Pour Salman Rushdie, l'IA peut conquérir le scénario et certains genres littéraires

Rushdie a cependant déclaré que les outils d’écriture génératifs d’IA pourraient constituer une menace pour les rédacteurs plus stéréotypés (Photo, AFP).
Rushdie a cependant déclaré que les outils d’écriture génératifs d’IA pourraient constituer une menace pour les rédacteurs plus stéréotypés (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 mars 2024

Pour Salman Rushdie, l'IA peut conquérir le scénario et certains genres littéraires

  • «Le système se contente d'assimiler d'énormes quantités de texte et d'en donner une nouvelle version»
  • Il a expliqué qu'il l'avait constaté avec un texte écrit par ChatGPT avec la consigne «200 mots dans le style de Salman Rushdie»

PARIS: L'intelligence artificielle générative pourrait conquérir l'écriture de scénarios et de genres littéraires "comme les thrillers et la science-fiction", estime le romancier Salman Rushdie dans un entretien avec la revue littéraire française, NRF, publié jeudi.

"L'ennui, c'est que ces créatures apprennent très vite. Je pense que c'est plus inquiétant pour la littérature de genre, comme les thrillers ou la science-fiction, où ce qui prime n'est pas l'originalité de la voix ou du langage", a affirmé l'écrivain américano-britannique.

"De même pour les scénaristes. Étant donné que Hollywood crée sans cesse de nouvelles versions du même film, l'intelligence artificielle pourrait être employée pour ébaucher des scénarios", a-t-il poursuivi.

Mais pour l'auteur des "Versets sataniques", des écrivains comme lui n'ont pas d'intérêt à se faire aider par l'IA, ni de raison de s'inquiéter de possibles imitations.

Pas d’inquiétudes 

Il a expliqué qu'il l'avait constaté avec un texte écrit par ChatGPT avec la consigne "200 mots dans le style de Salman Rushdie".

"Le résultat était un tissu d'âneries. Aucun lecteur ayant lu une seule de mes pages n'aurait pu penser que j'en étais l'auteur. Plutôt rassurant", a-t-il jugé.

"Le système se contente d'assimiler d'énormes quantités de texte et d'en donner une nouvelle version. On ne peut y trouver aucune originalité. Il semble qu'il soit aussi totalement dépourvu de sens de l'humour. Ce sont là de grandes lacunes", selon Salman Rushdie.

Les éditions Gallimard, qui publient la revue NRF, font paraître le 18 avril "Le Couteau", récit de la tentative d'assassinat dont il a été victime en août 2022 à Chautauqua (nord-est des États-Unis).

Salman Rushdie vit depuis 1989 sous la menace de mort d'une fatwa émise par l'Iran, après la publication de son livre "Les Versets sataniques".

Il a été agressé au couteau en août 2022 lors d'une conférence littéraire à Chautauqua, dans la région de New York, par un Américain d'origine libanaise soupçonné d'être sympathisant de l'Iran chiite. Grièvement blessé, l'écrivain a depuis perdu la vue d'un oeil.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.