Washington oppose son veto à la candidature de la Palestine pour une adhésion complète à l'ONU

Washington oppose son veto à la candidature de la Palestine pour une adhésion complète à l'ONU
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Publié le Samedi 20 avril 2024

Washington oppose son veto à la candidature de la Palestine pour une adhésion complète à l'ONU

  • Douze membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution, tandis que le Royaume-Uni et la Suisse se sont abstenus
  • Le représentant du président palestinien Mahmoud Abbas a exprimé devant le Conseil le désir de son peuple de vivre dans la liberté, la sécurité et la paix, «dans un État indépendant»

NEW YORK: Les États-Unis ont mis jeudi leur veto à un projet de résolution élaboré par l'Algérie qui vise à accorder à l'État de Palestine le statut de membre à part entière de l'ONU, bloquant ainsi efficacement la reconnaissance de la Palestine en tant qu'État par le Conseil de sécurité.

Douze membres sur les quinze que compte le conseil ont voté en faveur de la résolution, le Royaume-Uni et la Suisse s'étant abstenus et les États-Unis ayant voté contre. Pour être adoptée, une résolution du conseil doit disposer d’au moins neuf votes favorables et ne recueillir aucun recours au droit de veto des cinq membres permanents du Conseil, à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine.

Un porte-parole du département d'État américain a déclaré jeudi: «Des actions prématurées à New York, même avec les meilleures intentions du monde, ne permettront pas au peuple palestinien d'accéder au statut d'État.»

«Il existe des questions en suspens sur la capacité du candidat à remplir les critères pour être considéré comme un État. Nous exhortons depuis longtemps l'Autorité palestinienne à entreprendre les réformes nécessaires pour acquérir les critères requis pour la création d'un État.»

«Le Hamas, qui est une organisation terroriste exerçant actuellement son pouvoir et son influence à Gaza, serait partie intégrante de l'État envisagé dans cette résolution. C'est la raison pour laquelle les États-Unis voteront contre cette proposition de résolution du Conseil de sécurité.»

Robert Wood, le représentant adjoint des États-Unis à l'ONU, a également souligné que, en vertu de la législation de son pays, une reconnaissance totale par l'ONU d'un État palestinien entraînerait «l'arrêt du financement de l'ONU, ce qui lie les Américains à leur législation nationale».

Avant une précédente réunion du Conseil de sécurité au cours de ce mois, M. Wood a réaffirmé la position de longue date de Washington selon laquelle l'adhésion pleine et entière des Palestiniens aux Nations unies «est une décision qui devrait être négociée entre Israël et les Palestiniens». Il a poursuivi en ces termes: «Ces derniers doivent parvenir à un accord et c'est ainsi que l'adhésion pleine et entière devrait se concrétiser.»

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a présenté une demande d'adhésion à l'ONU en 2011. Elle n'a pas été examinée par le Conseil de sécurité, mais, l'année suivante, l'Assemblée générale a accordé à l'«État de Palestine» le statut plus retreint d'État observateur non membre.

Le texte concis du projet de résolution proposé par l'Algérie respectait le format habituel des résolutions du Conseil de sécurité. Il préconisait que le ce dernier, après avoir examiné la demande d'adhésion de l'État de Palestine à l'ONU, recommande à l'Assemblée générale d'admettre l'État de Palestine en tant que membre à part entière.

Le vote de jeudi est intervenu après une longue journée de débats de haut niveau dans la salle du Conseil. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a ouvert la réunion en avertissant que le Moyen-Orient était «au bord du précipice» et en appelant à «la plus grande retenue».

Il a ajouté qu'il était «grand temps de mettre fin au cycle sanglant des représailles» et «d'arrêter».

Il a réaffirmé sa condamnation de l'attaque de l'Iran contre Israël cette semaine et de celle de ce dernier contre le consulat iranien à Damas au cours de ce mois.

«À Gaza, sept mois d'opérations militaires israéliennes ont engendré un véritable enfer humanitaire», a souligné Antonio Guterres.

«Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Deux millions de Palestiniens ont été confrontés à la mort, à la destruction et au refus d'une aide humanitaire vitale. Ils risquent désormais de succomber à la famine.»

«Une opération israélienne à Rafah aggraverait cette catastrophe humanitaire», a-t-il prévenu, faisant référence aux menaces des autorités israéliennes d'une offensive terrestre dans cette ville du sud de Gaza devenue le dernier refuge de plus d'un million de Palestiniens déplacés par les combats dans d'autres parties du territoire.

La fin des hostilités à Gaza contribuerait de manière significative à désamorcer les tensions croissantes dans la région, a ajouté Antonio Guterres, qui a réitéré ses appels à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et à la libération de tous les otages détenus dans le territoire.

