Cible de trois attaques en une semaine en Irak, Washington reste de marbre

Les forces irakiennes fouillent la zone de Tarmiyah, à 35 kilomètres (20 miles) au nord de Bagdad le 20 février 2021, à la suite d'affrontements avec des combattants de Daech (Photo, AFP).
Les forces irakiennes fouillent la zone de Tarmiyah, à 35 kilomètres (20 miles) au nord de Bagdad le 20 février 2021, à la suite d'affrontements avec des combattants de Daech (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 février 2021

Cible de trois attaques en une semaine en Irak, Washington reste de marbre

  • L’Iran est largement soupçonné d'être derrière les attaques
  • Les tensions en Irak se sont intensifiées depuis que Trump a ordonné l’assassinat de Soleimani

CHICAGO: Une semaine après qu’une attaque à la roquette ait blessé cinq Américains et tué un entrepreneur étranger engagé par les États-Unis sur une base militaire près de l'aéroport international d'Erbil, dans le nord de l'Irak, Washington semble encore étudier sa réponse à l'escalade de la violence.

Entre-temps, deux attaques supplémentaires contre des cibles liées aux États-Unis ont eu lieu dans le pays: au moins quatre missiles ont touché la base aérienne de Balad, au nord de Bagdad le 20 février, faisant un blessé. Lundi, deux roquettes ont atterri dans la zone verte près de l’ambassade américaine à Bagdad, sans faire de blessés.

L’Iran est largement soupçonné de se tenir derrière les attaques, mais l'administration Biden hésite jusqu’à présent à le pointer du doigt, déclarant après l'attaque du 15 février à Erbil qu'elle «examine» l’identité des auteurs, et qu’elle répondra «en temps et en lieu opportuns». Le secrétaire d’État Antony Blinken, qui s’exprimait sur le comportement régional déstabilisateur de l’Iran dans la région, a assuré lundi que le président Joe Biden n’a pas renoncé à faire pression sur l’Iran au sujet de la question des armes nucléaires.

«L'Iran n’a pas suspendu ses activités, au contraire, il intervient dans la région à travers diverses comportements déstabilisateurs, dont des attaques contre nos propres forces en Irak et ailleurs, ainsi que contre nos partenaires», a répondu Blinken, quand on lui a demandé si les États-Unis ont cédé du terrain à Téhéran en acceptant d'entamer des négociations pour un retour au Plan d'action global conjoint (JCPOA) de 2015, connu sous le nom d'accord nucléaire iranien. Le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord en 2018.

«Au lieu de s’améliorer, le problème empire. Et le président Biden est fermement convaincu qu'une diplomatie solide et fondée sur des principes est le meilleur moyen de tenter d’aborder ces questions, de contenir le problème nucléaire, et de rester ferme face à l'Iran dans d'autres dossiers». Jen Psaki, la porte-parole de la Maison-Blanche, avait auparavant réitéré que la priorité reste d'empêcher le régime iranien d'obtenir une arme nucléaire.

«Nous ne prévoyons pas de prendre des mesures supplémentaires, tel qu’un snapback ou une annulation préalable des sanctions», a-t-elle déclaré. «Nous voulons tenir une conversation à propos de l’avenir. Et oui, quand que nous nous tournons vers l’avenir, nous souhaitons discuter de son rôle dans la région, de son utilisation des missiles balistiques, et c’est certainement l’objectif de cette administration».

La semaine dernière, Blinken s’est joint à ses homologues Jean-Yves Le Drian de France, Heiko Maas de l’Allemagne, Luigi Di Maio de l’Italie, et Dominic Raab de Grande-Bretagne, pour lancer un avertissement commun au sujet des attaques.

«Nous, les ministres des Affaires étrangères de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis d'Amérique, condamnons vigoureusement l'attaque à la roquette du 15 février qui a ciblé la région du Kurdistan irakien», ont-ils déclaré.

«Nous offrons nos condoléances aux victimes, à leurs familles et au peuple irakien. Nos gouvernements soutiendront conjointement l’enquête du gouvernement irakien sur l’attaque dans le but de demander des comptes aux responsables. Nous sommes unis dans notre opinion que les attaques contre le personnel et les installations des États-Unis et de la coalition ne peuvent être tolérées».

Les récentes attaques et les militants n’ont pas été revendiquées, et les responsables ont été identifiés simplement comme des «groupes armés irakiens».

Cependant, de nombreux analystes et groupes dissidents iraniens estiment que le blâme retombe clairement sur Téhéran.

