La répression des amiraux signe la fin du «virage eurasiste» d’Erdogan

Sur cette photo d'archive de 2017, les navires de la marine turque sont amarrés dans une base portuaire dans le détroit du Bosphore. (Photo, AP)
Sur cette photo d'archive de 2017, les navires de la marine turque sont amarrés dans une base portuaire dans le détroit du Bosphore. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 07 avril 2021

La répression des amiraux signe la fin du «virage eurasiste» d’Erdogan

  • L'idéologie prédominante des eurasistes est originaire de l'extrême gauche turque, et prône un rapprochement de la Chine et de la Russie
  • Elle est principalement fondée sur une politique étrangère anti-occidentale couplée à un ultra-nationalisme au niveau national

ANKARA: La dernière vague d'arrestations d'anciens amiraux, qui avait signé la veille une déclaration critique à l’égard d’Ankara, a suscité un débat sur la question de savoir si la répression est le résultat du «virage eurasiste» que prend le pays.

Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé 104 anciens commandants de la marine d'avoir tenté d'orchestrer un «coup d'État politique». Les amiraux auraient publié une lettre ouverte qui critique le nouveau canal artificiel de 45 kilomètres du gouvernement, appelé Kanal Istanbul, et son impact immédiat sur la Convention de Montreux de 1936, qui réglemente le trafic des navires de guerre dans le détroit d'Istanbul.

Parmi les signataires, le nom le plus notable était Cem Gurdeniz, le cerveau de la doctrine maritime maximaliste controversée de la Turquie, connue sous le nom de Blue Homeland (Patrie bleue).

Gurdeniz, qui est détenu par la police depuis lundi, est un membre bien connu de la faction eurasiste de premier plan au sein de l'armée turque. Le groupe prône une stratégie anti-occidentale ainsi que des relations plus solides avec la Russie et la Chine.

Le Dr Berk Esen, politologue de l’université Sabanci d’Istanbul, révèle que la déclaration des amiraux survient au moment décisif où l’administration Erdogan redéfinit sa position sur la scène internationale.

«Au cours des dernières années, le gouvernement turc a cherché à tisser des liens plus étroits avec des régimes autoritaires comme la Russie et le Qatar, dans le but de recueillir un appui à ses mesures révisionnistes dans l’ensemble de la région», dit-il à Arab News.

En réaction aux critiques occidentales contre la politique antidémocratique turque, Esen confie que certains responsables du gouvernement turc reçoivent l’appui d'officiers à la retraite et d'analystes appartenant à la faction eurasiste.

Depuis plusieurs années, le mouvement eurasiste a poussé les leaders turcs vers un rapprochement étroit avec la Russie et la Chine. Selon certaines rumeurs, la faction a acquis une influence considérable au sein du gouvernement, lui permettant d’orienter la politique étrangère et sécuritaire de la Turquie.

L'idéologie prédominante des eurasistes, originaires de l'extrême gauche turque, est principalement fondée sur une politique étrangère anti-occidentale couplée à un ultra-nationalisme dans la sphère nationaliste.

Ils plaident pour quitter l'OTAN et l'abandon du processus de candidature à l'UE en faveur de l'adhésion à l'Organisation de coopération de Shanghai.

Selon Esen, la politique anti-occidentale du gouvernement turc pourrait bientôt prendre fin, à en juger par les rapports d'un accord entre Ankara et l'UE.

«Pour renforcer cette tendance, Erdogan cherche à obtenir les faveurs de l'administration Biden en soutenant la récente offensive américaine contre la Russie. La déclaration des amiraux vient dans le contexte de cette situation géopolitique changeante», estime Esen.

Les derniers mouvements de troupes russes dans les zones frontalières de l'est de l'Ukraine ont provoqué la colère de l'administration Biden, conduisant le département d'État américain à exiger que Moscou explique ces «provocations» signalées.

Cependant, la Russie considère le projet du Kanal Istanbul comme une menace, car il donnerait aux membres de l'OTAN un accès libre à la mer Noire et à la péninsule de Crimée, et particulièrement au port stratégique de Sébastopol, annexé par Moscou en 2014.

Par conséquent, le groupe d'amiraux craint que le nouveau canal ne provoque la colère de la Russie, car la Turquie pourrait rompre avec la Convention de Montreux qui régit le transit des navires de guerre en temps de paix et de guerre.