Ziad Abu-Amr, le représentant du président palestinien, a déclaré que son peuple aspirait à exercer son droit à l'autodétermination et à vivre dans la liberté, la sécurité et la paix «dans un État indépendant semblable aux autres pays du monde».

S'adressant directement aux États-Unis, il a ajouté: «À ceux qui soutiennent que la reconnaissance de l'État palestinien devrait résulter des négociations plutôt que d’une résolution des Nations unies, nous posons à nouveau la question: comment l'État d'Israël a-t-il été créé? Comment a-t-il été reconnu? N'est-ce pas par le biais d'une résolution des Nations unies, à savoir la résolution 181?»

«Il est grand temps pour le Conseil de sécurité d’assumer sa responsabilité historique et de rendre justice au peuple palestinien en adoptant une résolution acceptant la Palestine comme membre à part entière des Nations unies.»

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a appelé le Conseil de sécurité à «accepter l'État de Palestine en tant que membre à part entière des Nations unies».

Il a ajouté: «Faites-le pour défendre la justice, pour faire triompher la paix, pour rejeter l'injustice, pour dénoncer le mensonge. Ne laissez pas l'avenir de la région entre les mains des éléments les plus extrémistes du gouvernement israélien.»

Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, a affirmé: «Le minimum que nous sommes tenus de faire, au regard de tous les impératifs moraux, est de répondre à l'aspiration de la Palestine à devenir membre des Nations unies.»

«Nous sommes fermement convaincus que la reconnaissance de la Palestine, sur la base d'un statut équivalent à celui d'Israël, contribuera au règlement à long terme du conflit israélo-palestinien.»

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares Bueno, a déclaré que son pays avait rejoint les 139 autres nations qui ont déjà officiellement reconnu l'État de Palestine et qu'il soutenait son admission à l'ONU.

«L'Espagne reconnaîtra l'État de Palestine parce que le peuple palestinien ne peut être condamné à être un peuple de réfugiés», a-t-il lancé. «Cette démarche est également essentielle pour la paix au Moyen-Orient et bénéfique pour la sécurité d'Israël.»

«L'Espagne reconnaîtra un État palestinien parce que ce peuple a le droit à un avenir empreint d'espoir, tout comme le peuple israélien a le droit à un avenir dans la paix et la sécurité après tant de décennies de souffrance.»

Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, a indiqué aux membres du Conseil que «le moment est venu pour la communauté internationale d'accueillir enfin l'État de Palestine, pleinement souverain et indépendant, en tant que nouveau membre des Nations unies».

L'ambassadeur de Chine aux Nations unies, Fu Cong, a appelé les membres du Conseil à «adopter une attitude responsable à la lumière de l'histoire et à voter en faveur de l'adhésion de la Palestine à la famille des Nations unies en tant que membre à part entière».

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a fait savoir que l'adhésion de la Palestine à l'ONU en tant que membre à part entière était un «droit historique» et que le fait de ne pas l'accorder prolongerait irrémédiablement le conflit israélo-arabe.

La représentante du Royaume-Uni auprès des Nations unies, Barbara Woodward, a souligné que la reconnaissance d'un État palestinien «ne peut pas intervenir ni au début ni à la fin du processus».

Elle a ajouté: «Depuis longtemps, notre position est que nous reconnaîtrons un État palestinien au moment le plus opportun pour le processus de paix. Ce processus débutera par la résolution de la crise immédiate à Gaza».


Feu de végétation en Turquie: au moins onze morts, hécatombe de bétail

Une vue aérienne montre plusieurs dizaines d'animaux morts sur le sol dans le village de Koksalan à la suite d'un incendie de forêt dans la province de Diyarbakir le 21 juin 2024. Un gigantesque incendie de forêt qui a balayé plusieurs villages dans le sud-est de la Turquie, principalement kurde, a tué 11 personnes cette nuit, selon les autorités. Des centaines d'animaux ont également péri dans le brasier qui a parcouru le paysage sec, projetant des flammes dans le ciel nocturne. (Photo de Mahmut Bozarslan AFP)
Une vue aérienne montre plusieurs dizaines d'animaux morts sur le sol dans le village de Koksalan à la suite d'un incendie de forêt dans la province de Diyarbakir le 21 juin 2024. Un gigantesque incendie de forêt qui a balayé plusieurs villages dans le sud-est de la Turquie, principalement kurde, a tué 11 personnes cette nuit, selon les autorités. Des centaines d'animaux ont également péri dans le brasier qui a parcouru le paysage sec, projetant des flammes dans le ciel nocturne. (Photo de Mahmut Bozarslan AFP)
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  • Dans un bilan actualisé en début d'après-midi, le ministre de la Santé Fahrettin Koca a fait état de «onze morts et 78 personnes affectées»
  • Outre le bilan humain, les images de dizaines de chèvres, de moutons et d'ânes carbonisés, gisant dans les herbes brûlées de cette région principalement agricole et dédiée à l'élevage, ont été amplement partagées sur les réseaux sociaux

CINAR, Turquie : Au moins onze personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans un feu de végétation qui s'est propagé sous l'effet des vents à plusieurs villages du sud-est de la Turquie, provoquant également la mort de centaines d'animaux.

