L’Arabie saoudite «rejette complètement» le rapport US sur le meurtre de Khashoggi

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré qu'il avait suivi le rapport soumis au Congrès concernant le meurtre odieux du citoyen saoudien Jamal Khashoggi. (Le ministère saoudien des Affaires étrangères)
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré qu'il avait suivi le rapport soumis au Congrès concernant le meurtre odieux du citoyen saoudien Jamal Khashoggi. (Le ministère saoudien des Affaires étrangères)
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Publié le Samedi 27 février 2021

L’Arabie saoudite «rejette complètement» le rapport US sur le meurtre de Khashoggi

  • Le ministère des Affaires étrangères du Royaume affirme avoir suivi le rapport soumis au Congrès US concernant «le meurtre odieux du citoyen saoudien»
  • Le ministère rappelle que les autorités du Royaume ont pris toutes les mesures possibles pour condamner les coupables, et que «ces condamnations avaient été bien accueillies par la famille du défunt»

DJEDDAH: L'Arabie saoudite a rejeté vendredi les conclusions d'un rapport du Congrès américain sur le meurtre de Jamal Khashoggi.

Le journaliste saoudien a été assassiné le 2 octobre 2018 au consulat du Royaume à Istanbul. Khashoggi s’était rendu au consulat pour remplir des papiers relatifs à son divorce.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu'il suivait le rapport soumis au Congrès américain «concernant le meurtre odieux du citoyen saoudien Jamal Khashoggi» et «constate que le gouvernement du Royaume rejette totalement l'évaluation négative, fausse et inacceptable dans le rapport concernant les leaders du Royaume, et se rend compte que le rapport contenait des informations et des résultats tout à fait inexacts».

Avant d’ajouter: «Le ministère réitère ce qui avait été précédemment annoncé par les autorités compétentes du Royaume: il s’agit d’un crime odieux et d’une violation flagrante des lois et des valeurs du Royaume. Ce crime a été commis par un groupe d'individus qui ont violé toutes les réglementations et les autorités compétentes des agences où ils étaient employés.»

Le ministère a en outre indiqué que les autorités du Royaume «ont pris toutes les mesures possibles au sein de notre système juridique pour garantir que ces personnes fassent l'objet d'enquêtes appropriées et que justice soit rendue. Il a souligné qu'ils avaient été reconnus coupables et condamnés par des tribunaux saoudiens et que «ces condamnations avaient été bien accueillies par la famille de Jamal Khashoggi».

La déclaration poursuit: «Il est vraiment regrettable que ce rapport, avec ses conclusions injustifiées et inexactes, soit publié bien que le Royaume ait clairement dénoncé ce crime odieux, et que les leaders du Royaume aient pris toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu'une telle tragédie ne se reproduise plus.»

«Le Royaume rejette toute mesure qui porte atteinte à ses gouvernants, à sa souveraineté et à l'indépendance de son système judiciaire.»

Le ministère a aussi réaffirmé que la relation entre le Royaume et les États-Unis est celle d’un «partenariat solide et durable».

Le ministère a ajouté: «Ce partenariat a prospéré pendant près de huit décennies sur la base du respect mutuel au sein duquel les institutions des deux pays ont travaillé avec diligence afin d’approfondir ces liens dans tous les aspects, grâce à une coopération et des consultations accrues dans le but de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde entier.»

«Nous sommes impatients de maintenir les fondations durables qui ont façonné le partenariat stratégique et durable entre le Royaume et les États-Unis.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.