L'Égypte et Israël discutent de l'avenir du champ de gaz naturel du Léviathan

Les ministres ont déclaré qu'ils soutenaient fermement l'infrastructure énergétique de la Méditerranée orientale dans le but de maximiser les ressources et les réserves de gaz naturel de la région (Fichier: Reuters)
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Publié le Lundi 22 février 2021

L'Égypte et Israël discutent de l'avenir du champ de gaz naturel du Léviathan

  • Les ministres égyptien et israélien de l’Énergie ont clairement exprimé leur soutien à une infrastructure énergétique homogène et solide dans l'est de la Méditerranée
  • Il s'agit de la première visite d'un ministre égyptien en Israël depuis cinq ans

LE CAIRE: Le ministre égyptien de l'Énergie, Tarek al-Moulla, et le ministre israélien de l'Énergie, Yuval Steinitz, ont décidé lors d'une réunion de relier le gisement de gaz israélien Léviathan aux unités de liquéfaction de gaz naturel en Égypte via un pipeline maritime, indique le ministère dans un communiqué. 

Après la création d’Eastern Mediterranean Gas Forum (Forum du gaz de la Méditerranée orientale), les deux ministres ont clairement exprimé leur soutien à une infrastructure énergétique homogène et solide dans l'est de la Méditerranée afin de maximiser les ressources et les réserves de gaz naturel de la région, précise le communiqué. 

Ils ont également souligné l'importance de contribuer aux objectifs 2030 de l'ONU et de l'Accord mondial sur le climat afin de réduire les émissions polluantes d'ici à 2050. Ils ont également discuté des moyens d'accroître l'indépendance énergétique palestinienne, notamment par le développement d'un champ marin à Gaza, la création d'une centrale électrique à Jénine et la fourniture directe de gaz naturel aux Palestiniens. 

Il s'agit de la première visite d'un ministre égyptien en Israël depuis cinq ans. M. Al-Moulla a été accueilli par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, au siège du Premier ministre à Jérusalem-Ouest, en présence de Steinitz. 

M. Netanyahou a déclaré que cette réunion représente une formidable opportunité pour parvenir à une coopération régionale entre l'Égypte, Israël et d'autres pays. 

«Nous pensons qu'une nouvelle ère de paix et de prospérité prévaut actuellement grâce aux accords d'Abraham», ajoute le Premier ministre israélien. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Le plan de relance de Biden franchit l'étape décisive du Sénat

Le président américain a salué le vote au Sénat d'un plan dont les Etats-Unis ont «désespérément besoin», selon lui, pour sortir de la crise née de la pandémie de coronavirus (Photo, AFP).
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  • Le plan de relance prévoit des chèques de 1 400 dollars pour des millions d'Américains, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales
  • Le projet de 1 900 milliards de dollars serait le troisième plan d'aides exceptionnelles approuvé par le Congrès pendant la pandémie

WASHINGTON: Après des heures de débats, de négociations frénétiques et un vote marathon sur de nombreux amendements, le Sénat américain a finalement approuvé samedi le plan de 1 900 milliards de dollars voulu par Joe Biden pour relancer la première économie mondiale, frappée par la pandémie.  

Le projet de loi a été adopté grâce aux seules voix des sénateurs démocrates, par 50 votes contre 49.

Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, a indiqué que le texte serait examiné mardi par la chambre basse, avant un dernier vote. Majoritaires, les démocrates devraient l'approuver rapidement pour que Joe Biden puisse le promulguer d'ici le 14 mars, avant la suspension prévue du versement d'allocations chômage.

Le président américain a salué le vote au Sénat d'un plan dont les Etats-Unis ont «désespérément besoin», selon lui, pour sortir de la crise née de la pandémie de coronavirus.

«Nous avons fait un pas de géant» pour venir en aide aux Américains, a dit, depuis la Maison Blanche, le chef de l'Etat, qui avait fait de ce plan de soutien massif l'une de ses promesses de campagne.

«Cette loi va accorder plus d'aides à plus de gens que tout ce que le gouvernement fédéral a fait pendant des décennies», a affirmé le chef des démocrates, Chuck Schumer, juste avant le vote final. 

Le chef de la minorité républicaine, Mitch McConnell, a rétorqué que jamais auparavant le Congrès n'avait dépensé autant d'argent «de façon aussi incohérente ou après un processus aussi peu rigoureux.»  