La durée du séjour et le tonnage des navires de guerre des forces navales qui n’appartiennent pas à la mer Noire sont limités par la convention. Ils ne peuvent pas rester dans la région plus de 21 jours, et le poids maximal des navires est de 45 000 tonnes.

Cependant, dans un discours télévisé lundi, Erdogan déclare que le gouvernement n'envisage pas de se retirer de la convention. Et d’ajouter, «Mais si le besoin se fait sentir à l'avenir, nous pourrions réviser chaque convention afin d’aider notre pays à se développer encore et encore».

Selon Esen, bien que tous les signataires de la lettre ne souscrivent pas à la doctrine de la Patrie bleue, les amiraux craignent probablement qu'Erdogan utilise la Convention de Montreux comme monnaie d'échange avec les États-Unis, qui tentent depuis des décennies de saper l'accord de manière à avoir un accès à la mer Noire.

«Après avoir cherché une alliance implicite avec les eurasistes ces deux dernières années, Erdogan a peut-être obtenu une excuse commode pour éliminer les officiers retraités affiliés à la doctrine de la Patrie bleue pendant qu’il envisage de renforcer les liens avec les États-Unis», a souligné Esen.

Pendant ce temps-là, l’ambassade de Chine à Ankara a blâmé le maire de la capitale Mansur Yavas et le chef du "Iyi Partisi" (Le Bon Parti) Meral Aksener pour avoir écrit des messages commémorant le massacre des Ouïghours par l’armée chinoise en 1990.

«La Chine se réserve le droit de réagir proportionnellement», a tweeté l'ambassade, ajoutant: «La région autonome ouïghoure du Xinjiang fait partie intégrante du territoire chinois. Cela est un fait internationalement reconnu et incontestable».

L’opposition turque a longtemps critiqué le gouvernement pour avoir gardé le silence sur l’oppression continue des musulmans ouïghours par la Chine.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince Turki Al-Faisal réaffirme la solidité des relations saoudo-émiraties et appelle à se fier aux sources officielles

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  • L’ancien chef du renseignement se dit « optimiste » quant au nouveau Conseil de paix formé par Donald Trump
  • Israël applique le deux poids deux mesures en soutenant le terrorisme tout en accusant les autres de le faire, estime-t-il

ÎLE DE SHURA – MER ROUGE : Le prince Turki Al-Faisal, président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, et ancien ambassadeur en Grande-Bretagne et aux États-Unis, a réaffirmé vendredi les « relations fraternelles » entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, appelant le public à « se référer aux sources d’information officielles saoudiennes » plutôt qu’aux publications sur les réseaux sociaux.

« Comme nous l’avons vu, les responsables saoudiens ont réaffirmé les relations fraternelles avec les Émirats arabes unis. Ces liens ne sont pas uniquement politiques, mais profondément enracinés dans l’affection, les liens familiaux et une histoire commune », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors de la séance d’ouverture du sommet Investing Is a Sea, organisé par The Family Office, le prince Turki Al-Faisal a affirmé que malgré le bruit sur les réseaux sociaux autour du différend politique entre Riyad et Abou Dhabi sur le Yémen, les relations entre les deux pays demeurent solides. Il s’exprimait lors d’un échange avec le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal J. Abbas, modérateur de la session.

« Notre relation avec les Émirats est fondée sur l’intégration, non sur la confrontation, et ce principe s’applique à l’ensemble du CCG », a expliqué Al-Faisal.

« Les divergences d’opinion sont naturelles, y compris au sein de l’Union européenne, mais nous espérons que les utilisateurs des réseaux sociaux s’abstiendront de toute dérive immorale dans ce différend », a répondu Abbas, en référence à ceux qui propagent la haine et les mensonges en ligne.

Les tensions entre les deux pays du Golfe se sont accrues en décembre lorsque les Émirats ont soutenu et approvisionné le Conseil de transition du Sud (STC) yéménite, qui a agi unilatéralement dans une tentative de sécession près de la frontière saoudienne. La coalition dirigée par Riyad pour rétablir la légitimité au Yémen est alors intervenue fermement, ciblant ce qu’elle a qualifié de livraison militaire non autorisée au STC et demandant à Abou Dhabi de retirer tous ses moyens et personnels du Yémen. Peu après, le ministère émirati de la Défense a annoncé qu’il se conformerait à cette demande et qu’il soutenait la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite.