«Il ne fait aucun doute que le régime iranien soit à l'origine de la récente vague d'attaques à la roquette contre les bases militaires américaines et l'ambassade à Bagdad», affirme Ali Safavi, responsable de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne basé à Paris. «Il a changé les noms de ses milices terroristes satellites par crainte de représailles sévères. Ces attaques ne sont qu’une tentative de Téhéran d'augmenter les enjeux des négociations nucléaires, puisque la balle est dans son camp. La raison est que les Européens et les États-Unis imposent comme condition, avant toute nouvelle négociation sur l'accord nucléaire iranien, que le régime mette fin à ses violations et respecte les termes du JCPOA à la lettre. La communauté internationale ne devrait pas avoir froid aux yeux. Elle devrait adopter une approche ferme car les religieux au pouvoir ne comprennent que le langage de la fermeté et de l’autorité. Toute concession sera interprétée comme une faiblesse, et ne fera qu’encourager le régime».

Les tensions en Irak se sont intensifiées en janvier de l’année dernière lorsque Trump a ordonné l’assassinat de Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, une unité du Corps des gardiens de la révolution islamique. Il était considéré comme la deuxième personne la plus puissante de l’Iran après le guide suprême Ali Khamenei.

Les responsables iraniens ont juré de tirer «une vengeance sévère». La situation dans le nord de l'Irak reste compliquée par les relations difficiles entre les États-Unis et le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a critiqué la protection de Washington des forces kurdes. Erbil est la capitale de la région du Kurdistan irakien. Peu de temps avant les frappes du 15 février, des militants kurdes ont exécuté 13 otages turcs, dont des soldats et des policiers. Ankara soutient que le renforcement de ces forces dans le nord de l'Irak représente une menace pour sa sécurité.

Blinken avait déclaré avoir appelé le premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi le 16 février pour le rassurer au sujet de l’engagement de Washington à la sécurité de l'Irak, et pour exprimer son «indignation» face à l'attaque d'Erbil. Il s'est aussi entretenu avec Masrour Barzani, premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan. Le secrétaire a ajouté qu'il a encouragé al-Kazimi à continuer de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement régional pour lutter contre l'extrémisme violent.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans une rare visite en Egypte, Xi appelle à combattre «les ingérences» au Moyen-Orient

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
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  • Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées
  • La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran

LE CAIRE: Le président chinois Xi Jinping, à l'occasion de sa première visite en Egypte en dix ans, a mis en garde mercredi contre les "ingérences extérieures" au Moyen-Orient, au moment où la région s'enfonce de nouveau dans la guerre.

Le conflit était au coeur des discussions au palais d'Al-Ittihadiya au Caire, Xi et son homogue égyptien Abdel Fattah al-Sissi appelant à des "solutions diplomatiques" pour mettre durablement fin aux hostilités.

"Nous devons défendre le principe selon lequel les peuples du Moyen-Orient sont maîtres de leurs propres affaires, nous opposer aux ingérences extérieures (...)", a déclaré M. Xi, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Il s'est aussi dit prêt à travailler avec les pays de la région pour assurer la sécurité de la navigation, ébranlée par les attaques régulières de navires dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Canal de Suez 

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières.

Les deux pays ont notamment signé un accord lançant la troisième phase de la zone industrielle égypto-chinoise, qui accueille déjà 200 entreprises et représente environ quatre milliards de dollars d'investissements, selon les autorités.

Cette annonce, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, permettra à Pékin de renforcer davantage sa présence dans la zone du canal de Suez, alors que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran menace le commerce maritime mondial.

Une série d'accords supplémentaires ont été signés, sans que les autorités égyptiennes en précisent la teneur.

La venue du président chinois intervient au moment où Washington accroît sa pression sur les partenaires commerciaux de l'Iran.

Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées.

La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran.

Autonomie stratégique 

Dans le cadre de son offensive contre l'Iran lancée avec Israël fin février, Washington a juré le mois dernier d'asphyxier l'économie iranienne, menaçant d'élargir ses sanctions, qui pourraient également frapper des banques chinoises.

La Chine, grand acheteur de pétrole iranien, a de son côté promis de défendre ses intérêts.

A l'approche d'une rencontre annoncée entre Xi Jinping et le président américain Donald Trump plus tard en septembre, Pékin cherche également à renforcer ses liens avec les pays de la région proches de Washington.

Or l'Egypte est l'un des plus gros bénéficiaires de l'aide militaire américaine et un médiateur historique clé au Moyen-Orient.

