Les EAU enregistrent une réduction marquée de l'utilisation de combustibles solides

Selon un sondage Gallup, les Émirats arabes unis se sont classés premiers dans la catégorie Satisfaction avec les efforts de préservation de l'indice de prospérité Legatum. (Photo Giuseppe CACACCE/AFP).
Selon un sondage Gallup, les Émirats arabes unis se sont classés premiers dans la catégorie Satisfaction avec les efforts de préservation de l'indice de prospérité Legatum. (Photo Giuseppe CACACCE/AFP).
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Publié le Vendredi 21 août 2020

Les EAU enregistrent une réduction marquée de l'utilisation de combustibles solides

  • Le ministre du Changement climatique et de l'Environnement, Dr. Abdallah Belhaif Al-Nuaimi, a déclaré que la position de premier plan des EAU dans les classements environnementaux mondiaux est le résultat du respect des objectifs stratégiques du ministère
  • L'indice de performance environnementale (EPI), classe les EAU au premier rang mondial pour l'intensité des émissions de SO2

DUBAI :  Les Emirats arabes unis (EAU) dominent le classement mondial de la compétitivité pour 2020 sur huit indicateurs environnementaux, tout en se classant au premier rang de la région MENA pour 19 d'entre eux.

Le ministre du Changement climatique et de l'Environnement, Dr. Abdallah Belhaif Al-Nuaimi, a déclaré que la position de premier plan des EAU dans les classements environnementaux mondiaux est le résultat du respect des objectifs stratégiques du ministère. « Protéger notre environnement, assurer la durabilité de nos ressources naturelles et conserver notre biodiversité font partie des objectifs stratégiques du ministère du Changement climatique et de l'Environnement (MoCCAE). Pour répondre à ces priorités, le ministère a mis en œuvre un cadre intégré incluant dans son champ d'application une législation environnementale, ainsi que des projets et des programmes qui s'alignent sur les normes internationales les plus élevées », a-t-il ajouté.

Selon l'Institute for Management Development World Competitiveness Yearbook 2020, publié part l’IMD World Competitiveness Center, les EAU se classent actuellement au premier rang mondial dans l'indice des lois environnementales, en avance de deux places par rapport à leur position en 2019. Cet indicateur mesure les initiatives proactives entreprises par les pays pour élaborer de nouvelles lois relatives à l'environnement et au changement climatique, ainsi que pour mettre à jour les lois existantes et les appliquer.

Selon un sondage Gallup, les Émirats arabes unis se sont classés premiers dans la catégorie Satisfaction avec les efforts de préservation de l'indice de prospérité Legatum. Cet indicateur mesure la satisfaction du public à l’égard des efforts déployés par le pays pour préserver son environnement pour les générations futures.

L'indice de performance environnementale (EPI), classe les EAU au premier rang mondial pour l'intensité des émissions de SO2. Cet indicateur mesure le taux de réduction des émissions de SO2 sur plusieurs années.

Selon EPI, les EAU sont en tête de la catégorie des combustibles solides pour les ménages au niveau mondial. Le pays a enregistré une réduction marquée de l'utilisation de combustibles solides pour le chauffage et la cuisine par les ménages au cours des deux dernières années. Il s'agit d'une victoire significative sur le front environnemental dans le contexte des émissions élevées de polluants atmosphériques générés par les combustibles solides domestiques.

Les EAU ont maintenu leur leadership mondial dans la catégorie des aires marines protégées avec 16 aires marines protégées désormais incluses. La couverture totale des aires protégées dans le pays est passée de 15,07% du territoire en 2019 à 15,53% en 2020, représentant 18,4% de son territoire terrestre et 12,01% de son territoire marin.

Les EAU sont également en tête de l'indicateur mondial des zones humides qui mesure la perte de zones humides sur une période de 10 ans. Le pays accorde une grande attention à ses zones humides qui sont des points chauds pour la biodiversité menacée d'extinction.

Premier rang également dans l'indicateur des Prairies qui calcule la moyenne mobile des pâturages perdus et des zones herbeuses sur une période de cinq ans. Les Émirats arabes unis travaillent sans relâche pour cultiver des espèces de flore locale qui peuvent tolérer le climat désertique du pays.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.