Les partis et les idées qui ne meurent ni ne changent

Les partisans libanais du parti Kataeb agitent les drapeaux du parti. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Vendredi 09 avril 2021

Les partis et les idées qui ne meurent ni ne changent

  • Les baasistes n'ont pas vu la réalité et le monde autour d'eux changer
  • Parce qu'elles n'ont pas évolué, leurs idées sont devenues l'objet de risée et de blagues d'autrui

Le Parti libanais Kataeb a récemment décidé de modifier son nom. Le parti fondé en 1936 a mis en avant son autre nom, le Parti social-démocrate, au détriment du nom auquel il a été historiquement associé.

Selon les observateurs, deux facteurs ont dicté ce changement : la nécessité d'être présent dans la société civile et de participer à ses activités, et la nécessité de prendre ses distances avec les connotations franquistes du nom adopté dans les années trente et l'orientation militante imposée au parti durant les années soixante-dix. (…)

Les concepts et les termes qui s'y réfèrent, comme les autres êtres vivants, naissent, se développent et meurent ou changent. Ceux qui ne meurent pas, ne changent pas et sont décrits comme immortels ont peu de vigueur, voire sont totalement sans vie, en premier lieu. C’est le cas, par exemple, de la fameuse «mission immortelle» articulée par le fondateur du parti socialiste arabe Baas, Michel Aflaq, qui le considérait comme la marchandise la plus importante de «l’unique nation arabe».

Cependant, bien que cette «mission» soit devenue objet de risée d’autrui et la cible de leurs blagues, le Baas, en Syrie et en Irak, n’a pas revu le sort de cette phrase. Les baasistes n'ont pas remarqué que la réalité les avait dépassés. Ils n’ont pas remarqué que la mission baasiste n’était rien d’autre que des cellules de torture et de mort, qu’elles soient aussi grandes qu’un pays ou aussi petites qu’une tombe. Le mot «Baas» lui-même est devenu comme un vagabond errant et à la recherche de sens.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Les Algériens face aux dépenses du Ramadhan : Le pouvoir d’achat en chute libre

Les Algériens crient des slogans lors d'une manifestation anti-gouvernementale dans la capitale Alger le 9 avril 2021. (Photo, AFP)
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  • Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de disponibilité de produits sur le marché mais surtout de la capacité des Algériens à acheter
  • La situation de Boualem est représentative d’une grande majorité de chefs de famille qui n’arrivent pas à affronter la cherté de la vie

Que le Ramadhan commence aujourd’hui ou demain, l’incapacité des Algériens à affronter ce mois de grande consommation reste la même. Après une période de crise sanitaire ayant un impact direct sur le marché du travail, le pouvoir d’achat continue sa chute libre.

Il est 10h. Boualem, retraité et père d’une famille, traîne dans le marché de fruits et légumes de Birkhadem depuis une heure déjà. Bien que ce marché couvert soit connu par ses prix les plus bas de tout l’Algérois, ce sexagénaire ayant à charge 4 filles universitaires peine à remplir son couffin.

Entre les fruits, légumes et les fruits secs indispensables à la préparation de quelques tajines, les 30 000 DA que reçoit mensuellement Boualem ne suffisent pas, encore moins les charges de ce mois dit de «piété». «Je ne sais plus quoi faire. Hier, j’ai passé la soirée avec mon épouse à faire la liste des achats nécessaires. C’est injuste de devoir compter ses sous pour subvenir à ses besoins élémentaires», se désole-t-il avant de sortir un bout de papier de sa poche : la fameuse liste d’achat.

Farine, semoule, fruits et légumes, dattes, sucre, feuilles de brik, huile et viande hachée. Les 5000 DA que Boualem avait réservés à cette lourde mission risque d’être épuisés dès les premiers achats. Pour la farine, la semoule et le sucre, le problème ne se pose pas, leurs prix étant plafonnés. Les feuilles de brik aussi. Les prix sont très abordables : 100 DA le paquet de 12 feuilles.

Ce sont plutôt les dattes qui sont chères. Il a payé 350 DA pour quelques branches dont le poids était affiché 1 kg. Pour les dattes dites premium, le prix dépasse les 800 DA. Dans le rayon des fruits et légumes, notre retraité a dépensé presque la moitié de son budget. «Nous sommes nombreux à la maison. Je ne peux pas me permettre d’acheter peu. Comme ça j’ai au moins un petit stock pour la 1re dizaine de jours», estime-t-il. La carotte est à 80 DA. Ailleurs, son prix tourne autour de 100 à 120 DA.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Le dialogue national est-il encore possible ?

Un Tunisien fait le signe V de la victoire alors que des jeunes brûlent des pneus et bloquent des routes dans la ville méridionale de Tataouine, le 12 février 2021, pour protester contre l'incapacité du gouvernement à tenir sa promesse de créer des emplois et des investissements. (Photo, AFP)
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  • On est obligé de se représenter l’expérience du dialogue national piloté en 2013 par le quartet et que l’UGTT tente, pour objectif de faire sortir le pays de la crise institutionnelle dans lequel il est empêtré
  • Y a-t-il encore une réponse à cette interrogation qui tourmente beaucoup de Tunisiens et qui se résume comme suit : où va-t-on?