Selon des analystes, Le Caire compte utiliser cette visite pour mettre en avant son autonomie stratégique, en montrant qu'il peut tirer parti de ses relations étroites avec Washington comme avec Pékin.

Abdel Fattah al-Sissi, dans un texte publié mardi dans les médias égyptiens, a ainsi vanté sa "politique étrangère indépendante". Il a aussi assuré que ces deux membres des Brics étaient des "partenaires" pour "renforcer le rôle du Sud global", dans un monde de plus en plus polarisé.

"Générations d'amitié" 

Xi Jinping doit se rendre plus tard mercredi au Grand Musée égyptien près des pyramides de Gizeh.

A travers la mégapole de plus de 26 millions d'habitants, les grandes avenues ont été décorées de drapeaux chinois et égyptiens, ainsi que de panneaux montrant les deux présidents ou vantant des "générations d'amitié égypto-chinoise coulant comme le Nil".

Les investissements chinois jouent déjà un rôle clé dans les grands projets du président Sissi: ils ont financé le quartier des finances et des affaires, constellé de gratte-ciels, dans la nouvelle capitale administrative située à 50 km à l'est du Caire.

Pékin est un important exportateur vers l'Egypte, avec un excédent commercial atteignant 12 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2026, selon les douanes chinoises.

Les deux pays sont également liés par leur coopération militaire: l'Egypte qui, sous l'administration Sissi, est devenue l'un des plus gros pays acheteurs d'armes au monde, a accueilli en août d'importants exercices conjoints de combat aérien avec l'armée chinoise, mettant en scène le puissant chasseur J-16.


Liban: une frappe israélienne tue un homme dans le sud 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
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  • Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher
  • Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur Nabatiyé

BEYROUTH: Un homme a été tué et un autre blessé mercredi dans une frappe israélienne sur la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a rapporté un média d'Etat, l'armée israélienne affirmant avoir visé des infrastructures du Hezbollah pro-iranien.

Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani.

De son côté, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir "frappé des infrastructures terroristes dans la région de Nabatiyé", affirmant riposter "au lancement par le Hezbollah dans la nuit de deux drones d'attaques" contre ses soldats dans la région de la crête d'Ali Taher.

Les violences entre les deux parties ont baissé d'intensité depuis le mois de juin, à la suite d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran puis de la signature d'un accord cadre entre le Liban et Israël.

Mais 11 personnes avaient été tuées le 15 août dans des frappes israéliennes, les attaques les plus meurtrières depuis, et une femme a trouvé la mort la semaine dernière dans un raid israélien.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

L'accord-cadre signé entre le Liban et Israël prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah est opposé aux négociations entre le Liban et Israël qui doivent en principe tenir une nouvelle session en septembre, dont la date n'a toujours pas été fixée.

Le groupe armé et financé par l'Iran avait déjà entraîné le Liban dans une guerre avec Israël en octobre 2023, en solidarité avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Au total, les deux guerres ont fait 8.920 morts selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé.

 


«Nous ne nous retirerons pas», lance Netanyahu lors d'un déplacement à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
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  • "Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent"
  • Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre.

"Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile, en vigueur depuis octobre 2025.

Lors de cette visite, la première depuis la trêve, M. Netanyahu a réitéré son objectif de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza".

"Gaza ne représentera plus une menace pour Israël. Cet objectif a, dans une large mesure, déjà été atteint. Mais il reste encore du travail à accomplir, et nous l'achèverons", a dit le dirigeant, venu pour la dernière fois en avril 2025.

Ce déplacement intervient en pleine campagne pour les élections législatives en Israël, où la question du devenir de la présence israélienne dans ce territoire palestinien joue un rôle central.

Il se tient aussi au moment où le président américain Donald Trump tente d'arracher un accord pour tourner la page de la guerre déclenchée par Israël à Gaza après les attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste Hamas.

Confronté à un scrutin qui s'annonce très serré, M. Netanyahu a rejeté le mois dernier l'ultime étape du plan de paix. Le Hamas avait lui accepté le texte qui, dans sa version publiée par le "Conseil de paix", lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.

Mais Israël refuse tout retrait militaire tant que le mouvement islamiste palestinien ne serait pas "véritablement" désarmé.

En dépit du cessez-le-feu, l'armée israélienne bombarde quasi quotidiennement le territoire palestinien.

Mardi, Israël a affirmé avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une opération à Gaza.

Les opérations israéliennes y ont fait au moins 1.334 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d'un employé civil sous contrat.