Malgré cela, une guerre médiatique s’est poursuivie sur les réseaux sociaux des deux côtés, amenant de nombreux observateurs à s’interroger sur la volonté réelle des deux capitales de mettre fin au différend.

S’exprimant lundi depuis Varsovie, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reconnu une « divergence de vues » sur le Yémen, tout en soulignant que la relation entre les deux pays restait « d’une importance cruciale ». Il a insisté sur le fait que « les Émirats se sont totalement retirés du dossier yéménite ».

« Il s’agit d’un élément essentiel de la stabilité régionale, et le Royaume tient toujours à entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis, partenaire clé au sein du CCG », a déclaré le prince Faisal lors d’une conférence de presse en Pologne.

Deux jours plus tard, le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a démenti dans un message publié sur les réseaux sociaux les rumeurs circulant en ligne selon lesquelles le Royaume aurait refusé de recevoir Cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, vice-gouverneur d'Abou Dhabi et conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis.

« Cheikh Tahnoun ben Zayed se rend au Royaume quand il le souhaite, sans avoir besoin d’autorisation. L’Arabie saoudite est sa maison et ses dirigeants sont sa famille », a écrit Al-Dossary.

Le panel d’ouverture de The Family Office a également abordé les évolutions mondiales récentes. Le prince Turki a dit espérer que le Conseil de paix mis en place par le président américain Donald Trump apportera un changement.

« Le rôle de l’Arabie saoudite au sein du Conseil de paix est de poursuivre son soutien à la Palestine, et les déclarations du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington visent toutes à convaincre les États-Unis que la paix doit reposer sur la justice et non sur des principes sélectifs », a-t-il déclaré.

Al-Faisal a déclaré qu'on ne pouvait pas accorder à Israël le « droit à l'autodéfense » tout en refusant ce même droit aux Palestiniens, alors que ce sont eux qui sont attaqués.

Il a rappelé que la position saoudienne a toujours été l’établissement d’un État palestinien avant toute normalisation avec Israël.

Évoquant la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche en novembre dernier, Al-Faisal a affirmé que la position du Royaume repose sur la justice et sur les principes fondateurs de l’Arabie saoudite.

Concernant Israël, le prince Turki a réitéré son point de vue selon lequel Israël applique le deux poids deux mesures, tant dans ses actes que dans son discours.

Interrogé par Abbas sur un article du Times of Israel, signé par la correspondante politique Tal Schneider et publié le 8 octobre 2023, affirmant qu’Israël avait payé le prix, le 7 octobre, de la politique de soutien au Hamas menée pendant 16 ans par Benyamin Netanyahou au détriment de l’Autorité palestinienne, Abbas a demandé : « Ne trouvez-vous pas ironique qu’Israël soutienne publiquement et massivement le terrorisme, puis accuse les autres de faire la même chose ? »

Le prince Turki Al-Faisal a répondu qu’Israël affiche un double standard évident lorsqu’il accuse d’autres pays de soutenir le Hamas et l’extrémisme, alors qu’il est largement connu comme l’un des principaux soutiens du mouvement.

« Il existe un dicton dans le Hedjaz, où j’ai grandi, qui dit : “Il m’a frappé, puis il a pleuré et s’est plaint avant moi.” Les dirigeants israéliens ont maîtrisé cette tactique. Depuis sa création, Israël s’est présenté comme la victime à qui l’on aurait volé ses droits. Cette machine de propagande fonctionne depuis quatre-vingts ans », a-t-il expliqué.

« Je ne suis pas surpris lorsque Netanyahou ou ses partisans affirment aujourd’hui que l’Arabie saoudite adopte une position extrémiste à l’égard du judaïsme ou d’Israël. En réalité, ce sont les actions d’Israël, sous la direction de Netanyahou, qui nous ont conduits à la situation actuelle, où nous assistons à un génocide contre les Palestiniens, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

« Netanyahou a récemment déclaré que quiconque souhaitait normaliser ses relations avec Israël devait reconnaître son “droit à l’autodéfense”, accordant de facto à Israël un permis pour sacrifier les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La justice allemande saisit des biens dans une enquête pour fraude bancaire au Liban

Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
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  • La justice allemande a saisi 35 millions d’euros de biens dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent visant l’ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé
  • Les procureurs l’accusent d’avoir détourné plus de 330 millions de dollars entre 2004 et 2015 ; un tribunal doit désormais statuer sur la confiscation définitive des biens

BERLIN: La justice allemande a indiqué jeudi avoir saisi des biens d'une valeur totale de 35 millions d'euros dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, et quatre autres personnes.