Chèques de 1 400 dollars

Le plan de relance prévoit notamment des chèques de 1 400 dollars pour des millions d'Américains, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales.

Il comprend aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 milliards pour le dépistage et la recherche, en plus de 14 milliards pour la distribution du vaccin. 

Les débats avaient été paralysés pendant plus de neuf heures vendredi par l'opposition d'un sénateur démocrate conservateur à une nouvelle disposition sur les allocations chômage, pourtant fruit d'un accord soutenu publiquement par la Maison Blanche. 

Ce n'est qu'après un appel de Joe Biden et des concessions que ce sénateur, Joe Manchin, a finalement accordé son soutien à un nouvel amendement, qui prévoit la prolongation d'allocations de 300 dollars par semaine jusqu'à début septembre, au lieu de fin septembre comme prévu initialement. 

Ce compromis souligne l'immense pouvoir d'une poignée de modérés dans ce Sénat sans majorité confortable. Et ne manquera pas de faire grincer chez les progressistes.

Avec leurs 50 sénateurs, contre 50 républicains, les démocrates peuvent compter sur le vote de la vice-présidente Kamala Harris en cas d'égalité à la chambre haute mais ne peuvent se permettre aucune défection. 

Les républicains se sont opposés en bloc au plan de relance qu'ils estiment trop coûteux et mal ciblé. L'un d'eux était absent samedi.

«Le peuple américain soutient fermement ce que nous faisons», a assuré Joe Biden lors d'un point presse. «Et c'est ce message que l'on va retenir, y compris nos amis républicains».

Mini-boom économique

Invoquant le souvenir de la grande crise de 2008, le président martèle qu'il faut voir grand pour propulser résolument l'économie vers la reprise, sans risque de rechute. 

Il avait ainsi tempéré vendredi l'enthousiasme créé par de bons chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.

«A ce rythme, il faudra deux ans pour revenir dans les clous» et retrouver le niveau de février 2020, a averti le président. Quelque 18 millions de personnes touchent toujours une allocation, après avoir perdu leur emploi ou avoir vu leurs revenus plonger.

Les bars et restaurants, qui souffrent particulièrement depuis le début de la crise, sont ceux qui ont le plus embauché le mois dernier, suivis par les activités de loisirs et d'hébergement, les services de santé, la vente au détail et l'industrie manufacturière.

Et les entreprises du pays se mettent surtout en ordre de bataille pour le petit boom économique annoncé.

Dès le printemps, la consommation devrait en effet bondir, portée par les aides publiques distribuées depuis le début de la crise qui, couplées aux dépenses en baisse, ont rempli les comptes en banque des Américains, notamment des plus aisés.

Grâce au plan de relance, «je suis sûre que quand nous sortirons de la pandémie, les Américains seront accueillis par une économie solide», a réagi la secrétaire au Trésor Janet Yellen dans un communiqué samedi.

Le projet de 1 900 milliards de dollars serait le troisième plan d'aides exceptionnelles approuvé par le Congrès pendant la pandémie. 


Covid-19: essais prometteurs pour un médicament par voie orale

Logo du géant pharmaceutique Merck (Photo, AFP)
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  • Le médicament a réduit de façon significative la charge virale chez les patients au bout de cinq jours de traitement, a indiqué l'entreprise
  • La phase 2a du test a été conduite sur 202 patients non hospitalisés, ayant la Covid-19 avec des symptômes

SAN-FRANCISCO: Le géant pharmaceutique Merck et un laboratoire américain ont annoncé des progrès samedi dans la conception d'un médicament administré par voie orale contre la Covid-19: leur antiviral en cours de test a eu des effets positifs dans la réduction de la charge virale. 

« Sachant qu'il y un besoin non satisfait de traitements antiviraux contre le SARS-CoV-2, nous sommes encouragés par ces résultats préliminaires », a déclaré dans un communiqué Wendy Painter, la cheffe des médicaments de Ridgeback Biotherapeutics. 

Merck a interrompu fin janvier son travail sur deux potentiels vaccins contre la Covid-19 mais continue ses recherches sur deux traitements contre la maladie, dont le molnupiravir, développé avec la société américaine Ridgeback Bio.  

