ou morts de faim ou d'épuisement.

Pratiquement chaque famille arménienne peut raconter une histoire comme celle-là.

« Mais nous sommes des croyants et nous prions pour que les âmes des personnes disparues reposent en paix. Nous implorons le Seigneur de pardonner à ceux qui ont commis ces atrocités et d'éclairer leurs successeurs pour qu'ils trouvent eux aussi la paix. Le déni est hideux et indigne. Il fait du tort aux survivants et à leur progéniture, peu importe le temps écoulé », déclare M. Kechichian.

Pour Armen Sahakyan, directeur exécutif de l'Armenian National Committee of America - Western Region, le génocide n'a guère pris fin.

« Il perdure aujourd’hui par les tentatives continues de la Turquie et de l'Azerbaïdjan d'attaquer et de supprimer la présence des Arméniens dans leur terre ancestrale », confie-t-il à Arab News, faisant référence à la guerre du Haut-Karabakh survenue l'année dernière.

« Le génocide arménien constitue le 'péché originel' de la Turquie, un prélude à plus d'un siècle de violations des droits de l'homme et de répression contre tous les dissidents de l'État turc ; il sape également l'avenir démocratique du pays ».

Selon M. Sahakyan, si la Turquie ne résout pas le génocide arménien de manière véridique, juste et exhaustive, elle ne parviendra jamais à devenir un allié de confiance de l'Occident et «  maintiendra sa politique destructrice, tant dans son pays qu'à l'étranger et dans toute la Méditerranée ».

Par ailleurs, le président américain Joe Biden a fait savoir qu'il reconnaîtrait officiellement comme génocide la déportation et le massacre du peuple arménien en 1915 - une décision qui créerait une rupture significative avec les administrations américaines précédentes, qui ont toujours veillé à ne pas offenser leur allié de l'Otan, à savoir la Turquie.

Le président américain Joe Biden a fait savoir qu'il reconnaîtrait officiellement comme un génocide la déportation et le massacre du peuple arménien en 1915. (AFP/File Photo)
Le président américain Joe Biden a fait savoir qu'il reconnaîtrait officiellement comme un génocide la déportation et le massacre du peuple arménien en 1915. (AFP/File Photo)

Toujours prêt à réagir à chaud, le gouvernement turc a averti les États-Unis qu'ils « étaient tenus de respecter le droit international ».

Dans un entretien accordé récemment à la chaîne de télévision Haberturk, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a précisé que « les déclarations qui ne revêtent pas de valeur juridique ne présentent aucun avantage ; au contraire, elles portent préjudice aux relations entre les deux pays. Il appartient aux États-Unis de décider s’ils souhaitent envenimer les relations avec la Turquie ».

Selon M. Bohjalian, la reconnaissance du  génocide arménien par Washington revêt une grande signification. « Je m'en réjouirais. Mais la justice sera-t-elle un jour rétablie ? Nous entendrons peut être un président américain prononcer le mot 'génocide' le 24 avril de cette année, mais récupérerons-nous un jour Van ? Ararat ? Shusha ? Pas de mon vivant, en tout cas. Néanmoins, j'espère de tout cœur que M. Biden prononcera le mot 'génocide' ».

D'après M. Sahakyan, cette reconnaissance de la Maison Blanche, dans le sillage des résolutions du Congrès de 2019, marquerait le couronnement d'un siècle d'efforts ininterrompus déployés par la communauté arméno-américaine et par les amis de l'Arménie.

« Cela doit guider la politique américaine, à tous les niveaux, y compris en ce qui concerne le soutien à l'Arménie contre les tentatives continues d'Ankara et de Bakou – l’Arménie qui, après avoir survécu à un génocide, subit aujourd'hui un blocus, un isolement, une partition –».

Des orphelins arméniens lors de leur déportation de Turquie aux alentours de l'année 1920. (Shutterstock/File Photo)
Des orphelins arméniens lors de leur déportation de Turquie aux alentours de l'année 1920. (Shutterstock/File Photo)

« La reconnaissance par les États-Unis du génocide arménien permettrait également de rendre hommage au rôle héroïque de l'Amérique qui a sauvé des centaines de milliers de survivants du génocide grâce au Near East Relief », a-t-il ajouté.

Un siècle plus tard, le génocide continue de faire date dans l'histoire moderne et entache encore aujourd'hui le visage de la Turquie, a déclaré Peter Balakian, auteur de l'ouvrage « The Burning Tigris : The Armenian Genocide and America's Response » (Le Tigre brûlant : le génocide arménien et la réponse de l'Amérique), un autre best-seller du New York Times.

Il a déclaré à Arab News que « la Turquie n'a pas présenté d'excuses, et elle a refusé toute restitution et compensation. D'autres nations ont appelé la Turquie à gérer les séquelles du génocide arménien, mais cela ne semble être possible que lorsque la Turquie parviendra à développer une véritable démocratie qui amènera son gouvernement à promouvoir une culture de l'autocritique et du respect des droits de l'homme et des minorités ».

Pour M. Balakian, la reconnaissance constitue le premier pas, même si elle se fait attendre. « Voilà plus d'un siècle que nous espérons obtenir un semblant de justice », ajoute-t-il.

 

Avec Agences

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.