Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla

Les 4x4 emmèneront les participants dans un voyage à travers les pics et les dunes sur une piste conçue pour mettre en valeur la beauté du paysage désertique sans perturber son écosystème (Photo, Fournie)
Les 4x4 emmèneront les participants dans un voyage à travers les pics et les dunes sur une piste conçue pour mettre en valeur la beauté du paysage désertique sans perturber son écosystème (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla en Arabie saoudite (Photo, Fournie)
Annabel's AlUla (Photo, Fournie)
Annabel's AlUla (Photo, Fournie)
Annabel's AlUla (Photo, Fournie)
Annabel's AlUla (Photo, Fournie)
L'une des salles à manger privées d'Annabel sur le thème AlUla (Photo, Fournie)
L'une des salles à manger privées d'Annabel sur le thème AlUla (Photo, Fournie)
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Publié le Dimanche 21 mars 2021

Luxe et aventure attendent les visiteurs avec la panoplie de fraicheurs et saveurs proposées par AlUla

  • RCU positionnera AlUla comme une destination patrimoniale et culturelle de premier plan grâce à ses atouts naturels
  • L’une des dernières destinations gastronomiques du site est le célèbre club privé, Annabel’s, qui a ouvert ses portes lors de l’évènement «Hiver à Tantora» et qui revient avec le thème du léopard d’Arabie

DJEDDAH: Depuis la première visite d'Arab News à AlUla en 2017, beaucoup de choses ont changé et continuent d'évoluer rapidement. De nouvelles expériences culinaires ont vu le jour ainsi que des loisirs passionnants pour les amateurs d'aventure. 

L’une des dernières destinations gastronomiques du site patrimonial est le célèbre club privé, Annabel’s, qui a ouvert ses portes lors de l’évènement «Hiver à Tantora» et qui revient avec le thème du léopard d’Arabie. 

Le club entier a été transformé en forêt tropicale pour un évènement de collecte de fonds, l'année dernière, au profit de la forêt tropicale brésilienne. En s’implantant à AlUla, le club a décidé d'apporter un peu de forêt tropicale à Hegra pour transformer le site patrimonial en une oasis, avec une série de salles à manger privées à thème. 

Installé au sein du site du patrimoine mondial de l'UNESCO de Hegra, ce club promet aux clients une expérience mémorable. L'Annabel’s d'AlUla est ouvert pour dîner tous les jours, et offre un menu et des cocktails sans alcool sur mesure inspirés par AlUla. 

L'autre expérience culinaire, Suhail, rassemble différents plats locaux sur une seule table pour ceux qui ont soif d'authenticité. Le restaurant porte le nom de l'étoile brillante à laquelle se fiaient autrefois les Arabes lors de longs voyages. 

« Vous n’aurez pas de grand gratte-ciel. Nous appliquons des règles de construction et de développement strictes. Tout s'intégrera dans l'environnement, à la fois d'un point de vue naturel et esthétique, sans superposer quoi que ce soit qui ne le soit pas. » 

Phillip Jones, directeur du marketing et de la gestion des destinations de RCU 

Suhail est un concept de restauration saoudien haut de gamme alliant tradition et luxe, servant une cuisine traditionnelle maison qui ravive le goût authentique, avec la véritable hospitalité saoudienne dans un environnement inspiré du design moderne. 

Tous les plats ont été sélectionnés par le chef exécutif du restaurant, Rakan Al-Oraifi, connu pour son succès médiatique, dans «Top Chef Middle East» et dans ses propres émissions de cuisine dans la région. Il a été nommé meilleur chef saoudien 2018 par les Saudi Tourism Excellence Awards, meilleur chef saoudien 2019 et ambassadeur de la saison de Riyad 2019 par la Saudi General Entertainment Authority. 

Le troisième restaurant est le Pink Camel, une boulangerie-pâtisserie traditionnelle à l'entrée du Wadi près de l'Oasis. Les clients peuvent y savourer une friandise ou une collation salée, une tasse de café et profiter du paysage au milieu des parfums et des palmiers qui ondulent. 

Pour les férus d'aventure, la Commission royale pour AlUla (RCU) a prévu un florilège d'activités, y compris une tyrolienne, qui atteint une vitesse de plus de 100 km / h sur une vue des montagnes environnantes du Hijaz. 

Les accros d’aventure peuvent également profiter d'une randonnée chargée d’adrénaline et à faible impact. Des buggies emmèneront les participants dans un voyage à travers les crêtes et les dunes sur une piste conçue pour mettre en valeur la beauté du paysage désertique sans perturber son écosystème. Les promenades sont proposées par des guides expérimentés, qui conduisent les visiteurs à travers des canyons étroits, de hautes dunes de sable et les zones difficiles du Wadi Rum. 

Si la gastronomie et les loisirs font partie de la campagne de RCU pour attirer les voyageurs, l’hospitalité et le luxe relèvent également de la mission de la commission. 

Arab News s'est entretenu avec Phillip Jones, directeur du marketing et de la gestion des destinations de RCU, qui nous a fait découvrir le projet de la commission pour positionner AlUla en tant que destination patrimoniale et culturelle de premier plan. 

