Washington affirme ne pas vouloir de «rupture des relations» avec Riyad

Le roi Salman et le président américain Joe Biden ont récemment discuté du renforcement du partenariat entre leurs pays lors d'un appel téléphonique. (Photo, Reuters / Archives)
Le roi Salman et le président américain Joe Biden ont récemment discuté du renforcement du partenariat entre leurs pays lors d'un appel téléphonique. (Photo, Reuters / Archives)
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Publié le Samedi 27 février 2021

Washington affirme ne pas vouloir de «rupture des relations» avec Riyad

  • Un haut responsable américain affirme à Politico que Washington partage avec Riyad des «intérêts importants»
  • Les Saoudiens montrent un large soutien pour le prince héritier Mohamed Ben Salman et décrivent le rapport de la CIA comme spéculatif

RIYAD: Le président américain Joe Biden et son administration cherchent peut-être un recalibrage de leurs relations avec l'Arabie saoudite, mais insistent sur le fait qu’il ne faut pas rompre les relations avec le Royaume, a déclaré un haut responsable américain.

S'adressant à Politico, le responsable a déclaré qu'il y avait des « intérêts importants » que Washington partageaient avec Riyad. L'administration Biden considère le Royaume comme un partenaire important au Moyen-Orient et a promis de continuer à soutenir le pays pendant qu'il se défend contre les attaques attribuées à Téhéran.

Les déclarations du responsable sont intervenus après la publication d'un rapport confidentiel de la CIA sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, un chroniqueur du Washington Post, qui a été tué à Istanbul en 2018.

Malgré l’hyper médiatisation qui a précédé la publication du rapport, de nombreux observateurs l'ont décrit comme trop analytique et qui manquent de preuves.

Il n’y a « aucune preuve tangible », a souligné le rédacteur diplomatique international de CNN, Nic Robertson.

Le journaliste et commentateur israélien Barak Ravid a écrit sur Twitter: « Le rapport des services de renseignement américains sur Khashoggi, qui est une analyse à 100% et à 0% d'informations, soulève de réelles inquiétudes quant à la qualité de l'accès des agences de renseignement américaines en Arabie saoudite ».

Pendant ce temps-là, dans le Royaume, les Saoudiens se sont rendus sur les réseaux sociaux pour montrer leur soutien au prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a subi une intervention chirurgicale réussie mercredi matin pour traiter l'appendicite.

Le journaliste saoudien Abdulrahman Al-Rashed a tweeté qu'il n'y avait rien de nouveau dans le rapport déclassifié de la CIA. Il a décrit ceux qui pariaient sur Biden pour nuire à la relation avec l'Arabie saoudite comme ceux qui « ignorent totalement comment le monde fonctionne ».

Le chroniqueur saoudien Salman Al-Dossari a tweeté que l'administration Biden devrait être félicitée pour avoir publié le rapport de la CIA car les conclusions soutiennent entièrement les décisions des tribunaux saoudiens.

En septembre dernier, le parquet du royaume a annoncé les condamnations définitives des huit individus reconnus coupables du meurtre de Khashoggi.

Cinq d'entre eux ont été condamnés à 20 ans de prison pour leur implication dans le meurtre. Un autre a été condamné à 10 ans tandis que deux autres ont été condamnés à sept ans. Commentant le verdict, la famille Khashoggi a qualifié le jugement de « juste et dissuasif ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.


Le roi Abdallah en Allemagne: pour une fin de la guerre israélienne à Gaza

Le roi Abdallah II de Jordanie participe à une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand à la chancellerie de Berlin, le 3 avril 2025. (AFP)
Le roi Abdallah II de Jordanie participe à une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand à la chancellerie de Berlin, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le roi Abdallah de Jordanie a exhorté la communauté internationale à mettre fin à la tragédie à Gaza
  • Il a remercié l'Allemagne pour son soutien à la réponse humanitaire dans le territoire côtier palestinien

LONDRES: Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé à la fin de la guerre israélienne dans la bande de Gaza et a exhorté à un retour à un accord de cessez-le-feu lors d'une conférence de presse jeudi avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin.

Il a déclaré que «la guerre israélienne contre Gaza doit cesser, le cessez-le-feu doit être rétabli et les efforts de réponse humanitaire doivent reprendre», a rapporté l'agence Petra.

La Jordanie envoie de l'aide pour améliorer la situation humanitaire à Gaza, a-t-il ajouté, exhortant la communauté internationale à mettre fin à cette tragédie.

Il a remercié l'Allemagne pour son soutien à la réponse humanitaire dans le territoire côtier palestinien, où plus de 50 000 personnes ont été tuées depuis la fin de l'année 2023 lors de la campagne militaire israélienne.

Il a également mis en garde contre les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie occupée, qui ont entraîné la destruction massive de villes et de camps de réfugiés, déplaçant des milliers de familles palestiniennes. Le dirigeant jordanien a souligné l'escalade des attaques contre les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, ce qui accroît les tensions dans la région et sape les efforts de paix.

Le roi Abdallah a déclaré qu'une solution à deux États était essentielle pour garantir la paix et la sécurité des Palestiniens et des Israéliens, ainsi que de l'ensemble de la région, a ajouté Petra.

Des négociations sérieuses

M. Scholz a appelé à un retour à des négociations «sérieuses» pour mettre fin au conflit à Gaza, alors qu'Israël poursuit son assaut contre le Hamas dans le territoire.

«Ce qu'il faut maintenant, c'est un retour au cessez-le-feu et la libération de tous les otages», a déclaré M. Scholz, appelant à un retour à des «négociations sérieuses dans le but de convenir d'un ordre d'après-guerre pour Gaza qui protège la sécurité d'Israël».

S'exprimant aux côtés du roi Abdallah II à Berlin, M. Scholz a également appelé à une augmentation de l'aide humanitaire à Gaza.

«Aucune aide humanitaire n'est parvenue à Gaza depuis un mois, a-t-il déclaré. Cela ne peut et ne doit pas durer.»

Il a ajouté qu'«une paix durable qui stabilise la situation en Cisjordanie et à Gaza ne peut être obtenue que par une solution politique».

Israël a repris ses bombardements intensifs sur Gaza le 18 mars avant de lancer une nouvelle offensive terrestre, mettant fin à un cessez-le-feu de près de deux mois.

Selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, au moins 1 066 personnes ont été tuées à Gaza depuis qu'Israël y a repris ses opérations militaires.

(Avec AFP)