Le médicament a réduit de façon significative la charge virale chez les patients au bout de cinq jours de traitement, a indiqué l'entreprise samedi lors d'une réunion avec des spécialistes des maladies infectieuses. 

La phase 2a du test (les essais comptent trois phases avant la possible commercialisation) a été conduite sur 202 patients non hospitalisés, ayant la Covid-19 avec des symptômes. Il n'y a eu aucune alerte en termes de sécurité, et « sur les quatre incidents sérieux rapportés, aucun n'a été considéré en lien avec le médicament étudié », a précisé le laboratoire. 

Des antigrippaux comme l'oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) sont parfois prescrits contre la grippe saisonnière, mais la recherche peine à trouver un antiviral contre la Covid-19. 

Les résultats de cette étude, « à savoir une diminution plus rapide de la charge virale chez des individus ayant le Covid-19 en phase initiale et ayant reçu du molnupiravir, sont prometteurs », a assuré William Fischer, l'un des directeurs de l'étude et professeur de médecine à l'Université de Caroline du Nord. 

« S'ils sont renforcés par des études additionnelles, ils pourraient avoir des conséquences importantes en termes de santé publique, alors que le virus continue de se propager et d'évoluer dans le monde ». 

Merck travaille aussi sur un traitement baptisé MK-711. Les premiers résultats des essais cliniques montrent une réduction de plus de 50% du risque de décès ou d'insuffisance respiratoire chez les patients hospitalisés avec des formes modérées à sévères de la Covid-19, a fait savoir le groupe fin janvier. 


Le fondateur de Twitter met en vente son premier tweet

Le patron de Twitter Jack Dorsey (Photo, AFP)
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  • «Je crée mon compte Twttr», avait tweeté le fondateur de la plateforme le 21 mars 2006
  • Un clip de dix secondes montrant une action spectaculaire de LeBron James, s'est vendu pour 208 000 dollars sur Top Shot fin février

SAN FRANCISCO: Le patron de Twitter Jack Dorsey a mis en vente son tout premier tweet vendredi et l'offre la plus haute était de 2 millions de dollars samedi, signe de l'appétit pour ces nouvelles pièces de collection, des objets virtuels authentifiés sur la blockchain.  

« Je crée mon compte Twttr », avait tweeté le fondateur de la plateforme le 21 mars 2006. Vendredi, il a tweeté un lien vers le site « Valuables », où les amateurs peuvent faire une offre.  

L'offre la plus haute samedi - 2 millions de dollars - venait de Justin Sun, le fondateur de TRON, une plateforme de blockchain, technologie de base des cryptomonnaies, et patron de la plateforme de streaming BitTorrent.  

« Le créateur d'un tweet décide s'il voudrait l'émettre sur la blockchain pour créer une version unique authentifiée », explique le site de ventes aux enchères de tweets.  

Acheter un tweet signifie acquérir « un certificat numérique du tweet, unique parce qu'il a été signé et vérifié par le créateur », précise la société sur sa page de questions-réponses - comme un autographe.  

Le tweet lui-même reste visible de tous, tant que Jack Dorsey ou Twitter le laissent en ligne.  

Tout comme les séquences vidéo de matches de basket restent visibles gratuitement sur internet, même après avoir été cédées sous forme de « NFT » (« non-fungible token »), ou jeton non fongible: un objet virtuel à l'identité, l'authenticité et la traçabilité en théorie incontestables et inviolables, grâce à la blockchain.  

Un clip de dix secondes montrant une action spectaculaire de LeBron James, star de la ligue nord-américaine de basket NBA, s'est vendu pour 208 000 dollars sur Top Shot fin février.  

Lancée début octobre par la société Dapper Labs, en partenariat avec la NBA, Top Shot permet d'acheter et de vendre ces extraits vidéos, appelés « moments », à des prix variables selon leur rareté.  

Depuis le début de l'année, Top Shot a généré plus de 200 millions de dollars de transactions, d'après une porte-parole de Dapper Labs.  

En 2019, Justin Sun avait mis sur la table 4,6 millions de dollars pour déjeuner avec l'emblématique milliardaire Warren Buffett, un des pourfendeurs du bitcoin.  

Les « NFT » font fureur chez les collectionneurs depuis quelques mois, au point que la maison Christie's a mis aux enchères, fin février, pour la première fois, une oeuvre entièrement digitale vendue grâce à cette technologie.