EN BREF

• L’une des dernières destinations gastronomiques du site patrimonial est le célèbre club privé, Annabel’s, qui a ouvert ses portes lors de l’évènement Hiver à Tantora et qui revient avec le thème du léopard d’Arabie.  

• L'ensemble du club a été transformé en forêt tropicale pour un événement l'année dernière de collecte de fonds au profit de la forêt tropicale brésilienne. En s’implantant à AlUla, le club a décidé d'apporter un peu de forêt tropicale à Hegra pour transformer le site patrimonial en une oasis, avec une série de salles à manger privées à thème. 

• L'autre expérience culinaire, Suhail, rassemble différents plats locaux sur une seule table pour ceux qui ont soif d'authenticité. Le restaurant porte le nom de l'étoile brillante à laquelle se fiaient autrefois les Arabes lors de longs voyages. 

• Le troisième restaurant est le Pink Camel, une boulangerie-pâtisserie traditionnelle à l'entrée du Wadi près de l'Oasis. Les clients peuvent y savourer une friandise ou une collation salée, une tasse de café et profiter du paysage au milieu des parfums et des palmiers qui ondulent. 

Arab News a été l’une des premières à faire l’expérience de la phase zéro du développement de RCU. «Vous allez constater plus de changements dans la région du Wadi. Ce sera notre quartier touristique. Les arts et la culture seront mis en avant à l'automne. C’est quelque chose de nouveau qui sera présenté aux visiteurs, avec des galeries, des expositions et des festivals », déclare Jones dans une interview exclusive avec Arab News. 

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172 nouvelles chambres d'hôtel viendront augmenter le potentiel d'AlUla d'ici août de cette année. Phillip Jones 

Il ajoute : «Ce que nous essayons de faire, c’est de mettre en valeur tous ces incroyables atouts naturels, puis de construire des infrastructures et de les assembler de manière authentique. Cela attirera les visiteurs qui s'intéressent à la culture, au patrimoine, à l'aventure, à l'offre culinaire et aux arts. » Jones précise qu’en vue du développement du tourisme, la commission s'est concentrée au cours des 18 derniers mois sur la mise en place d'un écosystème pour accueillir les visiteurs. «Nous n’avions pas de très bons aéroports, hôtels et restaurants. Nous n'avions pas de vieille ville rénovée et restaurée. " 

Le RCU s'est également concentré sur l’organisation d'aventures pour les touristes, y compris la tyrolienne, la randonnée, le VTT, l'observation des étoiles et l'équitation - tout cela a été mis en place au cours des six derniers mois. 

Pour les férus d’aventure, la Commission royale pour AlUla a mis en place un florilège d'activités, y compris une tyrolienne, qui atteint une vitesse de plus de 100 km / h. 

Les nouveaux hôtels et spas seront les prochains à l'ordre du jour de la commission. « Au cours des trois prochaines années, nous aurons trois complexes Aman très haut de gamme. Nous avons également un Banyan Tree, une marque Sofitel, et Habitas, qui est une marque mexicaine et américaine en cours de construction. » 

Selon Jones, 172 nouvelles chambres d’hôtel viendront augmenter le potentiel d’AlUla d’ici août de cette année. Les hôtels et centres de villégiature comprendront des spas, des restaurants et des piscines extérieures dont les clients pourront profiter en été. 

Bien que les activités d’AlUla se déroulent toute l’année, Jones reconnaît que la haute saison sera d’octobre à avril, et l’été la basse saison. 

«Si vous allez dans le sud de la France, c’est ouvert du printemps à l’automne, et en hiver, c’est fermé. En basse saison, les visiteurs bénéficieront de très bons tarifs », ajoute-t-il. 

« Nous cherchons également à proposer certaines activités d'endurance comme les courses de vélo et les courses d'endurance dans le désert pour encourager d’autres catégories de visiteurs à venir pendant l'été, mais aussi les étudiants et les visites éducatives. » 

Une autre attraction majeure proposée par AlUla est la salle Maraya, qui est utilisée pour des activités et des événements spéciaux pendant l'été. « La bonne nouvelle, c'est qu'elle est magnifiquement climatisée.»

Jones souligne que tout ce qui est construit à AlUla est axé sur le développement durable, ainsi que sur la protection et la préservation de l'environnement naturel. 

« Vous n’aurez pas de grand gratte-ciel. Nous appliquons des règles de construction et de développement strictes. Tout s'intégrera dans l'environnement, à la fois d'un point de vue naturel et esthétique, sans superposer quoi que ce soit qui ne le soit pas. » 

Jones déclare, corroborant la réputation d'Aman pour le luxe, qu'entre 2021 et la fin de 2023, la commission ciblera principalement les voyageurs de luxe premium. 

« Toutefois, nous ne voulons pas que les gens viennent séjourner dans un hôtel de luxe qu’ils trouveront partout ailleurs. Il doit être authentique et réel », conclut-il. « Vous n’aurez pas le sentiment d’être à Londres ou dans l'Arizona - ce sera très local et typique d’AlUla. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com