A l'ONU, Israël et l'Iran s'accusent mutuellement d'être « la » menace pour la paix

sraël et l'Iran se sont mutuellement accusés dimanche à l'ONU d'être la principale menace pour la paix au Moyen-Orient. (AFP).
sraël et l'Iran se sont mutuellement accusés dimanche à l'ONU d'être la principale menace pour la paix au Moyen-Orient. (AFP).
L'attaque de l'Iran contre Israël est intervenue plus de six mois après le début de l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas palestinien, soutenu par l'Iran. (AFP).
L'attaque de l'Iran contre Israël est intervenue plus de six mois après le début de l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas palestinien, soutenu par l'Iran. (AFP).
"Ni la région ni le monde ne peuvent se permettre plus de guerre", a lancé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. (AFP).
"Ni la région ni le monde ne peuvent se permettre plus de guerre", a lancé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. (AFP).
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Publié le Lundi 15 avril 2024

A l'ONU, Israël et l'Iran s'accusent mutuellement d'être « la » menace pour la paix

  • "Le masque est tombé. L'Iran, premier soutien mondial du terrorisme, a exposé son vrai visage de déstabilisateur de la région et du monde", a lancé l'ambassadeur israélien à l'ONU
  • "Nous avons une responsabilité collective en tant que membres du Conseil de sécurité d'assurer que l'Iran respecte les résolutions du Conseil et cesse ses violations de la Charte" de l'ONU, a souligné de son côté l'ambassadeur américain

NATIONS-UNIES: Israël et l'Iran se sont mutuellement accusés dimanche à l'ONU d'être la principale menace pour la paix au Moyen-Orient, appelant chacun le Conseil de sécurité à imposer des sanctions contre leur ennemi juré.

"Le masque est tombé. L'Iran, premier soutien mondial du terrorisme, a exposé son vrai visage de déstabilisateur de la région et du monde", a lancé l'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité convoquée à son initiative après l'attaque sans précédent de Téhéran contre Israël.

"Le masque est tombé, il faut enfiler les gants", a-t-il ajouté, appelant le Conseil de sécurité à "agir".

Il lui a ainsi demandé de désigner comme "organisation terroriste" les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, et d'"imposer toutes les sanctions possibles contre l'Iran avant qu'il ne soit trop tard".

Il a en particulier fait référence au mécanisme du "snapback" qui permet aux membres de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 -- dont les Etats-Unis sont sortis en 2018--, de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran, alors levées en échange de l'engagement iranien à ne pas mener d'activités nucléaires à des fins militaires.

"Nous avons une responsabilité collective en tant que membres du Conseil de sécurité d'assurer que l'Iran respecte les résolutions du Conseil et cesse ses violations de la Charte" de l'ONU, a souligné de son côté l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood.

"Dans les prochains jours, en consultations avec d'autres Etats membres, les Etats-Unis vont examiner des mesures additionnelles pour que l'Iran soit tenu responsable, ici aux Nations unies", a-t-il ajouté.

Selon l'armée israélienne, l'Iran a envoyé dans la nuit de samedi à dimanche "un essaim de 300 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière". Une attaque que les Israéliens affirment avoir largement déjouée.

L'Iran a justifié son attaque baptisée "Promesse honnête" en réponse à la frappe le 1er avril contre son consulat à Damas. Israël n'a ni confirmé ni démenti cette frappe qui coûté la vie à sept membres des Gardiens de la révolution.

« Au bord du précipice »

"Le Conseil de sécurité a failli à son devoir" en ne condamnant pas la frappe du 1er avril, a affirmé l'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani. Et "dans ces conditions, la République islamique d'Iran n'a pas eu d'autre choix que d'exercer son droit à l'autodéfense", a-t-il ajouté, assurant que Téhéran ne voulait pas d'escalade mais répondrait à "toute menace ou agression".

Il s'en est également vivement pris à Israël.

"Il est temps pour le Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités et de faire face à la véritable menace pour la paix et la sécurité internationales", a-t-il lancé. Le Conseil "doit prendre des mesures punitives d'urgence pour forcer ce régime à arrêter le génocide contre la population de Gaza".

L'attaque de l'Iran contre Israël est intervenue plus de six mois après le début de l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas palestinien, soutenu par l'Iran, qui a encore accru les tensions entre les deux pays ennemis.