Avec l’avènement du mois saint de Ramadan et l’apparition de nouvelles priorités sur l’agenda du citoyen tunisien, dont en premier l’épineuse problématique de  faire face  à la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires de première nécessité et avec les tiraillements qui divisent quotidiennement  la scène politique nationale avec un ordre du jour dominé exclusivement par l’affaire de la formation de la Cour constitutionnelle comme le prévoit la Constitution du 27 janvier 2014 ou l’abandon pur et simple de l’idée, étant donné — ainsi que le soutiennent certaines parties — que les délais constitutionnels impartis à la mise en œuvre de cette instance constitutionnelle ont bel et bien expiré depuis fin novembre 2015, l’on se pose la question suivante : y a-t-il encore une réponse à cette interrogation qui tourmente beaucoup de Tunisiens et qui se résume comme suit : où va-t-on?

Pour être plus clair, l’on peut se demander si le pays va, de jour en jour, d’une crise à l’autre et si les protagonistes ou acteurs du paysage politique et civil national ne font que se réveiller le matin sur une polémique pour dormir, le soir, sur une autre querelle plus complexe et compliquée, le discours selon lequel le dialogue et rien que le dialogue est à même de résoudre tous les différends quelles que soient leur acuité et leur ampleur est-il encore plausible ou peut-il trouver, de nos jours, une oreille attentive auprès des citoyens qui attendent toujours une solution pacifique aux luttes intestines que se livrent nos politiciens et aussi les activistes de la société civile ?

Et quand on parle de dialogue, on est obligé de se représenter l’expérience du dialogue national piloté en 2013 par le quartet et que l’Union générale tunisienne du travail tente, depuis maintenant près de cinq mois, de réactiver avec, pour objectif, cette fois, de faire sortir le pays de la crise institutionnelle dans lequel il est empêtré, crise opposant la présidence de la République, à la présidence du gouvernement et à la présidence du Parlement.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


L’Institut Royal des études stratégiques appelle à adopter l’approche Nexus

Le rapport relève que la planification et la gestion des ressources en eau, énergétiques et des sols s’effectuent généralement de manière isolée (secteur par secteur). (Photo, AFP)
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  • Le document relève ainsi les déficits en matière de coordination intersectorielle au Maroc, ce qui constitue un défi majeur, tant au niveau national que régional
  • Le principe consiste à développer des synergies entre les secteurs de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et des écosystèmes

Nexus. C’est une approche «par lien» qui a le le potentiel d’améliorer le bien-être humain, tout en atténuant les pressions sur l’environnement et les ressources naturelles, grâce à une gestion et une gouvernance intégrées. Dans cette approche, la minimisation des compromis est recherchée, afin d’en tirer les avantages indirects, ainsi que les possibilités offertes pour faire face aux défis socioéconomiques et du changement climatique. C’est dans cette optique que l’Institut Royal des études stratégiques (IRES) vient de publier un rapport intitulé «La question de l’eau au Maroc selon l’approche Nexus dans le contexte du changement climatique». 
Le rapport relève que la planification et la gestion des ressources en eau, énergétiques et des sols s’effectuent généralement de manière isolée (secteur par secteur). Le document relève ainsi les  déficits en matière de coordination intersectorielle au Maroc, ce qui constitue un défi majeur, tant au niveau national que régional. «Cette situation pénalisante pour le développement socio-économique du Maroc appelle une gestion intégrée des ressources naturelles, telles que l’eau, l’énergie, la terre et la biomasse, ainsi qu’une gouvernance intégrée de tous les secteurs concernés. Cette approche renforcera la sécurité de l’approvisionnement en eau, en énergie et en alimentation», soulignent les rédacteurs du document. Ils proposent ainsi l’utilisation de l’approche par lien «Nexus». «L’urgence d’adopter la logique “Nexus” est née de contraintes alliant pénurie de l’eau, accroissement de la demande alimentaire, hausse de la consommation d’énergie et dégradation des écosystèmes naturels», est-il souligné dans le rapport. 

Le principe consiste à développer des synergies entre les secteurs de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et des écosystèmes. Il s’agit d’une logique d’adaptation qui vise à augmenter la résilience et à réduire la vulnérabilité des milieux naturels, des organisations, des collectivités et des individus face aux effets négatifs observés ou anticipés de l’évolution du climat. C’est dans ce cadre que l’IRES a lancé la réalisation de deux études, comme contribution à la réflexion stratégique menée par le Maroc sur le Nexus Eau, énergie, agriculture et écosystèmes (EEAES). La première étude est celle qui a fait l’objet de ce rapport et qui a été réalisée au niveau national. Une seconde, en cours de réalisation, au niveau régional, est centrée sur la région de Souss-Massa. 

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