La guerre entre le Liban et Israël est-elle inévitable ?

Des volutes de fumée se dégagent à la suite d'une frappe aérienne israélienne à la périphérie du village d'el-Habbariyeh dans le district de Hasbaya, au sud du Liban, à la frontière avec Israël, le 10 mars 2024. (Photo, AFP)
Des volutes de fumée se dégagent à la suite d'une frappe aérienne israélienne à la périphérie du village d'el-Habbariyeh dans le district de Hasbaya, au sud du Liban, à la frontière avec Israël, le 10 mars 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 15 mars 2024

La guerre entre le Liban et Israël est-elle inévitable ?

  • Israël a dissocié ses approches des arènes du Liban et de Gaza, annonçant que le calme à Gaza ne se traduirait pas immédiatement par un calme au Liban
  • Le Hezbollah a lié la cessation des hostilités au Sud-Liban à un cessez-le-feu à Gaza

Le fossé qui sépare les évaluations d'Israël et du Hezbollah concernant l'avenir de la guerre dans la région s'élargit de manière alarmante. Le Hezbollah a lié la cessation des hostilités au Sud-Liban à un cessez-le-feu à Gaza, reflétant l'approche de "l'unité des arènes" adoptée par l'axe iranien et ses milices.

La position d'Israël a évolué dans la direction opposée. Il a dissocié ses approches des arènes du Liban et de Gaza, annonçant que le calme à Gaza ne se traduirait pas immédiatement par un calme au Liban.

Cette divergence met en lumière le test difficile et plus large auquel la théorie de "l'unité des arènes" a été soumise depuis que le conflit à Gaza a éclaté à la suite de l'attaque du Hamas dans la matinée du 7 octobre 2023. Malgré les prétentions populistes spectaculaires de cette théorie, elle se heurte à d'immenses obstacles dans la pratique.

D'une part, la priorité de l'Iran est de réaliser les ambitions géopolitiques du régime ; la Palestine n'est pas un objectif en soi. D'autre part, la complexité des intérêts nationaux des populations de ces "arènes", qui subissent de plein fouet les destructions et le chaos, et enfin la disparité flagrante des capacités des belligérants.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.