Israël est depuis la révolution iranienne de 1979 l'ennemi juré de la République islamique, qui appelle à sa destruction. Mais jusqu'à présent, Téhéran s'était gardé d'attaquer frontalement Israël et les deux pays avaient l'habitude de s'affronter par tiers interposés, comme le Hezbollah libanais.

La plupart des membres du Conseil ont appelé dimanche à la "retenue" pour éviter une nouvelle escalade dans la région.

"Ni la région ni le monde ne peuvent se permettre plus de guerre", a lancé de son côté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

"Le Moyen-Orient est au bord du précipice. Les populations de la région font face à un vrai danger de conflit généralisé dévastateur. C'est le moment du désamorçage et de la désescalade", a-t-il insisté. "C'est le moment de montrer une retenue maximale".

"Il est vital d'éviter toute action qui pourrait conduire à des confrontations militaires majeures sur de multiples fronts au Moyen-Orient", a-t-il ajouté, condamnant à la fois l'attaque iranienne contre Israël et la frappe contre le consulat iranien à Damas.


Le ministre saoudien des AE aborde les développements régionaux avec ses homologues omanais et français

Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane. (SPA)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a eu un entretien téléphonique avec le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr ben Hamad Al-Busaidi, jeudi, a rapporté l'agence d'Etat saoudienne SPA.
  • Ils ont discuté des derniers développements de la situation régionale et de leurs implications pour la sécurité et la stabilité de la région

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a eu un entretien téléphonique avec le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al-Busaidi, jeudi, a rapporté l'agence d'Etat saoudienne SPA.

Les deux responsables ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont discuté des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région

Le ministre a également eu un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au cours duquel ils ont discuté des derniers développements de la situation régionale et de leurs implications pour la sécurité et la stabilité de la région.


Le ministre saoudien de la défense annonce un programme de développement de 1,9 million de SR pour le Yémen

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a rencontré mercredi le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi. (SPA)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a rencontré mercredi le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi. (SPA)
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  • Le Prince Khalid ben Salmane déclare que le financement vise à construire un avenir meilleur pour le Yémen et son peuple
  • L'enveloppe comprend la construction d'hôpitaux et d'écoles, la restauration de l'aéroport d'Aden et la construction d'une usine de dessalement

RIYAD: L'Arabie saoudite va investir 1,9 milliard de francs suisses (506 millions de dollars) dans des projets de développement au Yémen, a déclaré mercredi le ministre de la Défense du Royaume, le prince Khalid ben Salmane.

Le soutien comprend 28 projets dans les secteurs de la santé, de l'énergie, de l'éducation et des transports, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le paquet comprend une nouvelle subvention de dérivés du pétrole pour faire fonctionner les centrales électriques à travers le Yémen.

L'annonce a été faite lors d'une réunion avec le chef du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad Al-Alimi, le premier ministre du Yémen, Salem Saleh ben Braik, et le gouverneur d'Aden, Abdulrahman Sheikh Al-Yafai.

Ce financement permettra au programme saoudien de développement et de reconstruction pour le Yémen de travailler avec le gouvernement yéménite et les autorités locales pour soutenir les institutions et les services clés à Aden, Hadramaout, Al-Mahrah, Socotra, Marib, Shabwa, Abyan, Dhale, Lahij et Taiz.

Les projets comprennent la construction d'une usine de dessalement, la restauration de l'aéroport d'Aden - la principale plate-forme aérienne du pays dans le sud -, l'ouverture d'un hôpital sur l'île de Socotra, ainsi que la construction et l'équipement de 30 écoles.

Le prince Khalid a déclaré que ce programme "incarne l'engagement du Royaume à renforcer la sécurité et la stabilité et à contribuer à la construction d'un avenir meilleur pour le Yémen et son peuple".

La réunion a également porté sur les relations entre l'Arabie saoudite et son voisin, sur l'évolution de la situation au Yémen et sur les efforts déployés pour mettre fin à la crise yéménite par le biais d'une solution politique globale.

"Nous avons souligné l'importance de poursuivre les efforts, en ce qui concerne l'avenir de la question du Sud, dans le cadre de la conférence de Riyad, afin de trouver une vision globale pour des solutions justes", a déclaré le prince Khalid.éroports, aux ports et à d'autres installations.