Âgé de 75 ans, M. Salamé, qui a dirigé la banque centrale entre 1993 et 2023, fait face à de multiples accusations au Liban et à l'étranger, notamment de détournement de fonds, blanchiment d'argent et évasion fiscale. Il a toujours nié toute malversation.

Dans un communiqué, le parquet a déclaré que "des biens immobiliers commerciaux de grande valeur à Munich et à Hambourg, ainsi que des parts sociales d'une société immobilière à Düsseldorf pour une valeur totale d'environ 35 millions d'euros" ont été saisis.

"Après des enquêtes très approfondies", notamment au Liban, le parquet accuse  M. Salamé, agissant avec son frère Raja Salamé, d'avoir "détourné des fonds d'un montant total de plus de 330 millions de dollars au détriment de la banque centrale libanaise et donc aux dépens de l'Etat libanais, afin de s'enrichir illégalement" entre 2004 et 2015.

Ces fonds provenaient de transactions financières entre la banque centrale libanaise et des banques commerciales au Liban.

L'argent a été blanchi par l'intermédiaire d'une société écran dans les îles Vierges britanniques et utilisé par Raja Salamé et trois autres coaccusés pour des investissements en Allemagne et ailleurs en Europe, selon les procureurs.

Un tribunal de Munich doit désormais décider si les biens saisis peuvent être définitivement confisqués.

Les procureurs allemands ont ouvert leur enquête en 2021 et ont collaboré avec des enquêteurs français et luxembourgeois.

Détenteur de la double nationalité française et libanaise, Riad Salamé avait été arrêté en 2024 au Liban et inculpé pour le détournement présumé de 44 millions de dollars de la banque centrale libanaise, avant d'être libéré en septembre dernier contre le versement d'une caution record.

L’ex-gouverneur est considéré comme l'un des principaux responsables de l’effondrement économique du Liban, que la Banque mondiale a qualifié de l'un des pires de l’histoire récente. Mais il a toujours défendu son bilan, affirmant être un "bouc émissaire".

Il a quitté ses fonctions fin juillet 2023 et répète que sa fortune provient d’investissements privés et de sa carrière antérieure au sein de la société américaine Merrill Lynch.


Après sa rencontre avec le prince Khalid ben Salmane, Graham salue la trajectoire du Royaume

Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
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  • Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington

DUBAÏ : Le sénateur américain Lindsey Graham estime que l’Arabie saoudite est « sur la voie de la lumière », dans une déclaration publiée après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington.

« Mes échanges avec l’Arabie saoudite au cours des deux derniers jours m’ont donné un sentiment de confiance : le Royaume — tout en poursuivant ses propres intérêts — est sur une voie qui mène à la lumière, et non à l’obscurité », a déclaré le sénateur.

Il a également indiqué qu’il se réjouissait de se rendre prochainement en Arabie saoudite.

« Au fil des années, j’ai développé une solide relation de travail avec l’Arabie saoudite. Je sais que le président Trump est un fervent admirateur du prince héritier Mohammed ben Salmane. J’ai été témoin des changements que le prince héritier a adoptés et j’en ai été impressionné », a ajouté Lindsey Graham.

Le sénateur américain a également affirmé qu’après avoir rencontré le prince Khalid, ainsi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, plus tôt, « je suis convaincu que l’Arabie saoudite estime que la meilleure chose pour la région est la croissance économique et la prospérité ».

« L’Arabie saoudite souhaite devenir, à l’avenir, une destination de choix, afin que des personnes du monde entier viennent visiter ce que je considère comme un pays remarquable. Le Royaume veut être l’une des forces dominantes dans le domaine de l’IA, ce qui signifie que les esprits les plus brillants afflueront. Je suis convaincu que tel est toujours l’objectif du prince héritier et du Royaume. »

Lindsey Graham a également salué le rôle que le Royaume cherche à jouer en Syrie.

« Ils ont clairement indiqué être l’ami à la fois du gouvernement syrien et du peuple kurde. Cette attitude visant le compromis plutôt que la destruction finira, espérons-le, par l’emporter », a-t-il déclaré.

Le prince Khalid devrait discuter, lors de sa visite, des relations saoudo-américaines et des moyens de les renforcer. Il a déjà rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et l’envoyé spécial Steve Witkoff.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com