Dans un bilan actualisé en début d'après-midi, le ministre de la Santé Fahrettin Koca a fait état de «onze morts et 78 personnes affectées». Parmi elles, cinq ont dû être placées en soins intensifs, a-t-il précisé.

M. Koca avait précédemment annoncé «44 blessés, dont dix grièvement», dans cette zone rurale située entre les villes de Diyarbakir et de Mardin, proche de la frontière syrienne.

Outre le bilan humain, les images de dizaines de chèvres, de moutons et d'ânes carbonisés, gisant dans les herbes brûlées de cette région principalement agricole et dédiée à l'élevage, ont été amplement partagées sur les réseaux sociaux.

Les villageois de Köksalan, l'une des localités les plus affectées, ont rapporté à l'AFP avoir perdu la moitié de leurs quelque mille chèvres et moutons et s'employaient vendredi à collecter les carcasses de leurs bêtes.

Pour les animaux rescapés qui tenaient encore debout à grand peine, la robe brûlée dans les champs noirs calcinés, la peau parfois à vif, des appels aux vétérinaires volontaires ont été lancés.

«Mes frères vétérinaires, veuillez vous rendre dans la zone incendiée» lançait ainsi Seracettin Bedirhanoğlu, responsable provincial du principal parti d'opposition CHP de la région voisine de Van, sous des «images insupportables» d'animaux gravement blessés.

Selon le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, le feu a éclaté tard jeudi à cause d'un brûlage de chaumes dans une zone située à une trentaine de kilomètres au sud de Diyarbakir, où le thermomètre grimpe au-delà des 40 degrés en journée.

Les flammes se sont rapidement propagées sous l'effet du vent, touchant cinq villages.

Le sinistre a été maitrisé dans la nuit mais «les efforts de refroidissement» se poursuivaient vendredi, selon le ministre, par crainte d'une reprise du sinistre.

Des images diffusées dans la nuit sur les réseaux sociaux montraient un gigantesque incendie attisé par le vent et illuminant le ciel rouge, ainsi que de grands nuages de fumée.

Sept équipes d'urgence et trente-cinq ambulances ont été dépêchées sur les lieux, a précisé M. Koca.

Un nouveau foyer s'est déclaré vendredi matin près du village d'Ergani, dans la même région, mais a pu être circonscrit, selon un correspondant de l'AFP.

- Information judiciaire -

Une information judiciaire a été ouverte, a annoncé le ministre turc de la Justice, Yilmaz Tunç.

Dans la nuit, le parti prokurde d'opposition DEM, troisième force au parlement, avait exhorté les autorités à déployer des moyens aériens, comme elles l'ont fait rapidement ces derniers jours après des départs de feux dans l'ouest du pays.

«Jusqu'à présent, l'intervention terrestre a été insuffisante. Les autorités doivent intervenir plus largement et avec des moyens aériens sans perdre de temps», avait appelé le parti dans un communiqué.

Mardi, le trafic maritime avait dû être partiellement suspendu quelques heures dans le très fréquenté détroit des Dardanelles, dans le nord-ouest de la Turquie, en raison d'un feu de forêt.

Là aussi un feu de chaume allumé par un agriculteur avait été à l'origine du sinistre.

L'été 2021 avait été marqué par de violents incendies dans le sud-ouest de la Turquie, notamment dans la zone montagneuse escarpée de la province de Mugla, plantée de résineux. Un incendie avait même menacé une centrale électrique.

La population avait alors découvert, effarée, l'absence d'avions bombardiers d'eau en état de marche.

Près de 13.000 hectares ont été détruits par des incendies en Turquie en 2024, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (Effis).

Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.

L'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroits représentent une combinaison idéale pour le développement des incendies, qui démarrent plus facilement quand la végétation et le sol sont très secs.