Toute menace contre la sécurité du Royaume est une « ligne rouge », affirme l’envoyé saoudien

Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
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  • Abdulaziz Alwasil déclare devant le Conseil de sécurité de l’ONU que la situation dans le sud du Yémen est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue
  • Les récentes activités militaires dans le sud ont été unilatérales, entraînant une escalade qui nuit aux intérêts du peuple yéménite et sape les efforts visant à résoudre les problèmes du sud, affirme-t-il

​​​​​​NEW YORK : Toute tentative de menacer la sécurité nationale de l’Arabie saoudite constitue une « ligne rouge » et fera l’objet d’une réponse décisive, a déclaré mercredi l’ambassadeur du Royaume auprès des Nations unies devant le Conseil de sécurité.

S’exprimant lors d’une réunion consacrée au Yémen, Abdulaziz Alwasil a estimé que la situation dans le sud du pays est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue.

« Nous soulignons que toute tentative de menacer notre sécurité nationale est une ligne rouge, et nous n’hésiterons pas à prendre les mesures et actions nécessaires pour y faire face et la neutraliser », a-t-il ajouté.

Alwasil a réaffirmé le soutien de l’Arabie saoudite au président yéménite Rashad Al-Alimi, au Conseil présidentiel de direction et au gouvernement yéménite dans leurs efforts pour parvenir à la sécurité, à la stabilité, au développement et à la paix, tout en préservant l’unité nationale.

Il a indiqué que les activités militaires menées par les forces du Conseil de transition du Sud dans le Hadramaout et l’Al-Mahra le 2 décembre 2025 étaient unilatérales, n’avaient pas reçu l’approbation du Conseil présidentiel de direction et n’avaient pas été coordonnées avec la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Ces actions ont entraîné une escalade injustifiée qui a porté atteinte aux intérêts du peuple yéménite, sapé les efforts visant à traiter les problèmes du sud et contredit les objectifs de la coalition, a-t-il ajouté.

Le Royaume, en coordination avec ses partenaires de la coalition, le Conseil présidentiel de direction et le gouvernement yéménite, a pris des mesures pour contenir la situation en envoyant une force militaire chargée de coordonner les dispositions avec le Conseil de transition du Sud à Aden, a-t-il déclaré.

L’objectif était d’assurer le retour des forces du Conseil de transition du Sud à leurs positions précédentes en dehors du Hadramaout et de l’Al-Mahra, ainsi que la remise des camps aux forces gouvernementales légitimes et aux autorités locales, conformément aux procédures convenues, a ajouté Alwasil.

Il a exprimé son regret face aux opérations militaires menées dans le Hadramaout et l’Al-Mahra, à proximité de la frontière sud de l’Arabie saoudite, estimant qu’elles constituaient une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume, ainsi que pour la sécurité du Yémen et la stabilité régionale. De telles actions sont extrêmement dangereuses, a-t-il souligné, et vont à l’encontre des principes fondateurs de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Alwasil a salué l’accord d’échange de prisonniers et de détenus signé à Mascate le 23 décembre, qu’il a qualifié de mesure humanitaire importante pour soulager les souffrances et renforcer la confiance.

Il a félicité le sultanat d’Oman pour avoir accueilli et parrainé les consultations, ainsi que pour son soutien aux négociations, et a salué les efforts de l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, du Comité international de la Croix-Rouge et de tous ceux qui ont contribué au processus.

S’agissant des efforts politiques pour résoudre la crise, Alwasil a déclaré que l’Arabie saoudite accueillait favorablement l’appel du président Al-Alimi à la tenue d’une conférence inclusive à Riyad, réunissant toutes les parties prenantes afin de discuter de solutions justes à la situation dans le sud du Yémen.

Les préparatifs de cette conférence ont commencé, a-t-il précisé, en coopération avec le gouvernement yéménite et des représentants du sud, reflétant les liens étroits entre les deux pays et leur intérêt commun pour la stabilisation du Yémen.

Il a exhorté l’ensemble des acteurs du sud à participer activement et de manière constructive aux discussions afin de parvenir à des solutions globales et équitables répondant aux aspirations légitimes du peuple du sud du Yémen.

Alwasil a enfin appelé toutes les forces et parties prenantes yéménites à coopérer et à intensifier leurs efforts pour parvenir à un règlement politique durable garantissant la sécurité et la stabilité.

Il a qualifié la question du sud de « cause juste aux dimensions sociales et historiques », soulignant que « la seule manière d’y répondre passe par le dialogue menant à une solution politique globale », fondée sur des références approuvées aux niveaux national et international. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com