Guerre à Gaza: le chef du Hamas au Caire pour discuter une nouvelle trêve

Le chef du Hamas basé au Qatar, Ismaïl Haniyeh, a réitéré plusieurs demandes du groupe, notamment la fin des combats à Gaza. (Photo, AFP)
Le chef du Hamas basé au Qatar, Ismaïl Haniyeh, a réitéré plusieurs demandes du groupe, notamment la fin des combats à Gaza. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 février 2024

Guerre à Gaza: le chef du Hamas au Caire pour discuter une nouvelle trêve

  • Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé mardi au Caire pour discuter d'une nouvelle trêve à Gaza, a indiqué le mouvement islamiste palestinien
  • La délégation va également discuter des «efforts visant à mettre fin à l'agression, à soulager les citoyens et à atteindre les objectifs du peuple palestinien»

LE CAIRE: Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé mardi au Caire pour discuter d'une nouvelle trêve à Gaza, a indiqué le mouvement islamiste palestinien, sur fond de pression internationale pour un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hamas.

Le chef du bureau politique du Hamas, basé au Qatar, "discutera avec des responsables égyptiens de la situation politique et sur le terrain", précise dans un communiqué le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza pilonnée par Israël depuis l'attaque meurtrière sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien le 7 octobre.

La délégation va également discuter des "efforts visant à mettre fin à l'agression, à soulager les citoyens et à atteindre les objectifs du peuple palestinien", selon le communiqué.

Malgré une multitude de réunions avec les négociateurs d'Israël et du Hamas la semaine dernière, les médiateurs égyptiens, qataris et américains n'ont pas progressé dans leurs efforts pour mettre un terme à plus de quatre mois de guerre.

"L'évolution de ces derniers jours n'est pas très prometteuse", a déclaré le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, lors de la conférence de Munich sur la sécurité samedi.

Dans une déclaration faite samedi, M. Haniyeh a renouvelé les exigences du Hamas, même si certaines d'entre elles ont été qualifiées de "délirantes" par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Ces demandes comprennent un cessez-le-feu, un retrait israélien de Gaza, la fin du blocus israélien du territoire palestinien et un abri sûr pour les centaines de milliers de civils palestiniens déplacés par la guerre.

Israël a juré d'anéantir le Hamas en réponse à son attaque sans précédent le 7 octobre sur le sol israélien, qui a causé la mort de 1.160 personnes, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir des données officielles israéliennes. Depuis le début de la guerre, 29.195 personnes ont été tuées à Gaza, principalement des femmes, des adolescents et des enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.