La GRANDE-MOTTE: Le ministre français de la santé Olivier Véran a souligné mardi que la France et les Européens sont "dans l'attente de grands laboratoires pour disposer d'un vaccin", alors que Le ministère allemand de la Santé a émis des doutes mardi sur "la qualité, l'efficacité et la sécurité" du premier vaccin contre le nouveau coronavirus annoncé par Vladimir Poutine.
"Nous sommes dans une démarche européenne (...) qui travaille avec tous les grands laboratoires pour faire en sorte que nous ayons accès à un vaccin", a-t-il dit lors d'un déplacement dans la station balnéaire de la Grande-Motte, dans le Sud de la France. "Pour l’instant, de ce que j’ai à connaitre des études scientifiques qui sont parues, nous sommes dans l’attente de grands laboratoires et j’espère évidemment que le vaccin arrivera le plus tôt possible. Certains nous parlent d’automne, d’autres nous parlent du premier semestre 2021", a-t-il conclu.
Ambitions russes
Vladimir Poutine a affiché son ambition de mettre en production dès septembre ce qu'il présente comme le "premier" vaccin contre le coronavirus, baptisé "Spoutnik V", mais pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette affirmation doit encore être vérifiée indépendamment et scientifiquement.
"Je n’ai pas à donner ma confiance à ce vaccin russe", s'est borné à dire le ministre français. L’ensemble des pays européens, sous l’égide de la commission européenne, travaillent avec tous les laboratoires pour que dès qu’un laboratoire aura un vaccin qui aura fait ses preuves, nous puissions immédiatement en faire bénéficier non seulement la population française, mais aussi la population européenne, ainsi que les pays n'ayant "pas forcément accès au marché des vaccins", a déclaré M. Véran.