Un haut responsable du Hamas tué par une attaque de drone dans la banlieue sud de Beyrouth

Des personnes se rassemblent près d’un site endommagé à la suite d’une explosion dans la banlieue de Beyrouth, à Dahiyeh, au Liban, le 2 janvier 2024. (Reuters)
Des personnes se rassemblent près d’un site endommagé à la suite d’une explosion dans la banlieue de Beyrouth, à Dahiyeh, au Liban, le 2 janvier 2024. (Reuters)
Des personnes se rassemblent près d’un site endommagé à la suite d’une explosion dans la banlieue de Beyrouth, à Dahiyeh, au Liban, le 2 janvier 2024. (Reuters)
Des personnes se rassemblent près d’un site endommagé à la suite d’une explosion dans la banlieue de Beyrouth, à Dahiyeh, au Liban, le 2 janvier 2024. (Reuters)
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Un haut responsable du Hamas tué par une attaque de drone dans la banlieue sud de Beyrouth

  • Israël est soupçonné d’avoir mené l’attaque de drone qui a fait 6 morts
  • Un responsable américain de la défense a indiqué que l’armée israélienne était responsable de la frappe visant Al-Arouri

BEYROUTH: Saleh al-Arouri, haut responsable du Hamas, figure parmi les six personnes qui ont été tuées mardi soir par une attaque de drone qui aurait été menée par Israël à Dahyé, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Arouri, 57 ans, était membre du bureau politique du groupe militant et l’un des fondateurs de sa branche armée, les Brigades al-Qassam. L’année dernière, les États-Unis ont offert une récompense de 5 millions de dollars (1 dollar = 0,91 euro) pour toute information le concernant.

Une source de sécurité libanaise a déclaré à Arab News que l’attaque de drone avait visé un immeuble de trois étages dans le quartier de Haret Hreik, qui abritait des bureaux du Hamas aux deuxième et troisième étages. «Il n’y a pas de bâtiment construit au-dessus, il était donc facile de le cibler depuis les airs», a expliqué la source.

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Saleh al-Arouri, un haut responsable du Hamas, a été tué après qu’un drone israélien a frappé un bureau du Hamas dans la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)

Un cordon de sécurité a été dressé autour du lieu de l’attentat, tandis que des ambulances se sont précipitées pour transporter les blessés à l’hôpital.

Après l’explosion, les pompiers et le personnel paramédical se sont rassemblés autour du bâtiment, qui présentait un trou béant au troisième étage. Des membres et d’autres morceaux de chair étaient visibles sur le bord de la route.

Un responsable américain de la défense, s’exprimant sous couvert d’anonymat afin de discuter d’opérations sensibles a indiqué que l’armée israélienne était responsable de la frappe visant Al-Arouri et qu’une évaluation était en cours pour déterminer s’il avait été tué, a rapporté le Washington Post.

Le Premier ministre libanais sortant, Najib Mikati, a condamné l’attaque, la qualifiant de «nouveau crime israélien», et a affirmé qu’il s’agissait d’une tentative d’entraîner le Liban dans la guerre de Gaza.

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire, mais Mark Regev, conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou, a déclaré : «Qui que ce soit, il faut être clair: il ne s’agissait pas d’une attaque contre l’État libanais. L’auteur de l’attaque a effectué une frappe chirurgicale contre les dirigeants du Hamas.»

Dahyé, où l’attentat a eu lieu, est un bastion du Hezbollah. Selon l’analyste politique palestinien Hicham Debsi, Arouri «vivait au Liban depuis un certain temps sous la protection du Hezbollah et lançait des opérations conjointes contre Israël depuis Beyrouth».

Sa mort est «un défi pour le Hezbollah et place le parti face à un dilemme», a ajouté M. Debsi. «La sécurité du parti a été violée. Malgré toutes les mesures prises, il n’est plus une forteresse imprenable et Israël peut attaquer qui il veut.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com