UE: les 27 confirment l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (devant à droite) arrive pour une photo de famille avec les chefs d'État et les représentants des pays lors du sommet sur la paix en Ukraine, dans la luxueuse station de Burgenstock, près de Lucerne, le 15 juin 2024. (Photo Ludovic Marin  AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (devant à droite) arrive pour une photo de famille avec les chefs d'État et les représentants des pays lors du sommet sur la paix en Ukraine, dans la luxueuse station de Burgenstock, près de Lucerne, le 15 juin 2024. (Photo Ludovic Marin AFP)
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  • Les Vingt-Sept vont d'abord ouvrir formellement les discussions avec l'Ukraine mardi après-midi, puis avec la Moldavie, selon une source diplomatique
  • L'UE a accordé en juin 2022 à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion, dans un geste hautement symbolique quelques mois après le début de la guerre déclenchée par Moscou, ainsi qu'à la Moldavie voisine

LUXEMBOURG : Les 27 pays de l'Union européenne ont confirmé l'ouverture mardi prochain de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie, a annoncé vendredi la présidence belge du Conseil de l'UE sur le réseau X.

Les ministres des Finances de l'UE, réunis vendredi à Luxembourg, ont adopté le cadre des négociations avec ces deux pays candidats, confirmant un accord de principe de leurs ambassadeurs à Bruxelles trouvé la semaine dernière. Cet accord ouvre la voie à l'ouverture formelle des négociations mardi à Luxembourg, a-t-on précisé de même source.

«Nous attendons avec impatience la semaine prochaine, le 25 juin, lorsque l'Ukraine et l'UE tiendront leur première conférence intergouvernementale, ce qui marquera le début effectif du processus de négociation», a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, saluant la réalisation d'un «rêve européen».

Les négociations d'adhésion entre l'UE et un pays tiers se font dans le cadre d'une conférence intergouvernementale (CIG).

Les Vingt-Sept vont d'abord ouvrir formellement les discussions avec l'Ukraine mardi après-midi, puis avec la Moldavie, selon une source diplomatique.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne avaient ouvert la voie à de telles négociations d'adhésion avec les deux anciennes républiques soviétiques, à la mi-décembre 2023.

Mais la Hongrie freinait jusque-là l'ouverture formelle des négociations avec l'Ukraine, jugeant que les conditions n'étaient pas réunies.

La Commission européenne a quant à elle estimé le 7 juin que l'Ukraine et la Moldavie avaient rempli toutes les conditions préalables à une ouverture de négociations formelles.

L'exécutif européen avait réclamé de Kiev des mesures pour lutter contre la corruption et l'emprise des oligarques. La Commission avait également demandé une meilleure prise en compte des minorités, une mesure réclamée avec insistance par Budapest, en raison de la présence en Ukraine d'une communauté hongroise.

L'UE a accordé en juin 2022 à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion, dans un geste hautement symbolique quelques mois après le début de la guerre déclenchée par Moscou, ainsi qu'à la Moldavie voisine.

L'ouverture de négociations est une étape dans un processus d'adhésion long et ardu. Une éventuelle entrée dans l'UE de l'Ukraine, un pays de plus de 40 millions d'habitants, et une puissance agricole, pose de nombreuses difficultés, à commencer par celle des aides financières.


L'Arménie annonce reconnaître l'Etat de Palestine

L'Arménie soutient une résolution de l'ONU sur un cessez-le-feu immédiat à Gaza et est favorable à une solution à deux États au conflit palestino-israélien. (DOSSIER/AFP)
L'Arménie soutient une résolution de l'ONU sur un cessez-le-feu immédiat à Gaza et est favorable à une solution à deux États au conflit palestino-israélien. (DOSSIER/AFP)
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  • Le pays a annoncé la reconnaissance de l'Etat de Palestine dans le but d'avancer vers la paix au Proche-Orient, insistant sur la «situation critique à Gaza»
  • Fin mai, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont aussi officiellement reconnu l'Etat de Palestine pour le même motif, suscitant la colère des autorités israéliennes

EREVAN: Le ministère arménien des Affaires étrangères a annoncé vendredi la reconnaissance de l'Etat de Palestine dans le but d'avancer vers la paix au Proche-Orient, insistant sur la "situation critique à Gaza".

"Réaffirmant son allégeance au droit international et aux principes d'égalité, de souveraineté et de coexistence pacifique des peuples, la République d'Arménie reconnaît l'Etat de Palestine", a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Erevan désire sincèrement l'avènement d'une paix durable" dans la région, selon le ministère qui rappelle vouloir "l'instauration immédiate d'une trêve" dans la guerre à Gaza.

Hussein al-Sheikh, le secrétaire général du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a rapidement "salué" la décision prise par Erevan.

"C'est une victoire pour le droit, la justice, la légitimité et la lutte de notre peuple palestinien pour la libération et l'indépendance", a-t-il souligné sur le réseau social X.

Fin mai, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont aussi officiellement reconnu l'Etat de Palestine pour le même motif, suscitant la colère des autorités israéliennes.