Gaza: les Etats-Unis veulent que le Conseil de sécurité soutienne le plan de trêve

Les Etats-Unis ont annoncé lundi un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour soutenir l'accord de cessez-le-feu à Gaza présenté par le président Joe Biden et appeler le Hamas à l'accepter. (AFP).
Les Etats-Unis ont annoncé lundi un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour soutenir l'accord de cessez-le-feu à Gaza présenté par le président Joe Biden et appeler le Hamas à l'accepter. (AFP).
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Publié le Mardi 04 juin 2024

Gaza: les Etats-Unis veulent que le Conseil de sécurité soutienne le plan de trêve

  • Le projet de texte vu par l'AFP "salue l'accord annoncé le 31 mai et appelle le Hamas à l'accepter totalement et à appliquer ses termes sans délai et sans condition"
  • La semaine dernière, l'Algérie a fait circuler un projet de résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt de l'offensive israélienne à Rafah, mettant en avant l'ordre en ce sens de la Cour internationale de justice

NATIONS-UNIES: Les Etats-Unis ont annoncé lundi un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour soutenir l'accord de cessez-le-feu à Gaza présenté par le président Joe Biden et appeler le Hamas à l'accepter.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis ont fait circuler un nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité soutenant la proposition sur la table pour arrêter les combats à Gaza par l'intermédiaire d'un accord sur un cessez-le-feu et la libération des otages", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, dans un communiqué.

"De nombreux dirigeants et gouvernements, y compris dans la région, ont appuyé ce plan et nous appelons le Conseil de sécurité à se joindre à eux pour appeler à la mise en oeuvre de ce plan sans délai et sans nouvelles conditions", a-t-elle ajouté.

"Le Conseil de sécurité doit insister sur le fait que le Hamas doit accepter ce plan", a-t-elle souligné, estimant que les membres du Conseil sont déjà d'accord avec les grandes lignes de l'accord: libération des otages, cessez-le-feu, augmentation de l'aide humanitaire, reconstruction à long terme de Gaza.

"Les membres du Conseil ne doivent pas laisser passer cette occasion. Nous devons parler d'une seule voix pour soutenir cet accord".

Le projet de texte vu par l'AFP "salue l'accord annoncé le 31 mai et appelle le Hamas à l'accepter totalement et à appliquer ses termes sans délai et sans condition".

Il note que son application "rapide" permettrait "un cessez-le-feu, le retrait des forces israéliennes des zones peuplées de Gaza, la libération des otages, une augmentation de l'aide humanitaire, le rétablissement des services de base et le retour des civils palestiniens dans le nord de Gaza".

Il soutient également la solution à deux Etats et souligne "l'importance d'unifier la bande de Gaza avec la Cisjordanie sous l'égide de l'Autorité palestinienne".

Aucun vote programmé 

Le président américain a présenté vendredi ce qu'il a qualifié de plan israélien en trois phases destiné à mettre un terme à la guerre, à obtenir la libération de tous les otages et à reconstruire le territoire palestinien ravagé.

Les services du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont cependant réagi en déclarant qu'Israël était déterminé à poursuivre la guerre jusqu'à l'élimination du Hamas. Mais lundi, la Maison Blanche et Joe Biden ont indiqué que l'adoption du plan ne dépendait plus que du Hamas.

La semaine dernière, l'Algérie a fait circuler un projet de résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt de l'offensive israélienne à Rafah, mettant en avant l'ordre en ce sens de la Cour internationale de justice.

Les Etats-Unis avaient alors estimé qu'un tel texte "n'aiderait pas", privilégiant toujours les négociations sur le terrain pour parvenir à une trêve.

Aucun vote n'est programmé à ce stade sur aucun des deux projets de résolution.

Depuis l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre contre Israël et les représailles israéliennes à Gaza, le Conseil de sécurité peine à parler d'une seule voix.

Après deux résolutions principalement centrées sur l'aide humanitaire, il avait finalement exigé fin mars un "cessez-le-feu immédiat" pour la durée du ramadan; un appel précédemment bloqué plusieurs fois par les Etats-Unis, qui s'étaient cette fois abstenus.


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com